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Le Mali demande à la France de retirer ses soldats « sans délai ».. Macron Refuse

Nouvel Affront de Bamako à l’égard de Paris. Les autorités de la transition maliennes viennent de demander à la France de retirer et « sans délais » ses soldats du territoire malien. Cette demande ne va pas dans le sens des intention d’Emanuel Macron qui envisage un retrait échelonné. Cette nouvelle divergence de calendrier sera-t-elle un nouveau motif pour une autre escalade?
MF

PAR | HEEBA NAWEL


Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, qualifie l’annonce du désengagement français de « violation flagrante » des accords entre les deux pays, estimant que les opérations Serval, Barkhane, et Takuba conduites par la France « n’ont pas été satisfaisants ».

« Les résultats de neuf ans d’engagement français au Mali n’ont pas été satisfaisants, au regard de ces manquements répétés (aux) accords de défense » a-t-il expliqué, en ajoutant que son gouvernement invite les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes.

La demande de retrait immédiat de la part de Bamako sonne comme un nouvel affront à la France après des mois de tensions diplomatique extrêmes. La réaction du président français n’en était pas moins intransigeante : « La France se retirera en bon ordre et ne transigera pas une seconde sur la sécurité de ses soldats » a -t-il répondu.

Alors que les autorités malienne mettent en avant la question de la souveraineté, le président français avance la motif de la sécurité de ses troupes. De par leur nature indiscutable les arguments des uns et des autres ne constitueraient-ils un autre motif pour une nouvelle tension?

Il faut dire qu’en plus de l’échec de l’engagement de son pays dans la région et le retrait un à un des partenaires européens de l’opération Takuba, il n’est pas question pour les français de rééditer le même scénario que celui américains en Afghanistan.

Officiellement, 2 400 militaires français sont déployés au Mali, sur un total de 4 600 au Sahel. ainsi, le démantèlement de leurs bases, ainsi que l’évacuation de leurs matériels représentent un chantier colossal et dangereux. Le président français avait ainsi indiqué le 17 février que la fermeture des trois bases de Gao, Ménaka et Gossi, s’étalerait sur quatre à six mois. pis encore même les déplacements d’un pays à l’autre est devenu une mission délicate, puisque à deux reprises les convois des troupes françaises ont du être bloques sur leur chemin par des populations locales, notamment au Burkina Faso

En dépit des hésitations de ses partenaires européens quant à la logique militaire dans le règlement des conflits dans le continent africains, Paris compte toutefois, « rester engagés dans la région » sahélienne, en déplaçant ses troupes vers certains pays voisin dans l’Afrique de l’Ouest, où elles risquent encore de faire face au rejet de plus en plus grandissant des populations locales.

La France et ses partenaires européens ont officialisé le 17 février leur retrait militaire du Mali, conduisant les autres acteurs étrangers présents dans le pays à s’interroger ouvertement sur leur engagement. Ils ont invoqué les « multiples obstructions des autorités [maliennes] ».

Le Mali accueille également 15.000 soldats de l’ONU dans la MINUSMA. Cette dernière a indiqué jeudi étudier l’impact du retrait de la France et ses partenaires.

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