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Trump vs Ayatollahs : La diplomatie de la force ou la force de la diplomatie

 

Par Ahmed Zakaria

Après la destruction du drone HighTech par les défenses iranienne, la maison blanche continue déployer ses forces pour ramener le régime iranien à la négociation. Conscient des échéances électorales de Trump les iraniens opposent un refus catégorique de toute négociation sous le «poids de la menace et la pression économique exercées sur le peuple»

En effet, Le drone abattu par les iraniens était un message clair à Trump. Ce dernier  commence à peine sa compagne pour briguer un second mandat. Le ayatollah Khamenay sait pertinemment que les guerres américaines sont aussi une affaire de politique intérieure. Donald Trump, n’apprécierait certainement pas que des images de cercueils de soldats américains ne viennent lui disputer la place dans les médias.

La destruction de ce bijoux technologique qu’est le drone Q-9 Repear, intervient Trois  mois  seulement, après que les militaires iraniens aient pu pirater le système de contrôle du drone. ​L’agence Fars News a par ailleurs, relayé une vidéo qui, selon elle, a été réalisée par un drone MQ-9. Comme il est précisé, l’appareil était en train de filmer les positions iraniennes au moment où l’Iran a pris le contrôle de certains de ses systèmes. Après cela, l’engin effectue un atterrissage forcé et se fait éliminer par un autre drone américain en expliquant que les systèmes iraniens de lutte radio-électronique ont pu obtenir la vidéo tournée par l’appareil en question. Une action «illégal » selon Washington, puisque l’appareil faisait « un vol d’observation au-dessus des eaux internationales ». Téhéran affirme que l’engin militaire a «violé son espace aérien».

D’autre part,  le timing des frappes précises des drones Houthis du Yémen sur les infrastructures aéroportuaires et économiques du royaume saoudien,  ne semblent nullement être anodins. beaucoup les considèrent comme une mise en garde des plus claires à l’égard des pétromonarchies.  Le pire des scénarios pour ces dernières, est que leurs tours en verre et  ports ne subissent des attaques multiples ou simultanées. Des stratèges iraniens ont  prévenu les dirigeants des  royaumes du Golfe, quant à leur vulnérabilité. « Imaginez que l’on détruise vos centrales électriques et vos centrales de dessalement d’eau combien de temps où est-ce que vous irez vous abriter de la chaleur de plomb à 60° ? Sans vos tours en verre ? » A lancé un des officiers de la garde de la révolution.

«Si un conflit se déclenche dans la région, nul pays ne sera capable d’en gérer l’étendue ni la durée. Le gouvernement états-unis doit agir de manière responsable en évitant tout dérapage dans la région en vue de protéger les vies des militaires américains», a prévenu le général le général iranien Gholam Ali Rashid, commandant du quartier général des forces armées. Ajoutant qu’un éventuel conflit au Moyen-Orient pourrait s’étendre de manière incontrôlée. c’est toutes les région qui s’embrase. l’Iran dispose non seulement de bras qui ne cesse d’étendre leurs champs d’action sur les territoire de pays du Golfe, mais aussi le redoutable Hezbollah qui assure détenir des missiles capable de couvrir la totalité du territoire d’Israël.

La Maison Blanche déploie de nouvelles forces au large de l’Iran

Entre la valse de Mike Pompeo dans la région, pour bâtir une large coalition autour de sa doctrine belliqueuse, et les  propos contradictoires de son président, une nouvelle force vient rajouter du feu au brasier du Golfe persique. Le navire de guerre amphibie USS Boxer est arrivé dans la zone d’opérations de la cinquième flotte américaine, déployée dans le golfe Persique, au large de l’Iran.

USS Boxer et son groupement tactique transportent des milliers de Marines ainsi que des avions de combat et des hélicoptères, selon l’US Navy.

La 11e unité expéditionnaire de l’US Navy, avec à sa tête le navire de guerre amphibie USS Boxer, est arrivée au large des côtes iraniennes, dans le golfe Persique qui, avec la mer Rouge, la mer d’Oman et l’océan Indien fait partie de la zone de responsabilité de la cinquième flotte américaine.

La nouvelle unité comprend également le dock de transport amphibie USS John P. Murtha et le navire amphibie de débarquement USS Harpers Ferry, indique le communiqué du Commandement central des États-Unis publié lundi. Les bâtiments remplacent des navires dirigés par l’USS Kearsarge, présents sur le théâtre des opérations depuis avril, mais qui est maintenant en rotation.

Le Pentagone avait déjà envoyé mi-mai dans le Golfe un navire de guerre transportant des véhicules, notamment amphibies, et une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement dans la région d’un porte-avions dont la présence a été justifiée par des menaces d’attaques «imminentes» attribuées à l’Iran.

Fin mai, les États-Unis avaient aussi annoncé le déploiement de 1.500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient, invoquant des «menaces persistantes» contre les forces américaines. Des appareils de reconnaissance et de surveillance et un escadron de douze avions de chasse renforçaient le dispositif.

Les craintes d’une confrontation directe entre l’Iran et les États-Unis se sont accrues la semaine dernière lorsque deux pétroliers ont été attaqués dans le golfe d’Oman, près du détroit d’Ormuz.

Les iraniens campent sur leurs positions et déclarer refuser la proposition de  négociation sans conditions préalables proposée par le président américain estimant qu’il est «contradictoire et pas crédible». Ils ont ainsi adopté la même stratégie que Trump qui pousse ses alliés comme ses adversaires au bord du précipice pour tirer le meilleur profit. Alors que certains analystes écartent la possibilité de déclenchement d’une guerre. Les Nation unis ont appelé à une réunion ce mercredi pour tenter de calmer ce jeu.

En mai 2018, Donald Trump a annoncé le retrait unilatéral des États-Unis, de l’accord sur le programme nucléaire iranien, conclu sous la houlette des Nation Unis. Il a aussitôt établissant les sanctions américaines contre la République islamique. Il s’agit entre autres d’un embargo sur les produits pétroliers, les secteurs aéronautique et minier ainsi que l’interdiction d’utiliser le dollar américain dans les transactions commerciales avec l’Iran. Ces sanctions ont touché même ses alliés européens qui ont vu avec résignation, leurs projets économiques en Iran s’écrouler. Des marchés estimés à des milliards de dollars ont ainsi changé de main au grand bonheur des chinois et les russes.

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