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Le Drian souligne à Alger l’importance qu’accorde son pays à la relance des relations bilatérales

dans une tentative de rétablir les relations tendues depuis des mois et de restaurer la confiance entre Paris et l’Alger, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est en visite en Algérie.
MF

Par | Rasheed Ghezali


Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a souligné l’importance que son pays attache à la relance des relations bilatérales avec l’Algérie, estimant que « la confiance et l’esprit de solidarité sont à la base du partenariat » entre les deux pays.

« Nous avons poursuivi le travail engagé sur la relance, en cours, de nos relations bilatérales. Elles sont essentielles pour chacun de nos deux pays », a déclaré M. Le Drian à l’issue de l’audience que lui a accordée, mercredi soir, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.

Le chef de la diplomatie française a affirmé, à ce titre, que les deux pays souhaitaient inscrire ces relations « dans la durée » avec « la perspective d’une réunion prochaine du Comité de Haut niveau entre les gouvernements français et algérien ».

La France et l’Algérie ont des liens « historiques profonds, des liens humains multiples entre nos deux peuples de part et d’autre de la Méditerranée. A nous de les inscrire dans une perspective historique d’avenir », a-t-il ajouté.

Evoquant les défis régionaux auxquels font face les deux pays, dont celui du terrorisme, M. Le Drian a soutenu que la coopération entre l’Algérie et la France dans le domaine de la sécurité pour la stabilisation de l’environnement régional est « indispensable en Méditerranée comme en Afrique ».

Au sujet de l’évolution de la situation au Sahel, M. Le Drian a plaidé pour la relance du processus de transition en Libye, estimant, en outre, que l’Algérie et la France ont des « défis stratégiques partagés ».

Il a cité, à ce propos, la crise en Ukraine et ses répercussions sur « la sécurité de l’Europe et la stabilité internationale ».

« Nous avons abordé ensemble ces dossiers sensibles dans un esprit de confiance, un esprit de solidarité, cet esprit qui préside à d’autres partenariats », a-t-il ajouté.

Remerciant le chef de l’Etat pour « le long entretien » qu’il a bien voulu lui accorder, Le Drian a affirmé accorder « beaucoup d’importance » à se retrouver à nouveau à Alger, quatre mois après sa précédente visite.

L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Ramtane Lamamra.

Pour rappel, les relations ont connu une grave détérioration après les propos tenus par le président Macron en octobre, rapportés par le journal Le Monde, dans lequel il qualifiait l’Etat algérien de « régime militaire » qui perpétue la politique de « de la rente mémorielle », concernant la guerre de libération algérienne contre l’occupation française. Le journal a rapporté également que Macron a remis en cause l’existence d’une « nation algérienne » avant la colonisation française, ce qui a suscité une réaction diplomatique de l’Etat et attisé le sentiments anti-français parmi la population algérienne.

Une source diplomatique française a déclaré à la chaîne affiliée au gouvernement France 24, que la visite de Le Drian en Algérie était « le début d’un processus », et qu’elle s’inscrivait dans le contexte de « la reprise des contacts » entre les deux pays, qualifiant la visite de une « visite de travail et d’évaluation, qui ne clôture pas la longue relations entre les deux pays, mais tourne une page et définit une voie de sortie. ».

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