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Algérie: L’ancien chef de la diplomatie Ibrahim conduira-t-il la période de transition?

Par Ahmed Zakaria

ALGER –  Réagissant dans un communiqué au choix de sa personne, aux côtés d’une douzaine d’autres personnalités nationales, par le Forum civil pour le changement (FCPC), pour mener la médiation et le dialogue, M. Ibrahimi a affirmé sa disponibilité à prendre part à cette commission, mais sous condition : «Que les tenants du pouvoir en place fassent des gestes d’apaisement pour créer des conditions favorables à un dialogue sérieux».

« La démarche du Pouvoir pour le lancement du dialogue doit découler d’une réelle volonté politique qui va au-delà des considérations conjoncturelles et répondre aux revendications des forces politiques et sociales qui appellent à la prise préalable de mesures concrètes et tangibles pour apaiser l’atmosphère et calmer les esprits », a-t-il soutenu.

Ibrahimi a indiqué qu’il reste « attaché » à ces idées, depuis l’appel au dialogue qu’il avait lancé suite à l’annulation du 5ème mandat imposé par le mouvement citoyen. Cet appel je l’ai fait a-t-il assuré, afin «d éviter une autre tragédie comme celle des années 90»

Répondant avec un oui à peine voilé, l’ex ministre des affaires étrangère a exprimé sa vision sur cette future commission, en posant certaines conditions dont dépendrait son engagement : « Le rôle de la commission du dialogue devant être mise en place ne saurait être efficace en cette étape, que si sa gestion est  indépendante et ses décisions libres et souveraines, afin qu’elle contribue à la construction d’un consensus national sur la meilleure formule à adopter pour la concrétisation des revendications du Hirak populaire appelant au changement radical avec la préservation de l’Etat, dans l’esprit rassembleur de la déclaration du 1e Novembre »

Dans le même sillage, M. Ibrahimi a estimé que « toute démarche sérieuse engagée aujourd’hui pour arriver à bon port et se débarrasser définitivement des pratiques de corruption et d’autoritarisme, doit commencer par reconnaître l’existence d’une crise profonde de confiance entre le peuple et ses dirigeants, une crise ayant mené à la rupture du 22 février dernier, laquelle a permis, notamment chez les jeunes, une prise de conscience qui rejette les pis-aller et les demi-mesures ».

Réitérant son soutien « indéfectible » au Hirak populaire, l’ancien ministre a appelé les composantes de ce mouvement politique « à continuer sur leur lancée pacifique habituelle et à faire preuve davantage de vigilance pour préserver leur principal acquis » l’unité des rangs et le caractère pacifique de ce mouvements demeurent les principaux moteurs pour « la concrétisation de ses objectifs légitimes annoncés ». A-t-il conclu

Taleb Ahmed Ibrahimi est l’une des personnalités qui pourrait faire consensus chez la population il a fait parti de la veille école du FLN avant qu’il ne soit écarté de la scène politique suite à sa candidature contre Bouteflika en avril 1999. Ces élections ont été marquées par le retrait des six candidats qui ont dénoncé la fraude massif et l’utilisation des moyens de l’état et ses appareils en faveur du candidat du pouvoir.

Son nom figure parmi 13 autres personnalités dont L’ancien president de parlement Karim Younes, l’avocat Mustapha Bouchachi, l’expert en économie Smaïl Lalmas, la juriste et spécialiste en droit constitutionnel, Fatiha Benabbou , Le syndicaliste Ilyes Merabet

Par ailleurs, certaines personnalités nationales ont émis des réserves quant à l’initiative lancée par le Forum, à l’image de l’ancien chef du gouvernement, Mouloud Hamrouch qui a précisé « personne ne m’a contacté et je ne suis pas concerné » par cette liste annoncée mercredi par Abderrahmane Arar. La moudjahida Djamila Bouhired a démenti, elle aussi, avoir été approché pour rejoindre les 13 personnalités proposées.« Personne n’as demandé mon avis et je n’ai donné mon accord à personne. Je ne peux pas faire partie d’un groupe de personnes dont certains ont servi le pouvoir », a-t-elle insisté.

Le président du FCPC s’est expliqué sur cette question des personalités non consultées et qui ont figuré dans la liste en indiquant  que le forum « avait contacté directement la plupart des personnalités proposées, qui ont donné leur consentement pour mener la mission du dialogue, néanmoins Djamila Bouhired, Mouloud Hamrouche et Ahmed Taleb Ibrahimi n’ont pas été approchés au vu de leur statut dans la société algérienne, et pour lesquels nous avons préféré adresser une lettre à travers la proposition de cette initiative ».

La liste des 13 personnalités proposées regroupe des personnalités nationales, des anciens responsables, des militants des droits de l’Homme, des syndicalistes et des académiciens ainsi que la société civile.

Il s’agit de la moudjahida Djamila Bouhired, de l’ancien ministre des Affaires étrangères et diplomate, Ahmed Taleb Ibrahimi, des deux anciens chefs de Gouvernement Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi, outre l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Karim Younes.

Parmi les personnalités proposées figurent également: l’avocat Mustapha Bouchachi, la constitutionnaliste Fatiha Benabou, les académiciens Nacer Djabi et Smail Lalmas et Islam Benattia, le syndicaliste Ilyes Merabet, la militante associative Nafissa Hireche, la militante des droits de l’Homme Aicha Zinai.

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