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Syrie: Plus de 1600 civils tués pour « libérer » Raqqa

Pour stopper le braconnage, on tue tous les éléphants !

Par Ahmed Zakaria

Alors que les ONG, accusent la coalition de l’OTAN, sous commandement américain d’avoir tué plus de 1600 civils à Raqqa, un escadron de militaires américains défie les menaces et dénonce les exactions de leurs officiers supérieurs en I0rak et En Syrie.

Deux ans à peine, de la libération de Raqqa, les langues se délient et les rapports fusent sur le carange commis par les bombardements intensifs des USA et leurs alliés sur la ville multimillénaire. Pris au piège, plus de 1 600 civils ont perdu la vie du fait des milliers de frappes aériennes américaines, britanniques et françaises et des dizaines de milliers de tirs d’artillerie des forces américaines lors de l’offensive militaire menée par la coalition contre Raqqa, de juin à octobre 2017. Cette offensive a totalement rasé cette ville qui a servi de capitale de EI, pourtant située à quelques encablures de la base américaine d’Atanaf.

Ce lourd bilan a été présenté à l’occasion du lancement du nouveau projet de recueil de données sur l’offensive qui avait pour objectif de chasser le groupe armé se désignant sous le nom d’État islamique (EI).

Ce projet d’Amnesty International Strike Trackers, a permis de définir quand chacun des 11 000 bâtiments détruits à Raqqa a été touché. Plus de 3 000 militants numériques dans 124 pays y ont participé, analysant au total plus de 2 millions d’images satellite. Le Service de vérification numérique d’Amnesty International, basé dans six universités autour du globe, a analysé et authentifié les images vidéo filmées durant la bataille. Les experts ont mené de minutieuses recherches sur place et à distance et ont récolté de nombreuses informations auprès de de plus de 400 témoins.

Par ailleurs, un escadron de militaires américains en Irak aurait subi des menaces et intimidations pour avoir dévoilé les crimes de leurs supérieurs.

Ces officiers de la marine américaine ont été « avertis par leurs supérieurs de ne pas dénoncer leur chef pour crimes de guerre, notamment pour avoir poignardé à mort un prisonnier de 15 ans, car cela pourrait leur coûter cher concernant leur carrière », a écrit mardi 23 avril le New York Times.

Sept membres des SEAL, principale force spéciale de la marine de guerre des États-Unis, ont convoqué une réunion avec leur supérieur en mars 2018 pour rendre compte de la conduite du chef des opérations spéciales, Edward Gallagher. Ce dernier, ne semble pas inquiet de son sort puisque aucune suite n’a été donnée au accusations rapportées.

Selon le New York Times, la demande d’une enquête formelle des marines a en effet, totalement ignorée.  Les SEAL avaient été également témoins que Edward Gallagher ouvrait le feu sans distinction sur des quartiers avec des mitrailleuses.

Après avoir rendu compte de la conduite de Gallagher lors d’une réunion privée avec leur supérieur en mars 2018, les SEAL ont affirmé qu’ils avaient été murés et intimidés pour avoir brisé leur silence. Leurs informations, loin d’aboutir à l’ouverture d’une enquête, ont apporté des menaces pour les soldats, ajoute le New York Times.

Ces personnes se sont finalement vues obligées d’engager leur plainte en dehors du cadre spécial des SEAL. En tout cas, Gallagher a été arrêté en septembre 2018 et il devra comparaître le 28 mai devant un tribunal militaire, ajoute la source.

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