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Algérie: Les Frères Kouninef arrêtés par la gendarmerie

Par Ahmed Zakaria

Des observateurs avertis, s’accordent à dire que les Kouninef, n’étaient que des hommes de paille, servant de prête-noms au système corrompu afin de piller les richesses du pays.

Après Hadad, c’est donc au tour des frères milliardaires Kouninef de faire face à la justice. La Gendarmerie nationale a procédé,  ce lundi 22 avril, à leur arrestation, a annoncé la télévision publique algérienne  TV A3.

Les deux prévenus, qui ont monté un empire financier à une vitesse déconcertante, sont connus pour leur proximité avec Said Bouteflika et le clan présidentiel.

Les frères Kouninef ont été arrêtés par la brigade de recherche de la gendarmerie algérienne, dans le cadre d’une enquête sur la conclusion de marchés publics avec l’Etat, trafic d’influence et corruption de fonctionnaires publics, détournement de foncier. Selon TV A3, qui évoque également des contrats avec l’Etat qui n’ont pas été honorés,  les frères Kouninef seront présentés devant le procureur de la République dès la fin de l’enquête.

Pourtant, des observateurs avertis s’accordent à dire que les Kouninef n’étaient que des hommes de paille, servant de prête-noms à un système de corruption afin de détourner les richesses du pays. Les ramifications de ce système mafieux va bien au-delà des frontières algériennes. Il a atteint des milieux financiers européens et méditerranéens connue sous le nom de la « mafia bleue ». Les braqueurs de ‘l’Etat Algérien avaient, selon certains analystes, tenté de trouver des appuis à l’échelle internationale, en concluant des contrats douteux avec des oligarchies financières influentes en Europe. Dans une sorte d’entreprise de protection pour se maintenir au pouvoir après le départ de Bouteflika.

Après L’arrestation de Ali Haddad, un autre oligarque sulfureux, plusieurs hommes d’affaires sont dans le collimateur des magistrats. Pressés par la population et l’Etat-major de l’ANP à casser le mur de la peur, la justice semble reprendre les choses en main pour examiner les gros scandales financiers qui ont secoué le pays depuis plusieurs années.

De L’ex Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, le ministre des Finances et ancien Gouverneur de la banque d’Algérie, Mohamed Loukal aux milliardaires, Hadad, les Frère Kouninef au patron de Cevital, Issad Rabrab, ce ballet, qui vise les figures de l’oligarchie,  n’est pas prêt encore d’apaiser les Algériens déterminés à poursuivre le mouvement de protestation. Décidés à occuper la rue une nouvelle fois le vendredi prochain, ils veulent être certains que toutes ces convocations et arrestations ne servent pas d’arbres qui cachent la jungle du système corrompu et corrupteur, où la course à l’enrichissement personnel, la guerre de tous contre tous et l’absence de toute règle et ce, au mépris de la dignité du peuple et en faisant fi des dangers géopolitiques qui guettent l’Algérie.

A.Z.

 

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