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Visite de Blinken en Chine : Xi Jinping rejette la principale demande de Biden

Par | Ahmed Zakaria


Lors de la rencontre avec l’émissaire de la Maison Blanche, Antony Blinken et le président du géant asiatique, Xi Jinping, la nécessité d’une coexistence pacifique entre les ÉtatsUnis et la Chine a été évoquée. Cette rencontre intervient dans une période extrêmement tendue où les deux géants entraînent toute la planète à travers une guerre sur plusieurs terrains où il n’y pratique plus de solution de retraite pour les deux antagonistes. Biden qui a multiplié les déclarations hostiles à l’égard de la Chine notamment lors du sommet du G7 à Hiroshima, a parié sur la finesse de Blinken pour sauver ce qu’il reste à sauver, en attendant de voire mieux.  

Le président chinois a souligné « l’importance pour l’humanité que Washington et Beijing stabilisent leurs relations diplomatiques, et qu’ils découvrent ensemble, « une voie correcte de coexistence ».

En ce sens, Xi Jinping a exhorté le gouvernement américain à adopter une politique étrangère qui respecte les intérêts de la Chine; dans un refus clair de l’ingérence exercée par Washington « dans des affaires qui ne le concernent pas » et surtout arrêter la déferlante des mesures coercitives imposées par l’Administration Biden. 

En outre, il a rappelé que « la concurrence des grandes puissances ne correspond pas aux tendances de l’époque et ne résoudra certainement pas les problèmes internes des États-Unis et les défis auxquels le monde est confronté ».

Blinken et Xi, se sont déclarés satisfaits des progrès réalisés au cours des deux jours de pourparlers, sans indiquer pour autant, les domaines d’accords spécifiques, au-delà d’une décision mutuelle de revenir à un vaste programme de coopération et de concurrence déjà approuvé l’année dernière par Xi et le président Joe Biden lors d’un sommet de Bali.

Compte tenu des attentes de la communauté internationale sur les relations entre les deux pays, le chef de file chinois s’est dit toutefois optimiste que la Maison Blanche « adopte pour une position rationnelle et pragmatique » à l’égard de la Chine.

D’accord pour « stabiliser » les relations, Mais..

Les deux parties ont certes, exprimé leur volonté de tenir davantage de pourparlers, mais rien n’indique que l’une ou l’autre, soit prête à abandonner ses positions sur des questions telles que le commerce, Taïwan, l’affirmation militaire chinoise en mer de Chine méridionale et la guerre de la Russie en Ukraine.

Concernant Taïwan dont la Chine est prête à tout pour faire triompher sa position y compris d’aller vers un conflit armée. Conscient de cela, Anthony Blinken a assuré qu’il réitère la position américaine de 1979 qui prône le « statu quo » : « Nous ne soutenons pas l’indépendance de Taiwan », « nous nous opposerions à tout changement unilatéral du « statu quo » par l’une ou l’autre des parties et nous continuons d’espérer une résolution pacifique des différends dans le détroit ».

Blinken qui a réussi à décrocher un accord pour la stabilisation des relations sino-américaine gravement détériorées, a toutefois quitté Beijing avec sa plus grande demande rejetée : celle relative à la reprise des contactes entre leurs militaires. Avant de partir pour une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine à Londres, il a déclaré aux medias, qu’il avait soulevé « à plusieurs reprises » la question des communications entre militaires.

Les Etats-Unis, qui classe encore Li Shangfu, le ministre chinois de la défense, en haut de la liste des personnalités sous sanctions, a déclaré que la Chine refuse ou omet depuis 2021, de répondre à plus d’une douzaine de demandes de son département de la Défense pour des dialogues de haut niveau.

Une demande d’autant plus cruciale pour les américains afin d’éviter les erreurs de calcul et les conflits, en particulier à propos de Taiwan. L’Administration Biden s’apprête à mener une bataille électorale sans merci contre un Donald Trump belliqueux et revanchard. Une bataille décisive -aussi bien pour les démocrates que pour les républicains- qui ne tolère en aucun cas, un casse tête chinois… militaire de surcroît.

Après avoir rencontré Xi, Blinken a déclaré que la Chine n’était pas prête à reprendre les contacts entre militaires. La promesse du diplomate américains qui pourtant, a assuré que son pays ne « soutient pas l’indépendance de Taïwan », n’a finalement pas suffit pour Beijing pour une reprise de « meilleures communication » entre les chefs militaires.

Blinken a-t-il réussi sa mission? les impressions des analystes chinois, comme américain restent mitigées. Le représentant américain a également eu des entretiens avec d’autres hauts responsables chinois, qui ont témoigné de la détérioration des relations entre les deux pays.

« Actuellement, les relations sino-américaines sont au plus bas depuis l’établissement des relations diplomatiques, ce qui est contraire aux intérêts fondamentaux des peuples des deux pays et ne répond pas aux aspirations de la communauté internationale », a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang.

Le diplomate chinois a accepté l’invitation à se rendre aux États-Unis, faite par Blinken ;quand cela convient aux deux parties. Ce qui permettra au reste de la planète de caresser jusque là, l’espoir.

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