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Les Palestiniens paient les frais de la démolition de leurs maisons

Par Nesma Adil

EL-QODS occupé – L’armée de l’occupation israélienne a procédé à une opération de démolition d’envergure de maisons palestiniennes, jamais opérée, depuis l’occupation multiconfessionnelle en 1967.  Arrachés à leur sommeil, tôt le matin, les habitants ont été sommés de quitter leurs foyers et ont été livrés à leur sort. Ils auraient été sommés de payer le frais de la démolition.

Cette opération de démolition a touché des bâtisses considérées «illégales» par les autorités de l’occupation, se situent  au sud d’El-Qods, près de la barrière de séparation isolant El-Qods de la Cisjordanie occupée.

Des responsables palestiniens, de l’Union européenne (UE) et de l’ONU ont condamné les démolitions de ces maisons palestiniennes, dont la plupart étaient encore en construction à Sour Baher, quartier à cheval entre El-Qods et la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël. Les dirigeants palestiniens ont exprimé leur indignation devant les démolitions. Selon eux, « la plupart des bâtiments étaient situés dans des zones censées être sous contrôle civil de l’Autorité palestinienne, en vertu des accords d’Oslo ».

La majorité sont situés dans les zones A et B de la Cisjordanie, sont en effet, sous contrôle civil palestinien, selon ces accords.

Lundi avant l’aube, des centaines de policiers et de soldats israéliens ont bouclé des bâtiments dans le quartier, tandis que des résidents et des militants ont été évacués.

D’après le bureau de la coordination  des affaires humanitaires (Ocha), 24 personnes issues de trois familles, dont 14 enfants, ont été déplacées. Mais ces démolitions affectent plus largement plus de 300 personnes, a précisé le Bureau.

Les résidents craignent que 100 autres bâtiments dans la région ne soient également menacés de démolition dans un avenir proche. Depuis 1967, Israël occupe la Cisjordanie et El-Qods Est, qui a par la suite été annexée, une décision jamais reconnue par la communauté internationale.

Le gouvernement extrémiste de Natanyahu et en dépits de résolutions de l’Onu et les accords avec les palestiniens, semble résolu à bafouer toutes les lignes rouges pour satisfaire l’électorat de plus en plus extrémiste. Les indignations qui ne sont suivies d’aucune mesure dissuasive, ne servent  non seulement à rien, mais elle sonne comme une sorte de passivité complice dans l’entendement du peuple palestiniens qui de guerre en blocus souffre le martyre.

« Malgré les appels à ne pas procéder à la démolition, la destruction d’immeubles résidentiels à Sour Bahir déplacera de nombreuses familles palestiniennes. Aucune aide humanitaire ne peut compenser leurs souffrances! », a déploré l’envoyé de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, sur Twitter. « Israël doit mettre fin à cette politique », a-t-il martelé. Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA) estime qu’environ 350 palestiniens sont affectés par cette opération de démolition à Sour Baher. « Parmi les personnes déplacées de force ou autrement affectées figurent des réfugiés palestiniens, dont certains sont aujourd’hui confrontés à la réalité d’un deuxième déplacement de mémoire vive », a indiqué, de son côté,le porte-parole du Secrétaire général des Nations-Unies.

Selon lui, « la politique d’Israël de destruction des biens palestiniens est contraire à ses obligations en vertu du droit international humanitaire ».

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