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Lutte contre la corruption: la rue entre soulagement et vigilance

Par Sahra Achour

De nombreuses affaires de corruption sont actuellement au niveau de la justice. Aujourd’hui, c’est l’ex wali de Tipaza qui a exercé entre octobre 2016 et septembre 2018 qui a comparu devant le juge d’instruction prés du tribunal de cette même wilaya pour présomption de corruption.

Demain, lundi, ce sera au tour de l’ancien Directeur Général de la Sûreté Nationale (DGSN) le Général Abdelghani Hamel de comparaître avec un de ses fils au niveau du tribunal de Tipaza.

Cette convocation de Hamel par la justice s’inscrit dans le cadre d’une instruction juridique ouverte concernant des affaires de corruption selon des sources judiciaires, entres autres la mauvaise utilisation de la fonction. L’information a été annoncée samedi par le biais de la télévision nationale officielle (ENTV) avant sa reprise par les différents autres médias.

Depuis le début de la chasse à la corruption et l’annonce des arrestations et convocations de personnes impliquées par la justice, les commentaires des citoyens vont bon train. Les avis sont nombreux. Certains, comme Rafik, pensent que cette « chasse » aux anciens hauts responsables « est une bonne chose, car elle permet de redonner un peu d’espoir et de confiance au peuple algérien qui n’a que trop souffert », dira-t-il. Notre interlocuteur nous assure qu’il est  « tout le temps en alerte et à l’affût de la moindre information concernant la situation politique du pays et les affaires en justice ».

Ali, lui, dit préférer « écouter les informations plutôt que de les commenter ». Pour lui, « les choses ne sont pas faciles et j’ai l’impression qu’elles se compliquent. Il faut rester vigilants et surtout ne pas se détourner de l’objectif premier de notre contestation ». « Pour moi, leur jugement doit intervenir une fois tous le système parti et un autre nouveau président élu par le Peuple », affirme-t-il.

Certes, les avis des citoyens sur ces affaires sont différents, mais la revendication principale reste la même depuis le début des marches pacifiques le 22 février passé, le départ définitif du système en place.

Rappellons que la semaine dernière c’était l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia et l’ex-Gouverneur de la banque d’Algérie qui ont été convoqués par la justice.

S.A

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