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Tunis : Deux attentats suicide et plusieurs questions

Par Ahmed Zakaria

La horde terroriste vient de sévir encore une fois, en plein cœur de la capitale tunisienne. Deux attentats suicides ont  été perpétrés ce jeudi 27 juin dans le centre névralgique du capital. Le premier a visé une voiture de police, faisant un mort et au moins trois blessés parmi les policiers, deux parmi les civils. Le second est survenu près d’un commissariat de police, faisant quatre blessés.

La  voiture de police a explosé dans le centre de la ville, rapporte Reuters. Selon plusieurs témoins cités par la presse locale, la déflagration a eu lieu avenue Bourguiba, principale artère de Tunis, près de l’ambassade de France. D’après des témoins, l’explosion s’est produit rue Charles de Gaulle.

Un policier interrogé par l’AFP a indiqué qu’un kamikaze « a visé la police, un civil et plusieurs policiers ont été blessés». Le ministère de l’Intérieur fait état d’au moins trois policiers et deux civils blessés, dont un a succombé à ses blessures.

A moins d’une heure d’intervalle avec le premier une deuxième déflagration a secoué la caserne de la Garde nationale. Ce deuxième attentat a fait pas moins de 5 blessés.

Au même moment où une voiture de police était prise pour cible dans le centre de Tunis, faisant cinq blessés, «à 11h00 (10h00 GMT), une personne s’est faite sauter devant la porte arrière» du complexe de Gorjani, où sont rassemblés des services de la Garde nationale et de la police judiciaire, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiane Zaaq.

Depuis l’avènement de la  révolution en 2011  et l’accession du parti islamiste Ennahdha, accusé d’avoir créé le climat favorable à la mouvance djihadiste, la Tunisie a connu plusieurs vagues d’actes terroristes.  Le dernier en date s’est produit quasiment au même endroit. Il a été perpétré par une femme qui s’était faite exploser, sur l’Avenue Bourguiba.

En attendant les conclusions de l’enquête, beaucoup de questions taraudent les esprits des tunisiens. D’abord l’identité des kamikazes qui ont perpétré l’attentat, les commanditaires et surtout s’il y aurait une réelle volonté chez les partis au pouvoir, de traiter la question des terroristes revenus des zones de Syrie de l’Irak et du Sahel. Cela D’autant plus, que l’un des deux partis de la majorité, est clairement accusé par des organisations de droit de l’homme, d’avoir entretenu des rapports douteux avec les filières djihadistes dans plusieurs pays du sanglant printemps arabe.

Tous les avis convergent sur la nécessité de faire la lumière sur cette épineuse question qui porte en elle tous les éléments qui empêcheront toute cohésion sociale ou un retour à une paix durable.

Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle en novembre 2015. 12 agents avaient été tués dans l’attaque.

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