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Revue El Djeich: l’envoie des troupes algériennes aux opérations à l’étranger est conforme à la politique étrangère de l’Algérie

Maghrebfacts

L’armée algérienne vient de trancher sur les colonnes de sa revue « El-Djeïch », quant au quid de la proposition d’envoie de ses troupes en dehors des frontières, en cas de nécessité impérieuse pour la sécurité et la défense nationale. que propose la nouvelle  mouture du projet de révision constitutionnelle, qui sera soumis aux débats puis au référendum populaire.

Tout en accusant certains cercles de vouloir « comme accoutumé’,  détourner le débat de son contexte, l’éditorial indique que les deux articles 30 et 95, répondent aux exigences des nouveaux choix stratégiques opérés dans tous les domaines, par l’Etat Algériens.  A travers cet éditorial, l’armée réitère son attachement à sa doctrine défensive traditionnel, tout en mettant en avant les chamboulements et les enjeux que traversent le pays est la région toute entière auxquels le pays devra faire face.

l’éditorial explique , à ce propos, que « la sécurité de notre pays, qui transcende nos frontières géographiques nationales, exige, à la lumière de la conjoncture régionale actuelle et ce qu’elle sous-tend comme mutations et changements, le renforcement de la protection de la sécurité et de la stabilité de notre patrie ».

« Et si la participation aux opérations de maintien de la paix et de préservation de la sécurité n’est pas un fait nouveau pour notre pays, elle est de nature à contribuer à l’instauration de la paix et de la sécurité, particulièrement sur le continent noir, théâtre du plus grand nombre de conflits dans le monde et du déploiement, également, du plus grand nombre de missions de maintien de la paix des Nations unies et de l’Union africaine, dans des pays minés par les conflits et les guerres », souligne l’éditorialiste d’El Djeich.

Il a rappelé, dans le même sillage, que « la quête d’édification de l’Algérie nouvelle, fondée sur le recours à la volonté populaire, conformément aux principes démocratiques, est assurément le contenu de la proposition de la mouture modifiée de la Constitution, qui stipule que la décision d’envoi d’unités de l’ANP, en dehors de nos frontières, par le président de la République, en tant que chef suprême des forces armées, ne sera entérinée qu’après approbation des deux tiers des deux chambres du Parlement ».

La mouture portant projet d’amendement constitutionnel, soumise par le président Abdelmadjid Tebboune au débat public pour enrichissement, « marque le lancement de réformes globales dans le cadre de plusieurs ateliers établissant les fondements d’une Algérie nouvelle », a-t-il ajouté.

Il a relevé, à cet égard, que « bien que cette mouture contient d’importantes propositions et des nouveautés remarquables sur le plan constitutionnel dans de nombreux domaines, il reste que la proposition de conférer un cachet constitutionnel à la participation de l’Algérie aux opérations de maintien de la paix sous les auspices des Nations unies, de l’Union africaine ou de la Ligue des Etats arabes, a pris la part du lion dans les discussions ».

« S’il est indéniable que de larges secteurs de la société aient favorablement accueilli le contenu de cet amendement et fait une lecture sereine et juste de ses fondements et de sa portée, en y apportant des propositions et des idées constructives, certains parmi ceux qui ont pris l’habitude de frayer en eaux troubles, ont tenté de sortir le débat de son contexte réel et choisi délibérément, comme à l’accoutumée, de distiller de la désinformation et des idées empoisonnées, qui n’ont rien à voir avec la vérité, dans le but de diaboliser toute entreprise sérieuse de l’Etat, en adéquation avec les exigences des changements qui s’opèrent dans tous les domaines », a fait observer la publication.

« Nulle crainte donc pour le présent et le futur de l’Algérie,  sous l’égide de ce peuple, conscient de l’intérêt suprême de sa patrie , assure El Djeich.

En conclusion, le peuple algérien, à travers tout le territoire national et partout dans le monde, est pleinement « conscient que l’Armée Nationale  populaire, demeurera un bouclier solide et une force de dissuasion contre toute menace qui pourrait affecter la sécurité, la paix et la souveraineté de notre pays, comme elle restera fidèle aux principes et aux valeurs de la glorieuse Révolution de Novembre », a-t-elle souligné.

Quid du principe de non agression de l’ANP:

Les articles 30 et 95 de la nouvelle Constitution ouvrent la porte à la participation de l’armée algérienne dans des opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’Onu, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des États arabes. précise l’éditorial

 

autrement dit, la  constitutionnalisation de cette disposition ne signifie en aucun cas un changement de la doctrine de l’armée algérienne qui l’Algérie demeurera « un pays non agressif ».En réalité, aucune disposition dans toutes les constitutions algériennes, de celle de 1964 à celle de 2016, n’interdisait au chef de l’État l’envoi de troupes à l’étranger, que ce soit pour participer à des batailles aux côtés d’autres armées ou dans le cadre d’opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’Onu. Et pour cause, le Président Houari Boumediene (1965-1979) a engagé l’ANP dans plusieurs conflits à l’étranger comme ceux des guerres israélo-arabes de 1967 et 1973 et les opérations de maintien de la paix en Afrique.

Le fait que le Président de la République ne pourra plus, selon l’article 95 de la nouvelle Constitution, décider de l’envoi de troupes à l’étranger que si et seulement s’il a l’accord des deux tiers du Parlement a été considéré par un bon nombre d’experts sécuritaires comme une protection pour l’armée algérienne.

Les articles 30 et 95 de la nouvelle Constitution ouvrent la porte à la participation de l’armée algérienne dans des opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’Onu, de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des États arabes.

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