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La mort de civils suscitent l’indignation suite aux frappes de drones au Mali

Après avoir exclut la composante sociale du Nord du dialogue national, la junte militaire de Bamako multiplie les actions militaire dans les régions du Nord, au nom de la « lutte anti terroriste ». Minée Bamako semblent ignorer les mise en garde des pays voisins notamment Alger quand au risque d’embrasement de tout le Sahel si le gouvernement putschiste continuait son approche « tout sécuritaire » dans sa gestion du conflit multidimensionnel qui ronge la région.

Mf

Rasheed Ghezali | Agences


En effet, frappes aériennes menées par l’armée dans le nord du Mali ont entraîné la mort tragique d’au moins 13 civils, dont sept enfants, selon Amnesty International. L’incident, survenu le 17 mars dans la région d’Amasrakad, a suscité l’indignation et a demandé une enquête.

Les survivants et les témoins dressent un tableau sombre du raid aérien nocturne. Amnesty International rapporte qu’une camionnette a été initialement ciblée lors de la première frappe. Craignant pour leur sécurité, les habitants ont cherché refuge dans un abri de fortune. Une deuxième frappe a touché le refuge, tuant neuf personnes sur le coup. Trois autres personnes ont succombé à leurs blessures et une femme enceinte auraient tragiquement perdu son enfant.

L’armée malienne affirme que les frappes avaient « neutralisé plusieurs terroristes« , ce qu’Amnesty International conteste sur la base de témoignages. Samira Daoud, d’Amnesty International, a condamné l’incident, déclarant : «  »Il est inadmissible que des familles entières puissent être tuées par des frappes de drones, sans aucune responsabilité ni justice. Daoud a en outre souligné la nécessité « d’une enquête efficace et indépendante sur les meurtres de ces civils ».

Le Mali est aux prises avec des activités djihadistes affiliées à Al-Qaïda et au groupe État islamique depuis 2012. Cette instabilité, aggravée par les groupes armés autoproclamés et le banditisme, a créé une situation sécuritaire complexe.

Le régime militaire, établi par les coups d’État de 2020 et 2021, a encore mis à rude épreuve le paysage humanitaire et politique et social du pays.

L’entrée en jeu de plusieurs acteurs étrangers, notamment le groupe paramilitaire « Wagner » et les Emirats Arabes Unis n’ont fait qu’envenimer davantage la situation. En mal d’adhésion sociale et dans l’euphorie de quelques victoires militaires, les nouveaux maîtres de Bamako qui ne contrôlent qu’à peine de 50 % du territoire, entretiennent encore, le flou autour de la fin de la période de transition. Cet enlisement alimenté la grogne sociale, d’autant plus que le mardi 26 mars 2024 marquait la fin théorique de la transition militaire conformément au décret numéro 2022-0335/ PTRM en date du 6 juin 2022. De nombreux partis politiques ont brisé le silence et invitent les autorités à fixer une nouvelle date consensuelle pour la tenue de la présidentielle.

Convaincu de l’efficacité de l’approche purement militaire dans la gestion de la crise. Le pouvoir militaire lancé récemment un processus de dialogue national sans inclure des composantes politiques et sociales importantes et signataires de l’accord d’Alger, que la junte a unilatéralement et soudainement rejeté. « Ce mépris total des particularités et de la dynamique social et anthropologique des régions, notamment le Sud et le Nord, risque d’éveiller l’ogre de la guerre civile. estiment les analystes.

Amnesty International signale une augmentation des opérations militaires maliennes, notamment des frappes de drones, contre des groupes armés depuis mi-2023. La récente escalade des opérations à Kidal et Gao aurait entraîné le déplacement de civils qui cherchaient refuge à Amasrakad, les plaçant tragiquement entre deux feux.

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