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Les mots valises ou les exceptions partagées

Par Ahmed Halfaoui

Une dictature, selon acception la plus partagée, est un système de concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme ou d’une oligarchie. Dans la foulée du mot dictature, il y a le mot régime qui sert à désigner la plupart des pays hors monde occidental.

A titre de rappel, le marxisme en fait une présentation beaucoup plus précise, en partant de la notion de dictature d’une classe sur une autre et en prônant la dictature du prolétariat (la classe sociale majoritaire et productive) qui assoirait la démocratie complète , à la place de la dictature de la bourgeoisie qui impose une démocratie de façade pour le maintien de sa domination économique et sociale.
En plus caricaturale, on citait Franco, Pinochet ou Videla pour parler de dictature. Ce n’est plus le cas. Lorsque le peuple vénézuélien s’est mis à reconduire systématiquement au pouvoir Hugo Chavez et son parti, il est très difficile de trouver un article de presse qui ne parle pas de dictature, alors même que les élections sont aussi démocratiques que celles que connaissent la France, l’Italie, l’Allemagne ou tout autre pays classé dans la catégorie.

Dans la foulée du mot dictature, il y a le mot régime qui sert à désigner la plupart des pays hors monde occidental.

On en vient aux objectifs idéologiques qui sous-tendent cette terminologie envahissante, faite de ce qu’on commence à appeler « éléments de langage » ou « mots valises », des sortes de « prêt à dire ou à écrire », confectionnés avec soin et chargés de signifiants qui servent un point de vue dominant, celui qui autorise l’interventionnisme et l’ingérence, en lieu et place d’une conceptualisation locale non désirée, qui pourrait produire une pensée politique incontrôlée.

Ahmed Halfaoui

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