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Les forces de l’alternative démocratique s’entendent sur un pacte politique

Des partis politiques, des personnalités et des membres de la société civile regroupés sous le nom des « Forces de l’alternative démocratique » plaident pour un processus constituant souverain et une transition démocratique.

Par Madjid Laribi

Réunis aujourd’hui à Alger, au siège du RCD, les partis politiques de la mouvance démocratique, la LADDH, des personnalités et des membres de la société civile ont adopté un pacte politique pour peser sur les changements en cours an Algérie. Il s’agit du Front des Forces Socialistes. (FFS), du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. (RCD), du Parti des travailleurs (PT), du Parti Socialiste des Travailleurs (PST), de L’Union pour le Changement et le Progrès (UCP), du Mouvement Démocratique et Social (MDS), du Parti pour la Laïcité et la Démocratie (PLD), de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH). Ils ont été rejoints par des personnalités à l’exemple du Commandant Bourgaa, Ait Larbi, Djamel Zenati, Rahabi, l’ex ministre de la communication, l’économiste Bouderba, le sociologue NacerDjabi, Hakim Addad, l’Association RAJ, Une délégation du Forum de la société civile, ainsi que des syndicats.

Dans une déclaration sanctionnant cette rencontre, les signataires affirment que « nous avons souligné la nécessité de préserver le caractère pacifique, unitaire et national du mouvement populaire dans le but d’instaurer un processus constituant souverain qui prend en compte les aspirations démocratiques et sociales de l’immense majorité du peuple ».

De ce fait, ils rejettent la démarche du pouvoir et considèrent que « l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à sa régénération ».

Pour les rédacteurs de la déclaration « le pouvoir multiplie les manœuvres dans l’unique espoir de mettre en échec cette déferlante citoyenne et d’empêcher toute alternative politique crédible pour un changement démocratique radical ».

Après avoir dénoncé les arrestations qui ont touchés les porteurs de l’emblème amazigh, les acteurs qui ont pris part à cette rencontre assurent qu’aucune négociation et aucune transition démocratique ne sont possibles sans les préalables suivants :

  • La libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion
    • La libération du champ politique et médiatique.
    • L’arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les citoyens, les militants des partis politiques et de leurs organisations, du mouvement associatif, des syndicalistes, des militants de droits de l’Homme, des journalistes …
    • L’arrêt immédiat du bradage des richesses nationales et la récupération des biens spoliés

Cela passe par l’organisation d’une période de transition qui réunit les moyens politiques pour l’expression d’une véritable souveraineté du peuple et l’édification d’un Etat de droit démocratique basé sur :

– L’indépendance de la justice.
– La séparation et l’équilibre des pouvoirs
– La non utilisation de la religion à et du patrimoine et des symboles de la Nation à des fins politiques
– L’égalité en droits entre les Hommes et les Femmes
– La non utilisation de la violence pour la conquête et l’exercice du pouvoir
– le droit d’association et le droit d’organisation syndicale soumis au seul régime déclaratif
– Le droit de réunion, d’organisation et de manifestation
– La garantie par l’Etat des droits sociaux et économiques fondamentaux des citoyens
– La consécration des libertés individuelles et collectives, syndicales et le droit de grève
– La souveraineté populaire sur les richesses naturelles de la nation.
– La Consécration du rôle de l’Etat dans la conduite du développement national et la lutte contre les inégalités socio-économiques et la pauvreté.
– Le respect de tous les pluralismes.

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