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L’urgence que le peuple s’organise, sinon…

Par Ahmed Halfaoui

Ce qui se dit dans les cabinets feutrés, qui refusent que le hirak se structure, est que les Algériens ont été trop gâtés, et qu’ ils vont devoir accepter, par la matraque s’il le faut, de revoir leurs prétentions en se pliant à la dure loi de l’économie de marché, celle qui connaîtra la plénitude avec le «changement» qui se profilerait, après que la révolte populaire l’aura rendu obligatoire.

Écoutons à ce sujet, la Banque mondiale :
«L’économie algérienne continue de dépendre pour une large part du secteur des hydrocarbures qui représente environ un tiers du PIB du pays et 98 % de ses exportations».

Du coup on s’aperçoit que l’économie existe aussi et, peut-être surtout, en dehors, et que sur les 5 451 dollars de PIB par habitant, le pétrole contribue pour 1526 dollars, avant la baisse des prix.

Baisse ne voulant pas dire tarissement des revenus, sans prendre en compte la probabilité non exclue d’une reprise des cours, il apparaît que le bruit qui est fait cache des intentions peu avouables. Faire peur.

La Banque mondiale nous en dit un bout. D’après elle, «les défis économiques que doit relever le pays à long terme … (sont) la réduction des subventions, l’amélioration de l’environnement des affaires…et la création d’emplois dans le secteur privé», parce que «le développement du secteur privé est entravé par les difficultés d’accès au crédit.»

Ce qui est plus clair, quant au «changement» proposé par ceux que les médias boostent.

La banque dit, enfin, que «le programme de développement actuellement mené par le gouvernement n’a pas été à la hauteur des attentes.»
Elle n’a pas besoin de définir de quelles attentes il s’agit, mais il est évident que l’Etat est poussé à poursuivre la désastreuse politique de libéralisation, qui finira par détruire les dernières possibilités de développement social.

Ahmed Halfaoui

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