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Espagne-Maroc sur les frontières maritimes: Rabat recule face à l’ire espagnole

Par: Ahmed Zakaria/ Agences

Prévue pour ce lundi 23 décembre en début de soirée, l’adoption définitive par la Chambre des représentants des deux projets de loi 37-17 et 38-17, relatifs à la délimitation de l’espace maritime du Maroc sur l’Océan Atlantique et la Méditerranée, a été reportée aux calendes grecs, ont rapporté des médias marocains.  L’adoption définitive des deux textes a été finalement annulée après avoir provoqué l’Ire de Madrid.

En effet,  Ce report intervient suite à l’opposition des autorités espagnoles à l’intention du Maroc de délimiter ses frontières maritimes sud, précisent les mêmes sources, ont indiqué des sources au quotidien Al Akhbar.

Le média explique que les dispositions introduites dans les deux projets de loi prévoient la création d’une zone économique exclusive de 200 milles marins au large des côtes marocaines. Ainsi, les deux textes de loi permettront la délimitation légale de la zone maritime face au littoral du Sahara occidental, ajoute-t-il, précisant que cet aménagement sera un bouclier contre toute remise en cause de la souveraineté du Maroc sur «la totalité de son espace maritime».

Selon El Pais, Madrid « exige un accord mutuel avec le Maroc pour fixer les frontières maritimes »notamment sur le volet du voisinage du Maroc avec les îles Canaries, les enclaves de Sebta (Ceuta) et de Melilla, sur la côte méditerranéenne.

C’est le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) qui dirige le gouvernement actuel du pays qui s’est opposé à la l’initiative du Maroc de procéder à la délimitation de ses frontières maritimes sud.

L’Espagne et l’UE derrière ont toujours tenu à maintenir des frontières terrestres aux portes de l’Afrique, avec n’importe  quel moyen.

Il y a tout juste 17 ans, une guerre a failli éclater entre Rabat et Madrid autour de la souveraineté du rocher  « Ile de Leila ». L’épisode est commémoré triomphalement par l’armée espagnole qui l’avait repris par la force après une brève présence marocaine. Voici les minutes méconnues d’un bras de fer passé sous silence au Maroc.
Le 11 juillet 2002, autour de midi, une douzaine de soldats du Groupement d’intervention de la gendarmerie royale marocaine prennent possession d’une petite île appelée Perejil, du nom d’une algue marine communément appelée « persil », et rebaptisée Leila par des bergers qui y font paître à l’occasion leurs maigres troupeaux de chèvres.

Dans une opération commando baptisée  » Roméo Sierra », les troupes espagnoles sont intervenus pour chasser les militaires marocains de ce rocher distant d’à peine 150 mètres des plages marocaines.

 

L’îlot d’Al Hoceima, à quelques dizaines de mètres de la plage. Des drapeaux espagnols peints sur les murs de la forteresse rappellent la présence d’une frontière invisible, tout comme les vrais drapeaux espagnols plantés sur les deux îlots tout proches dont l’accès est interdit. Signe de souveraineté, ces drapeaux sont perçus comme une provocation par le Maroc.

 

En plus des prétentions espagnoles sur les zones maritimes, Madrid occupe plein de possessions les terres marocaines.  Elle  avaient obtenu à l’arraché de maintenir leur souveraineté sur une douzaine de présides,  et surtout des emblématiques enclaves de Ceuta et Melilla, vestiges de la Reconquista d’Isabelle de Castille, que le royaume chérifien ne cesse depuis de revendiquer avec plus ou moins d’ardeur au gré des relations en dents de scie qu’il entretient avec son voisin européen.

Lors de la présentation des deux textes de loi, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, avait expliqué que plusieurs facteurs politiques, juridiques, économiques et techniques avaient «amené à l’élaboration et la présentation de ces projets de loi dans la conjoncture actuelle», rappelle le quotidien.

Néanmoins, le chef de la diplomatie marocaine a ajouté que les dispositions contenues dans les deux textes de loi constituaient une plateforme juridique solide pour d’éventuelles négociations en vue d’un accord pouvant avoir lieu à ce sujet avec les pays ayant un espace maritime limitrophe de celui du Maroc. Les autorités marocaines devraient mener une rude bataille de négociations sur ces deux projets de loi, conclut le média.
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