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Inconsolable dans ses nouvelles alliances les Emirats sont-ils le cheval de Troie qui éclatera l’OPEP?

Les agissements des Emirats, laissent planer des doutes de plus en plus pesants, sur son engagement à rester dans l’OPEP. les signes avant-coureurs. « La solidarité de l’OPEP est terminée aujourd’hui » Les Émirats arabes unis « pourraient être la première pièce de domino à tomber », a déclaré John Kilduff, co-fondateur de Again Capital,


PAR : AHMED ZAKARIA


L‘Organisation des pays exportateurs de pétrole, « OPEP » est entrée dans une crise manifestement compliquée, provoquée par le différend entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unies quant à la politique de production.

L’échec de la dernière réunion a soulevé de vives interrogations sur l’avenir du plus grand cartel énergétique du monde. Les experts se demandent déjà si la guerre d’égo entre Ben Salman et Be Zayed ne fera pas écroulé l’OPEP :  « La solidarité de l’OPEP est terminée aujourd’hui » Les Émirats arabes unis « pourraient être la première pièce de domino à tomber », a déclaré John Kilduff, co-fondateur de Again Capital,

Dans une note de recherche alarmante, Halima Croft, experte en stratégie mondiale des matières premières chez RBC Marchés des Capitau, a déclaré que « L’OPEP+ est frappée par la plus grave crise depuis la désastreuse guerre des prix, l’année dernière, entre l’Arabie saoudite et la Russie« 

En effet, les membres de L’OPEP+, le plus puissant cartel pétrolier au monde, conduit par la Russie et l’Arabie saoudite, ont brusquement abandonné leur projet de se réunir à nouveau cette semaine, après avoir échoué une semaine plutôt, à parvenir à un accord sur la politique de production de l’or noir. Cette situation n’a pas été sans effet, les marchés mondiaux, d’autant plus que les acteurs principaux n’ont fixé aucune date pour la reprise des pourparlers.

Cela signifie qu’au-delà du mois de juillet, l’avenir de la production de du brut demeure sombre, malgré que la demande sur le carburant et la flambée de prix du carburant aient connu un rebond inégalé, depuis 2014.


Les observateurs avertis ont estimé que la rivalité entre les deux pétromonarchies émiratie et saoudienne, semblait être plus qu’une simple politique pétrolière.  Abou Dhabi « parait farouchement déterminé à sortir de l’ombre de l’Arabie saoudite et à tracer sa propre voie dans les affaires mondiales », estime-t-on.


La rivalité pour le contrôle accessoire, de la région, s’est manifestée discrètement durant leur guerre contre le Yemen. Puis profitant de l’épée Damoclès américaine qui pèse sur son rival saoudien, quant à l’affaire Kachogchi, Mohamed Ben Zayed  ne cesse d’entrainer Ben Selmane sur d’autres terrains, y compris celui de l’OPEP. Tente-t-il de capoter l’accord entre la Russie et le royaume saoudien -qui a sauvé le marché du brut en cette dure crise de Covid- 19, en attendant que d’autres viennent ramasser la mise ?  

Pour rappel, L’OPEP, qui est dominée par les pétromonarchies du Moyen-Orient, a accepté de mettre en œuvre des réductions massives de la production de brut en 2020, dans le but de soutenir les prix du pétrole lorsque la pandémie du virus Corona a coïncidé avec un choc historique pour alimenter la demande.

L’OPEP + se réunit mensuellement sous la direction de l’Arabie saoudite, pour décider de la politique de production, en concertation avec des producteurs non membres, dirigés par la Russie.

Le chaos intervient après le vote « OPEP+ », vendredi, sur une proposition d’augmentation des niveaux de production de pétrole d’environ deux millions de barils par jour entre août et la fin de l’année en mensualités de 400.000 barils par jour. Il a été également proposé de prolonger les réductions de production restantes jusqu’à fin 2022.

Mais les Émirats arabes unis ont rejeté les plans, exigeant une base de référence plus élevée pour leur part, ce qui a provoqué une vive polémique entre les représentants des deux pétromonarchies qui s’est prolongée sur les plateaux de télévision, puis les réseaux sociaux.


Un trader émirati les yeux rivés sur la valse étourdissantes des prix du baril. . Photo AP

Entre-temps, les prix du pétrole ont augmenté à leurs plus hauts niveaux depuis novembre 2014, avant de réduire leurs gains plus tard, mais en général, les prix du pétrole sont toujours en hausse de plus de 45% au cours du premier semestre de cette année.

Samuel Borman, économiste adjoint des matières premières chez Capital Economics, a déclaré qu’il est probable que les producteurs de l’OPEP augmenteront la production de pétrole au-dessus du quota prévu le mois prochain, alors que les États membres cherchent à « profiter » de la hausse des prix du pétrole. Il a ajouté: « Nous pensons que ce différend, qui inclut les Émirats arabes unis, augmente les chances de l’effondrement de l’ensemble de l’accord, ce qui pourrait constituer un risque négatif pour nos attentes en matière de prix à court terme ».

Or, l’Arabie Saoudite dit qu’elle stocke beaucoup plus de pétrole que les Émirats. Et ce fut le plus grand sacrifice. Et ses précédentes mesures ont contribué à stabiliser le marché pétrolier en plein stagnation de l’OPEP, surtout après son accord avec la Russie dans l’OPEP +, lorsque Trump tentait de placer presque de force, son pétrole de schiste pour réduire la force du bloc OPEP.

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