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Venise un pas vers l’autonomie la gangrène séparatiste gagne-t-elle l’Europe?

Djahid Gozali

La crise économique, l’échec des politiques économiques et sociales, l’immigration, la montée des mouvement  indépendantistes ou revendiquant une large autonomie gagnent-ils le vieux continent?  Après la Catalogne en Espagne,  les aspirations des flamands en Belgique, des régions de l’Italie déjà emportée par un courant ultra-nationaliste entreprennent la même voie.  La principale caractéristique des ses régions est qu’elles sont les plus riches de leurs pays respectifs.  certaines jouent des jeux dangereux pour pour les instances de l’UE.   

A l’instar de la Lombardie, des activistes à Venise ont remporté la bataille judiciaire et ont désormais le droit d’organiser un référendum sur l’autonomie de la ville italienne. Selon eux, la mesure permettra de protéger leur ville de l’afflux des touristes qu’ils jugent dévastateur.

À l’issue d’une bataille judiciaire qu’ils ont remportée, les Vénitiens peuvent enfin organiser en décembre un référendum portant sur l’élection d’un maire et d’un conseil municipal pour acquérir une certaine autonomie par rapport au reste de l’Italie.

Actuellement, Venise et son grand voisin Mestre sont dirigées par le même maire et le même conseil depuis leur intégration en 1926 par Mussolini. Les militants estiment que de ce fait, leur ville, submergée par 20 millions de touristes chaque année, est négligée par les autorités.

«Seul un maire totalement concentré sur cette ville peut la sauver de l’afflux touristique et du dépeuplement qui en résulte», affirme Jana da Mosto, activiste citée par le Times.

Selon elle, si un maire de Venise était désigné séparément de la ville voisine de Mestre, il pourrait empêcher la propagation des locations d’appartements via Airbnb qui «creusent la ville de l’intérieur».

Depuis 1970, quatre référendums sur l’autonomie de Venise ont été organisés, mais aucun n’a été adopté. Pour rappel, les régions italiennes de la Vénétie et de la Lombardie ont voté dimanche 22 octobre, à une majorité absolue, en faveur d’une plus grande autonomie. Le taux de participation se serait respectivement chiffré à environ 40% et à plus de 57%.

Un phénomène Européen

À l’instar de la Catalogne, plusieurs régions des 28 pays membres de l’UE aspirent à une plus grande autonomie, voire à l’indépendance. Depuis quelques mois, la Catalogne a  plus particulièrement attiré l’attention sur d’autres mouvements indépendantistes européens. Mais  la détermination des catalans et l’adhésion des adeptes de l’indépendance de l’Espagne  pourraient bien en profiter, pour certains d’entre-eux . Certains d’entre eux, parfois connus, parfois émergents,  se sont déjà mis en place des actions en faveur de l’indépendance de leur région.

1. Les Indépendantistes catalans (Espagne)

Forte d’une situation économique avantageuse et notamment de la puissance de la langue catalane, qui est très parlée, la Catalogne réclame son indépendance depuis très longtemps, même si la question n’a cessé de revenir avec davantage de force ces dernières années, pour arriver à un point critique ces dernières semaines. Où les choses en sont-elles ? Alors que la Parlement catalan a proclamé son indépendance, le gouvernement espagnol a décidé de mettre la région sous tutelle. Le Parlement catalan a quant à lui été dissout.

Le Parti nationaliste basque (Espagne)

 

 

Certes, les choses se sont calmées depuis que l’ETA a annoncé la fin de ses actions armées en 2011. Cependant, il y a toujours au Pays Basque une volonté de plus d’indépendance. Le PNV, un parti nationaliste modéré, réclame par exemple plus d’autonomie (avec l’objectif qu’un jour, la région soit reconnue en tant que nation basque), tandis que la coalition de gauche indépendantiste EH Bildu s’impose comme la deuxième force politique du Pays Basque.

 

 

 

Femu a Corsica (France)

 

Premier parti de l’Assemblée de Corse, le Femu a Corsica revendique plusieurs choses et exerce une pression sur le gouvernement français. Pour l’instant, ce dernier n’a accédé qu’à une seule demande, à savoir l’instauration d’une collectivité unique. À noter que le Femu a Corsica vient tout juste de devenir un parti politique

 

4. Le Front de libération nationale corse (France)

 

Fondé en 1976, le FLNC a fait les gros titres plus qu’à son tour au fil d’opérations qui n’ont cessé de mettre en lumière son objectif principal, à savoir l’indépendance de la Corse. Démilitarisé depuis 2014, le FLNC n’en reste pas moins actif et important

 

5. La Ligue du Nord (Italie)

Fermement anti-euro et anti-immigration, la Ligue du Nord a récemment participé, via deux de ses hauts-dirigeants, à un référendum visant à accorder plus d’indépendance, notamment au niveau fiscal, aux régions de la Lombardie et de la Vénétie. Fondée en 1989, la Ligue du Nord est notamment célèbre pour avoir milité pour l’indépendance de la Padanie, une région au nom inventée de toutes pièces qui correspond à peu près à la partie continentale et septentrionale du pays.

La Nouvelle Alliance Flamande (Belgique)

 

Premier parti du pays, la Nouvelle Alliance Flamande veut à terme parvenir à la création d’une république flamande. Ce qui ne serait pas une super bonne nouvelle pour la Belgique compte tenu que la région au centre du débat est l’une des plus riches du pays.

 Le Parti national écossais (Écosse)

Rattaché au gouvernement londonien pour tout ce qui ne touche pas à l’éducation, à la santé et à la justice, l’Écosse a bien failli devenir indépendante en 2014, quand un référendum fut organisé. Malgré l’échec de ce dernier, le Parti national écossais, l’un des plus grands partis du pays, et qui plus est celui qui pousse le plus vers l’indépendance, a enregistré une forte hausse au niveau de ses adhésions. Malgré tout, des sondages indiquent, après le Brexit, qu’une majorité d’Écossais désirent rester dans le Royaume-Uni.

8. Les English Democrats (Angleterre)

 

Fondé en 2002, ce parti politique milite pour l’indépendance totale de l’Angleterre. Inutile de dire que ce n’est pas franchement gagné… Néanmoins, le mouvement est loin d’être anecdotique.

 

 

9. Le Plaid Cymru (Pays de Galles)

 

Parti de gauche engagé pour la défense des intérêts des Gallois, le Plaid Cymru œuvre depuis 1925 pour l’indépendance du pays. Et si les choses n’ont pas franchement progressé dans cette direction, il faut noter que le parti œuvre aussi pour la promotion de la langue et plus largement de la culture galloise.

10. Tjóðveldi (Danemark)

 

Un parti de centre gauche des Îles Féroé qui milite depuis 1948 pour l’indépendance de ces dernières qui, pour rappel, sont rattachées au Danemark (les îles ont leur propre gouvernement et sont pour le moment indépendantes pour tout ce qui n’est pas relatif à la défense).

Source : Topito

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