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Melzi, le prince de la « principauté » de Club des Pins est tombé

Par Sahra Achour

Qui l’aurait cru qu’un jour Abdelhamid Melzi, l’un des hommes les plus forts du système algérien serait limogé?

Après plus de 20 ans de règne à la tête des résidences de l’Etat Hamid Melzi vient d’être limogé sur décision du Chef de l’Etat bdelkader Bensalah, selon un communiqué de la Présidence de la République.

Abdelhamid Melzi a battu tous les records de la longévité comme PDG à la tête de l’EGT SAHEL (ex-Moretti) et Club des Pins qu’il gérait d’une main de fer. On le pensait indétrônable tellement il était présenté comme un homme puissant appuyé par le système jusqu’à cette nouvelle de son limogeage qui s’est répandu comme une traînée de poudre.

La décision tombé comme un couperet est largement commenté au niveau de ces deux résidences d’Etat, à Staouéli à Alger et même en Algérie. C’est un véritable évènement. « Il était très dur comme responsable », se souvient un ancien employé à Moretti. « J’étais témoin du licenciement abusif de plusieurs de mes collègues, pères de familles de surcroît  pour des « fautes » qui n’étaient que de simples erreurs », nous dit notre interlocuteur sous le sceau de l’anonymat. « Moi même sous le poids de la pression, j’ai préféré quitter que de subir », ajoute-il.

« Il était intransigeant. On le croirait sans cœur », nous raconte un autre ancien employé à Moretti actuellement en fonction au Club des pins.

Sur la toile, les commentaires ne manquent pas. Nous avons pu lire ceci : « Merci monsieur le chef d’Etat Major, que Dieu vous préserve, débarrassez nous de toute la vermine qui a détruit ce beau pays », écrit une jeune femme répondant au prénom de Selma. Ou encore « Un grand salut à toutes celles et tous ceux qui y ont contribué à son départ ».

Cette décision intervient dans le sillage des limogeages opérés cette dernière semaine visant de hauts responsables et des PDG d’entreprises, comme celui de la Sonatrach Ould Kaddour.

Des décisions accueillies avec beaucoup de joies et qui viennent répondre à la demande populaire et redonner confiance au peuple Algérien qui réclame depuis deux mois le départ du système en place.

Faut- il rappeler, que les résidences d’Etat étaient auparavant des sites fréquentés par les algériens avant d’être fermés. Depuis le début de la protestation le 22 février, à plusieurs reprises des informations  circulaient quand à une éventuelle marche vers Club des Pins. Pour information, Melzi a été remplacé par Mourad Amrouche.

Pour autant Hamid Melzi –le communiqué de la présidence ne précise pas- est également le directeur de la Société d’investissement hôtelière (CIH), crée 1997 qui compte environ 3000 salariés, et qui gère plusieurs projets dont de nombreux hôtels de luxe. Aujourd’hui, elle active sur 11 grands projets pour construire des hôtels de luxe, des centres commerciaux, des parcs d’attractions ou des résidences haut standing.

Au mois de mars dernier, Hamid Melzi, aurait vu son son compte bancaire bloqué à la suite d’un transfert illégal de 500 milliards de centimes de dinars. L’homme, dit-on, est soupçonné ainsi que des membres de sa famille d’enrichissement illégal en profitant de sa proximité avec les dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’Etat au niveau de cette principauté de l’« Algérie utile » comme aimait-on à la désigner.

S.A

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