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Le sort maudit des présidents algériens

Depuis 1962, aucun président n’est allé au terme de son mandat!

Par : Said OURABAH

Une fois n’est pas coutume, Abdelaziz Bouteflika n’a pas dérogé à la règle de ses prédécesseurs. Aucun Président algérien n’a quitté son poste d’une façon apaisée et dans le respect des règles démocratiques.

L’alternance au pouvoir fait défaut et est y inexistante dans la culture de ceux qui nous dirigent. Cette fois le peuple a dit son mot dans l’unité et a dépassé toutes les divisions pacifiquement et dans le calme et en déjouant toutes les manœuvres déstabilisatrices internes et externes.

Le clan de la « chkara » et des passe-droits n’a pas résisté à la pression populaire

Après six vendredis successifs de manifestations, le peuple algérien s’est réapproprié ses droits à une citoyenneté pleine et entière en arrivant à bout d’un clan de prédateurs et de compradores autour de la personne d’un Président malade et inapte physiquement et mentalement à assumer ses responsabilités constitutionnelles. Ce clan, comme une véritable bande mafieuse, a usé et abusé de tous les procédés infâmes pour résister à la volonté populaire.

Il faut reconnaître que la position de l’armée a été déterminante en affirmant son soutien total au mouvement populaire et sa détermination à faire respecter l’ordre constitutionnel. C’est à cet effet que le chef de l’état-major de l’Armées a proposé l’application de l’article 102 de la constitution et à déclarer la vacance du poste du Président de la République.

Devant l’inertie du conseil constitutionnel et les intrigues  de forces extraconstitutionnelles, Gaid Salah est monté au créneau en usant d’un langage menaçant demandant le départ de Bouteflika sans oublier de traiter la bande qui l’entoure de « issaba  ou bande mafieuse ».

Le communiqué de Zeroual a fait accélérer les événements

Devant la précipitation des événements, la démission est devenue inévitable et a été actée et rendue officielle hier 2 Avril.

Bouteflika est parti après un règne de 20 ans et une gabegie financière sans précédent. Les gouvernements Ouyahia et Sellal ont profité d’une hausse des prix de pétrole inédite dans l’histoire, avec une rentrée d’argent conséquente pour débourser plus de 1000 milliards de dollars sans aucun impact visible.

Maintenant que la vacance du pouvoir est officielle, la construction d’une deuxième république est plus qu’une exigence sur des bases solides consacrant l’indépendance des institutions. Les tergiversations, constatées pour le respect et l’application de la constitution dans toute sa rigueur, nous renseignent qu’un conseil constitutionnel inerte et demeurant dans l’allégeance au pouvoir en place peut mettre en danger l’existence même de l’Etat.

 

 

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