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Allemagne: un gigantesque coup de filet dans les milieux d’ONG salafistes

L’ONG Ansaar International et ses tentacules implantées également dans d’autres pays européens, sont soupçonnées de financer le terrorisme sous couvert d’activités caritatives. Rien qu’en scrutant la carte sur ses zones d’activité que l’ONG affiche fièrement, l’on remarque qu’elle n’est présente que là où sévissent Al-Nusra et les différentes franchises djihadistes qui lui sont liées.

RAcheed Ghezali/ AGENCEs

Le ministre fédéral de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) a ordonné ce mercredi l‘interdit de l’association salafiste Ansaar International et toutes ces branches de l’association implantées dans au moins 12 Etats de la fédération Allemande. Cette interdiction avait été appliquée tôt mercredi matin avec des perquisitions et des saisies dans dix États fédéraux, indique le communiqué du département du M. Seehofter.

A première vue les actions de cette ONG semblent pieuses et louables, mais les éléments des enquêtes suite à des raids simultanés sur les plus de 10 sites, donnent une toute autre réalité plus sombre. L’humanitaire sert de couverture à l’organisation pour: recruter des militants salafistes prêts à s’engager dans le djihad et soutenir des réseaux terroristes.

Aussi, la collecte de fonds d’Ansaar avait pour but de les transmettre à des groupes terroristes à l’étranger, notamment au Front Al-Nusra en Syrie, le Sahel et à Al-Shabaab en Somalie. Des projets d’aide sont parfois soutenus, « font cependant, directement partie de la sphère d’activité de l’organisation terroriste concernée », a expliqué le ministère de l’intérieur allemand.

Partant du principe « pour combattre le terrorisme, il faut tarir ses sources de financement », le point de départ de l’interdiction a été un raid majeur sur les branches de l’ONG qui rapportent beaucoup d’argent

En avril de cette année, des appartements ont été perquisitionnés dans le cadre de la procédure d’interdiction pour suspicion de financement du terrorisme en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Bavière. La suspicion est dirigée contre trois accusés âgés de 32 à 40 ans, a indiqué le parquet de Düsseldorf. Enquêter sur les soupçons de fraude et d’escroquerie. L’un des accusés est d’ailleurs, un avocat de Düsseldorf.

Le réseau d’associations est désormais interdit, comprend la Fondation Änis Ben-Hatira, (du nom du footballeur germano-tunisien), ainsi que le Comité somalien d’information et de conseil à Darmstadt et ses environs, l’association des droits des femmes ANS, « Ummashop » et Helpstore Secondhand UG ainsi que Better World Appeal.


Le ministère de l’Intérieur a constaté le mode opératoire classique où les donateurs sont « trompés et escroqués par l’affirmation mensongère selon laquelle les fonds étaient utilisés exclusivement à des fins humanitaires ».

L’ONG est née avec le revirement sanglant des « révolutions colorées arabes »

Ansaar a été fondée en 2012 en Rhénanie du Nord-Westphalie, le lieu d’origine est Düsseldorf. L’association s’appelle Ansaar International depuis 2014. « L’objectif principal d’Ansaar est de fournir une aide humanitaire aux musulmans du monde entier – par exemple en Syrie, en Somalie, au Maroc et au Myanmar », martèlent les responsables de l’ONG sur tous les réseaux sociaux. Grâce à la générosité de gros donateurs, l’ONG a pu élargir ses activités pour s’étendre en un temps record sur le continent africain en particulier au Nigeria, la Somalie.

.  En plus de collecter des dons et des cotisations, l’association a récemment diversifié ses sources de revenus, en ouvrant des boutiques et en multipliant les concepts pour collecter plus d’argent.  En 2017, par exemple, un magasin appelé «Ummashop» a été ouvert à Düsseldorf, où des vêtements de la nouvelle marque «Ansaar Clothing» sont également vendus. Un restaurant, une brocante et une autre boutique sont également attribués à Ansaar, selon les médias allemands.

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