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Le plan Amérique du Sud: les bases militaires US en Amérique Latine et aux Caraïbes

Traduit de l’espagnol pour Maghrebfacts par: Céline Glotz-terrier Maghrebfac

Niant  en bloc que ces émeutes en Bolivie, chili et en Colombie ne reflètent « la volonté démocratique du peuple », le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré lundi que Washington aidera les «gouvernements légitimes»  d’Amérique latine à empêcher que les manifestations, qui ont lieu dans différents pays, « ne se transforment en soulèvements ». cette déclaration vient encore une fois confirmer les analyses des cubains sur les projets américains de réanimer le plan Monroe, pour les 10 prochaines années.  Maghrebfacts a traduit de l’espagnole au français un etat des lieux et une prospective sur la politique de l’oncle Sam et ses alliés dans la région pour asseoir son hégémonie sur le continent.   La 

Les Etats-Unis ont près de 800 bases militaires dans le monde, parmi elles plus de 76 en Amérique Latine. Parmi les plus connues : 12 au Panama, 12 à Porto Rico, 9 en Colombie et 8 au Pérou, la majeur partie se concentrant en Amérique centrale et aux Caraïbes. En mars 2018 le commando Sud nord-américain, , a rendu publique une information sur sa stratégie pour notre région dans les dix prochaines années, les principaux « dangers » ou « menaces » identifiées et les façons de les affronter.

(Carte : les pays latino-américains avec le plus de bases militaires des Etats-Unis). (Fuente : source)

Le commando Sud nord-américain, en mars 2018, a rendu publique une information sur sa stratégie pour notre région dans les dix prochaines années, les principaux « dangers » ou « menaces » identifiées et les façons de les affronter. Il a mentionné Cuba, le Venezuela et la Bolivie, « la lutte contre le trafic de drogue », les réseaux illicites régionaux et transnationaux, la plus grande présence de la Chine, la Russie et l’Iran en Amérique Latine et aux Caraïbes, l’aide face aux désastres – souvenons-nous de « l’aide » apportée à Haïti face au tremblement de terre – de même que le rôle assigné aux forces de sécurité de chaque pays dans les différents secteurs liés à la sécurité interne, régionale et internationale.

L’actuel commandant du commandant Sud, l’amiral Kurt Tidd, en février 2018 a exposé devant le Congrès les scénarios planifiés pour le continent, les objectifs, moyens et stratégies en lien avec la Stratégie de Défense Nationale (2018) et la Stratégie de Sécurité Nationale (2017-2018).

«En termes de proximité géographique, commerce, immigration et culture, il n’y a pas d’autre partie du monde qui affecte davantage la vie quotidienne des Etats-Unis que l’Amérique Centrale, L’Amérique du Sud et les Caraïbe », affirme-t-il.

Les défis pour l’hégémonie, expose l’amiral états-unien, s’affronteront à travers un « Réseau de Réseaux », opéré par le Comando Sud en commun avec les agences états-uniennes et les alliés. Trois Forces de Travail Commun agiront sur ce plan : la Force de Travail Commun-Bravo (Base aérienne de Soto Cano, Honduras), la Force de Travail Commun de Guantanamo, la Force de Travail Inter-agence et Commun-Sud (Cayo Hueso, Floride).

La réponse en cas de contingence inclus : la Défense du Canal de Panama et la région du Canal de Panama ; des Opérations de contrôle de migrations ; l’Assistance humanitaire et la réponse aux désastres ; des opérations militaires unilatérales, bilatérales ou multilatérales menées à bien par les forces en réponse à n’importe quelle crise.

Selon le rapport de l’amiral Kurt Tidd, Cuba continue de menacer les intérêts des Etats-Unis dans la région, au moyen d’activité de surveillance et de contre-intelligence dans différents pays. L’exemple le plus clair est son influence sur le Venezuela (service d’intelligence et forces armées).

La Colombie est un acteur clé dans la région, au vu de sa nouvelle relation avec l’OTAN. La Colombie a investi en 2017 3,1%  de son PIB dans les dépenses militaires, l’équivalent de 9713 millions de dollars. L’investissement dans ce pays est le deuxième le plus élevé de toute la région sud-américaine, au vu de la totalité de la dépense militaire, seulement après le Brésil. Le troisième pays qui investi le plus dans son armée est l’Argentine avec 5680 millions, équivalant seulement à 0,9% de son PIB.

Au Mexique la dépense militaire a augmenté considérablement les dernières 10 années en arrivant à 47,5% (six milles millions de dollars) ce qui représente un peu plus de 2,5% du PIB. Cette augmentation a lieu en parallèle à des coupures de budget dans la science, la technologie, la santé et l’éducation.

L’installation d’une base militaire états-unienne à Neuquen, en Argentine, nous apporte une information intéressante : l’entreprise ypf a trouvé en 2011 a Neuquen un mega gisement de pétrole et en 2018 les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient construire une base d’aide humanitaire à cet endroit.

Les Etats-Unis divisent le monde en neufs Commandos, pour l’Amérique Latine et les Caraïbes. Le Commando sud, avec son réseau de bases militaires, en incluant la iv Flotte, qui est un ensemble de bases très opérationnelles et avec une grande capacité de déplacement, ce qui constitue une menace sérieuse.

Ces bases ne sont pas seulement militaires, bien que toutes le soient en leur essence. Il y a des bases qui fonctionnent comme des centres pour la guerre médiatique et pour la cyber guerre, le Commando sud travaille avec la Nasa, l’Agence d’Intelligence Géospaciale et les Forces Armées brésiliennes – et d’autres pays – sur un  projet pour la création d’un satellite pour la Source Cyber-Container Initiative : analyse des réseaux pour détecter des activités mauvaises sur le réseau. Développé en lien avec le Département de Sécurité Nationale (l ?)(DHS), le Département de Défense et le Bureau Fédéral d’Investigation (FBI).

A la visite récente de l’amiral Kurt W. Tidd, en Colombie, s’ajoute la réunion multinationale de sécurité maritime à Miami. Dans cette réunion – la première a eu lieu en décembre 2017 – une carte d’intention a été signée entre les Etats-Unis, la Colombie et le Mexique, pour « protéger la souveraineté des eaux territoriales et les zones économiques exclusives de chaque nation ». Cette « sécurité maritime » couvrirait le Golfe du Mexique, une partie de l’Amérique Centrale et les Caraïbes colombien.

Ces dernières années, le Pérou s’est aussi converti en une pièce clé du déploiement militaire des Etats-Unis dans la région avec l’installation de bases dans la forêt péruvienne et les Centres d’Opération d’Urgence Régionale (COER).

Pendant que l’amiral Kurt W. visitait la Colombie, le ministre de la défense, Oscar Aguad et la ministre de la défense, Patricia Bullrich du Gouvernement argentin, se réunissaient aux Etats-Unis avec des fonctionnaires du Département d’Etat, du fbi, la dea et avec des dirigeants du Comando Sud. Argentine a autorisé les Etats-Unis à installer une base militaire sur la Triple Frontière, entre son territoire, le Paraguay et le Brésil, pendant que Bullrich signait un accord pour créer un Centre d’Intelligence Régionale à Ushuaia (Patagonie argentine).

Au début du mois de janvier 2018 l’arrivée de personnel militaire états-unien au territoire panaméen s’est ébruitée, une force militaire qui devait rester après les élections en avril, au Venezuela. L’excuse : « la défense du canal de Panama ».

Le siège se ferme, la guerre que les Etats-Unis mènent contre le Venezuela nécessite une force régionale qui intervienne non seulement sur le plan économique et politique, mais également sur le plan militaire.

L’ingérence renouvelée directe et indirecte sur les forces armées, la police nationale et la souveraineté nationale de l’Equateur, facilitée par le gouvernement de Lenin Moreno, qui inclut d’apporter une capacitation, l’intelligence, des échanges d’informations et l’accès à des collèges militaires, où des officiers équatoriens pourront « se former », la présence de militaires états-uniens sur le sol équatorien, le prétexte de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues, constitue un sérieux danger. Le sub-commandant du Comando Sud, Joseph P. DiSalvo, de visite en Equateur, s’est réuni avec les plus grandes autorités pour «coordonner les actions». 

« Nous devons penser à une stratégie nouvelle qui plus qu’un Plan Colombie soit un plan Amérique du Sud, où tout le monde pourrait combiner ses efforts pour lutter contre ça », a exprimé DiSalvo dans un entretien donné aux médias équatoriens.

La renaissance de la Doctrine Monroe, évoquée par Tillerson quand il a avertit de la menace que représente pour « nos valeurs démocratiques » la présence commerciale de la Chine et de la Russie dans la région, montre un renouvellement de la pire ligne d’action de la pensée impériale.

L’objectif de l’empire est de mettre en place la présence militaire dans la région dans le but d’assurer ses intérêts hégémoniques dans l’hémisphère, de consolider un front contre le Venezuela et de perpétuer sa domination sur les immenses ressources de l’Amérique Latine et des Caraïbes. La phrase de Bolivar semble acquérir aujourd’hui plus de valeur que jamais « Les Etats-Unis semblent destinés par la providence pour couvrir de misère l’Amérique au nom de la liberté ».

1www.southcom.mil/Portals/7/Documents/USSOUTHCOM_Theater_Strategy_Spanish_(FINAL).pdf?ver=2017-10-26-124307-193&timestamp=1509036213302

2www.southcom.mil/Portals/7/Documents/Posture%20Statements/SOUTHCO…

3www.southcom.mil/Portals/7/Documents/Posture%20Statements/SOUTHCO…

4www.defense.gov/Portals/1/Documents/pubs/2018-National-Defense-S…

5Estrategia del teatro 2017-2027 comando sur de los ee. uu.

www.resdal.org/ultimos-documentos/usa-command-strategy.pdf

www.defense.gov/Portals/1/Documents/pubs/2018-National-Defense-Strategy-Summary.pdf

Source: http://www.granma.cu/ ÓRGANO OFICIAL DEL COMITÉ CENTRAL DEL PARTIDO COMUNISTA DE CUBA

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