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« Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien? », un livre-enquête signé A. Bensaada

Par Ahmed Zakaria 
« Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ? », un livre-enquête de l’universitaire Ahmed Bensaada, consacré au Hirak, mouvement populaire de contestation et ses leaders « autoproclamés » et l’implication d’une nébuleuse d’organisations étrangères dans la vie politique et associative en Algérie, a été publié dernièrement.

Paru aux éditions Apic, cet ouvrage de 136 pages, enquête sur le parcours d’acteurs ayant fait l’actualité, pour certains inconnus des Algériens, et qui ont émergé de la houle du Hirak pour en devenir « des ténors de ce mouvement » de contestation populaire, né le 22 février 2019, « une prise de conscience collective qui a permis la réappropriation de l’espace public et une reconquête de la scène politique ».

L’auteur a focalisé son enquête sur plusieurs « célébrités du Hirak », « proposées peu de temps après les manifestations populaires par certains organismes étrangers et agitateurs professionnels ». L’objectif, analyse l’auteur, étant de « récupérer ce soulèvement populaire en vue de le dévier de sa trajectoire » et de le « mettre au service d’un plan étranger inavoué ».

Le livre-enquête lève voile sur ces « ténors autoproclamés » du Hirak et leurs liaisons « dangereuses » avec des puissances étrangères et organismes américains dont NED (National Endowment for Democracy), qui finance des organisations activant en Algérie.

Selon lui, ces « acteurs » ont été proposés pour « constituer une instance de transition et exercer les prérogatives d’une présidence collégiale » qui devra  nommer, un « gouvernement provisoire et  préparer les élections présidentielle et législative ».

Dans sa préface, Majed Nehmé note que cette enquête est une « contribution majeure pour la compréhension des jeux et enjeux qui se cachent derrière les postures nihilistes des puissances étrangères vis-à-vis de l’Algérie ».

Avec une efficacité scellée par une enquête bien documentée, l’auteur a fait perdre aux imposteurs, cette fausse bonne conscience qui était trop facilement la leur.

Le Docteur Ahmed Ben Sâada a soutenu, lors de ses conférences de presse, qu’il faisait la distinction entre le Hirak authentique des Algériens et celui propulsé par des agendas géopolitiques portant la signature du sanglant chaos du «printemps arabe ».

Très documentées, les 187 pages du livre décrivent,  à travers des faits et des personnages, comment se trompent ceux qui croient savoir ce qu’ils font, lorsqu’il le font en suivant un mode emploi empaqueté ailleurs. On a vu comment les USA, la France et l’Angleterre, en scandant «le Highly likely», s’offusquer de la soi-disant ingérence russe dans leurs élections ou dans les tourments socio-économiques, auxquels leurs peuples n’ont pas échappé.

Ces cris de vertu outragée peuvent faire sourire quand on sait que, par des organismes comme Reporters sans frontières (RSF) , le National Endowment for Democracy, (NED),  la Fondation nationale pour la démocratie et quelques autres organisations dont la fondation Soros, les USA s’emploient depuis toujours à renverser tous les gouvernements qui ne leur mangent pas dans la main. Ces officines fabriquent, forment et investissent dans des dissidences aux idéaux offshores.

Une bonne partie de ce livre-enquête pointe du doigt ces ONG qui tentent d’imposer un modèle néocolonial.  Ce modèle subit des liftings, selon la spécificité de chaque pays, mais mène inévitablement à l’asservissement, au mieux, ou à l’implosion pure et simple. Les exemples sont nombreux : l’Afghanistan, l’Ukraine, la Lybie, la Syrie, le Soudan, le Venezuela, etc…

La liste n’a cessé de s’allonger depuis la chute de l’Union soviétique et de s’ensanglanter depuis le crash financier de 2008.

 

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