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USA: 4500 enfants de migrants seraient abusés sexuellement dans les centres frontaliers

Traduit de l’anglais américain: par Ahmed Zakaria

Le gouvernement fédéral a reçu plus de 4 500 plaintes en quatre ans liées à l’exploitation sexuelle d’enfants immigrants, détenus dans des établissements financés par le gouvernement. a révélé le New Yorke Times. 

Une augmentation des plaintes a été enregistrée, alors que la politique de l’administration Trump de séparation des familles de migrants à la frontière était déjà en place, comme l’a révélé le ministère de la Justice cette semaine.

Les dossiers, qui concernent des enfants étant entrés seuls dans le pays, ou qui ont été séparés de leurs parents, contenaient des allégations détaillées, selon lesquelles des membres du personnel adultes auraient harcelé et agressé ces enfants. Ces harcèlements porteraient notamment sur des caresses et comportements voyeuristes à l’égard de ces mêmes mineurs, voire des viols. Ils comprendraient également des cas de maltraitance présumée d’enfants par d’autres mineurs.

Entre octobre 2014 et juillet 2018, le Office de réinstallation des réfugiés, dépendant du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui s’occupe des mineurs dits, non accompagnés, a reçu un total de 4 556 allégations ou témoignages d’agression ou de harcèlement sexuels. Parmi ces allégations, 1 303 ont été transmis au ministère de la Justice. Sur les 1 303 cas jugés les plus graves, 178 étaient en effet des accusations selon lesquelles des membres adultes du personnel avaient agressé sexuellement des enfants immigrants.

« La sécurité des mineurs est notre principale préoccupation lorsque nous administrons le programme de l’UAC », a déclaré Jonathan H. Hayes, directeur par intérim du Bureau de réinstallation des réfugiés dans une déclaration, en utilisant une abréviation pour les enfants non accompagnés. « Aucune des allégations ne concernait le personnel fédéral du BRR. Ces allégations ont toutes, fait l’objet d’une enquête approfondie et des mesures correctives ont été prises au besoin».

Les dossiers ne précisent pas le résultat de chaque plainte, mais ils indiquent que certaines accusations ont été jugées infondées, ou bien qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour lancer des poursuites pénales. Dans un des cas, un membre du personnel d’un établissement de détention de Chicago a été accusé d’avoir caressé et embrassé un enfant en avril 2015, puis a été accusé d’un crime. Le rapport ne précisait pas si cette personne avait été reconnue coupable.

Les documents, rapportés pour la première fois par Axios, ont été rendus publics par le représentant démocrate de Floride, Ted Deutch, la veille d’une audience du comité judiciaire de la Chambre. Ces documents étaient relatifs à la politique de séparations familiales pratiquée par l’administration Trump à la frontière sud des Etats-Unis. Cette politique dite de « tolérance zéro », mise en place le printemps dernier, a provoqué la séparation de 2 700 enfants de leurs parents. Elle vise à poursuivre quiconque pris en flagrant délit de franchir la frontière, y compris les familles qui demandent l’asile pour des motifs humanitaires.

Durant les quatre années visées par le rapport, le nombre d’allégations ou témoignages faits au Bureau de réinstallation des réfugiés est resté plus au moins stable. Toutefois, le nombre de plaintes a augmenté après l’adoption de la nouvelle politique de séparation portée par le Président américain. De mars à juillet 2018, l’Agence a reçu 859 plaintes, soit le plus grand nombre de plaintes au cours d’une période de cinq mois, et ce au cours des quatre précédentes années. Parmi ces plaintes, 342 allégations ont été renvoyées au ministère de la Justice, selon le rapport précité.

Au cours de la dernière audience, une discussion sur les dossiers a déclenché un échange houleux entre M. Deutch et le commandant Jonathan White du service américain de la santé publique. L’an dernier, il avait déjà mis en garde à plusieurs reprises un haut fonctionnaire des services de santé ainsi que les services sociaux, quant à la politique de séparation des familles et son néfaste potentiellement néfaste sur les jeunes enfants.

Pendant l’audience et lorsque M. Deutch a lu une partie du rapport, le commandant White rétorquait: « C’est faux! »

Il s’est par la suite excusé en affirmant que « la grande majorité de ces allégations se sont avérées infondées ». Il a affirmé ensuite qu’il n’était pas au courant des accusations contre les membres du personnel qui auraient été jugées probantes.

Maghreb Facts/ source: NY-Times – https://www.nytimes.com/2019/02/27/us/immigrant-children-sexual-abuse.html

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