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Exclusif : L’Algérie se lancera bientôt dans la production et le lancement d’engins spatiaux.

Actuellement en haut du podium africain en nombre de satellites en orbite (5 satellites), l’Algérie qui a réussi à fabriquer un satellite 100% made in Alegria, entend non seulement se transformer en pôle de fabrication de satellites et de nano-satellites, mais elle compte exploiter tous ses moyens pour être le premier pays africain à disposer d’infrastructure intégrées de production et de lancement d’engins spatiaux. Un projet titanesque qui nécessite un transfert de technologie dont la Russie est bien disposée à le fournir      

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Par | Hiba Nawel


En attendant le forum Russie-Afrique qui se tiendra les 27 et 28 juillet à Saint-Pétersbourg, les détails sont encore entourés de secrets, mais ce qui est sûr, c’est que le leader russe de l’industrie spatiale « Ros-cosmos » prévoit la signature d’accords avec des pays africains pour développer l’industrie spatiale dans le continent, où l’Algérie et l’Egypte qui abrite le siège de l’Agence spatiale Africaine, raflent la part de lion.

« Nous préparerons un accord à grande échelle couvrant un large éventail d’interactions possibles dans l’industrie spatiale », a déclaré le directeur Roscosmos, M. Yuri Borisov, précisant que l’accord entre les pays africains et Roscosmos devrait être signé lors du forum RussieAfrique à SaintPétersbourg. Ces ambitieux projets de partenariat à grande échelle, couvriront un large éventail d’interactions possibles dans l’industrie spatiale, notamment dans le domaine de la recherche scientifique et de l’innovation, a-t-il précisé.

Les projets de partenariat avec l’entreprise publique russe Ros-cosmos seraient plus particulièrement axés sur les domaines de la recherche, de l’exploration de l’espace extra-atmosphérique, de la production d’engins spatiaux (satellite) et le développement d’un programme de construction d’infrastructures spatiales au sol, notamment les stations de lancement.  

Après la visite du chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune en Russie, son homologue russe Vladimir Poutine, avait réitéré l’engagement de son pays de consolider le partenariat stratégique avec l’Algérie dans le secteur des technologies de pointe, qui « couronnera l’amitié particulière basée sur la confiance »

L’accord entre les deux hommes a été couronné par la signature d’un accord dans le domaine de la télécommunication et d’une convention entre les Gouvernements des deux pays sur la coopération en matière d’exploration de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques.

Après le succès du premier programme spatial 2006-2020 qui a globalement atteint ses objectifs. Le président Algérien compte-t-il laisser son empreinte, mettant plus de moyens à l’agence spatiale algérienne et ses 1200 ingénieurs chercheurs pour le 2ème programme horizon 2040? les ambitions des chercheurs algérien sont sans limites, surtout que l’objectif et de consolider l’autonomie dans ce secteur devenu aujourd’hui, une nécessité stratégique pour se développer et se protéger.

Occupant actuellement le haut du podium africain en nombre de satellites en orbite, l’Algérie qui a réussi a fabriqué un satellite 100% made in algérien entend non seulement se hisser en pôle continental de fabrication de satellites et de nano-satellites, mais elle compte exploiter tous ses moyens pour être le premier pays africain à disposer d’infrastructure intégrées de production et de lancement d’engins spatiaux.  

La production et le  lancement de ces satellites ont grandement renforcer la souveraineté nationale en matière de télécommunications, à travers la mise en place d’un réseau de transmissions approprié, performant et sécurisé, mais beaucoup de chose restent à faire et rien ne peut satisfaire la curiosité d’un chercheur.

Il y a 20 ans les Algériens ont ouvert une brèche vers les étoiles.

Ainsi, le 16 janvier 2002, l’Algérie a créée « l’Agence spatiale algérienne » (ASAL) qui, à sa fondation, ne comptait qu’environ une centaine de chercheurs et d’ingénieurs. L’ASAL reçoit la mission de déployer la politique spatiale nationale ; l’espace doit devenir « un vecteur important pour le développement économique, social et culturel du pays », soulignent les responsables.

En Novembre 2002, L’Algérie lance son premier satellite ALSAT, par un lanceur russe Cosmos 3M depuis la base de Plessetsk. Placé sur une orbite héliosynchrone à 686 km, Alsat est aussitôt exploité pour la gestion des catastrophes naturelles, mais aussi pour les ressources (gestion de l’eau notamment). Le succès d’Alsat était total, pour un premier satellite ayant offert un réel moment de fierté à l’Algérie, qui a réussi à confirmer l’existence de compétences nationales capables de propulser le pays dans le concert des nations avancées.

Le succès d’Alsat incite naturellement l’Algérie à poursuivre le programme avec Alsat 1B (lancé le 26 septembre 2016 puis Alsat 2B, intégré en Algérie par le Centre de développement de satellites CDS, à Oran. Géré totalement par l’ASAL, Alsat 2B est un satellite beaucoup plus performant que les premiers, tant dans la fréquence des prises de vues que des résolutions (2,5m).

Cette génération a en effet, amélioré la couverture du territoire algérien, tout en élargissant les domaines d’étude, comme le cadastre steppique et saharien, le suivi des feux de forêts, la gestion du bâti et de la construction d’ouvrages d’art, etc. Il a surtout renforcé l’autonomie de l’Algérie en matière de de surveillance et de données satellitaires.  

Actuellement, l’agence ASAL compte plus de 1200 ingénieurs et chercheurs sans compter, les centre de recherches et les universités, encouragées s’intégrer dans le monde économique, afin de qui créent un environnement favorable pour le développement du secteur de l’industrie spatiale.

Avec l’Afrique du Sud, le Nigeria, pays pionniers en la matière, mais aussi la Tunisie et l’Egypte, l’Algérie entend dans le cadre de l’union africaine consolider la souveraineté du contiennent africain en matière de de données satellitaires. S’inspirant du modèle européen dans le cadre de l’Agence spatiale africaine, les 55 ans pays membres dépassant la disparité en terme de moyens, étudient les possibilités de développer leurs propres systèmes de géolocalisations. La majeure partie des pays africains restent 0encore dépendant du système de géolocalisation GPS, mis en place par et pour l’armée américaine et sous son contrôle. A l’instar du « Galilieo » européen ou le russe « Glonass », les pays africains aspirent leur propre système qui fera le sacre de leur indépendance en matière de récolte de données et de géolocalisation. Russes, Chinois et indiens, semblent prêt à apporter leur soutien

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