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Maroc | Des chiffres choquants sur la traite des êtres humains.. L’exploitation sexuelle est la plus répandue, suivie de la mendicité

Des témoignages poignants sur les réseaux sociaux, des femmes d’origines marocaines établies à l’étranger, ont dénoncé l’exploitation à l’échèle « industrielle » des femmes, mineurs ou adultes, par les réseaux de prostitution. « Ce qui nuit profondément à l’image de la femme marocaine. Plusieurs pays arabes notamment la Jordanie, refusent systématiquement les marocaines âgées entre 18 et 35 ans de rentrer seules sur leurs territoires. Elle ont expliqué cela par le fait que les autorités de ces pays les soupçonnent d’être venues pour se prostituer.
MF

Par | Racheed Ghezali


Dans un rapport conçu par le Comité national de coordination des actions de lutte contre la traite des êtres humains , l’exploitation sexuelle arrive en tête de liste des formes les plus répandues d’exploitation dans le cadre de la traite des êtres humains au Maroc. 

Ainsi, le nombre des victimes exploités sexuellement entre 2017 et 2020, 367 personnes, tandis que 63 personnes ont été exploitées par la mendicité, affirmant que c’est chiffres sont bien loin du nombre réel des personnes exploitées dans la prostitution et la mendicité et qui refusent de témoigner par peur de représailles, d’autant plus que souvent les affaires qui aboutissent à la justice, ce sont les victimes qui sont les plus souvent incriminées. Pour certaines femmes, la prostitution et la mendicité constitue la seule issue pour subvenir au besoins de la famille.

Les résultats du rapport, qui a été présenté en présence de plusieurs représentants des institutions compétentes des Nations Unies, ont révélé que « le nombre de personne directement impliquées dans la traite des êtres humains dans le Royaume est passé de 47 en 2017 à 231 en 2018, portant le nombre de ceux qui sont poursuivis par la justice à 307 en 2019 et en 2020.

Le nombre des poursuivi a atteint 138 personnes. Au total, le nombre des personnes poursuivies de dans les affaires de traite des êtres humains au Maroc de 2017 à 2020 a atteint un total de 585, entre majeurs et mineurs, dont 84 étrangers et 144 femmes.

Selon les paramètres et les résultats du rapport, « le nombre de femmes poursuivies pour ces crimes dépasse le nombre d’hommes certaines années, car le nombre de femmes poursuivies en 2018 a atteint un total de 161, contre 119 hommes, et le nombre des cas enregistrés est passé de 17 cas en 2017 à 80. En 2018, le nombre de cas enregistrés dans le cadre de la traite des êtres humains a poursuivi sa tendance à la hausse, atteignant 151 cas, en 2019, avant que le nombre ne redescende à 131 cas en 2020, et au cours de la dernière trois ans, le nombre de suiveurs d’affaires de traite des êtres humains a enregistré un niveau record, dépassant 200 % pour 2018 et 96 % pour 2019 ».

Le rapport attribue l’augmentation du nombre d’affaires de traite des êtres humains aux « efforts déployés pour définir le crime et démanteler les réseaux actifs qui le composent ». D’autres l’explique par les pressions exercées par les organisations internationales contre la justice marocaines « qui autorise implicitement le tourisme sexuel »…

Concernant les procédures judiciaires et les peines privatives de liberté prononcées, au cours de l’année 2019, « 19% des adeptes ont été condamnés à moins de cinq ans, 17% à moins de 10 ans, et le même pourcentage à moins de un an, tandis que le pourcentage de personnes condamnées au plus bas 7% des 40 ans et 8% des suiveurs ont été condamnés à moins de deux ans, alors qu’aucune condamnation à perpétuité n’a été prononcée contre les suiveurs.

Des témoignages poignants sur les réseaux sociaux, des femmes d’origines marocaines établies à l’étranger, ont dénoncé l’exploitation à l’échèle « industrielle » des femmes, mineurs ou adultes, par les réseaux de prostitution. « Ce qui nuit profondément à l’image de la femme marocaine. Plusieurs pays arabes notamment la Jordanie, refusent systématiquement les marocaines âgées entre 18 et 35 ans de rentrer seules sur leurs territoires. Elle ont expliqué cela par le fait que les autorités de ces pays les soupçonnent d’être venues pour se prostituer.

Le ministère de la Justice a confirmé que le rapport « révèle l’étendue de ces crimes organisés et a émis une série de recommandations pour les endiguer. »

Il existe de nombreuses formes de traite des êtres humains au Maroc, car elle prend plusieurs formes incriminées par la loi, dont l’exploitation sexuelle, qui est la forme d’exploitation la plus courante, avec un nombre de 283 cas entre 2017 et 2019, suivie de l’exploitation par la mendicité avec 57 cas, puis travail forcé avec 35 cas, en plus du reste des formulaires Traite des êtres humains.Lire aussi

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