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La situation de plus en plus explosive au Soudan

L’Armée déposera-t-elle Omar El Béchir ?

Par Said OURABAH

Les manifestants soudanais se sont rassemblés ce samedi et dimanche, devant le quartier général de l’armée soudanaise, pour demander à l’armée d’user de sa force pour démettre le Président Omar El Béchir, au pouvoir depuis son coup d’état du 30 Juin 1989, après le renversement du gouvernement de Sadeq El Mahdi.

Malgré l’état d’urgence décrété le 22 février,les contestataires ont décidé de poursuivre leur mouvement jusqu’au renversement d’El Béchir. Le bilan de ses deux jours est de 6 morts.

Le mouvement de contestation, qui secoue le Soudan depuis le 19 décembre 2018, s’est propagé après la décision du gouvernement soudanais d’augmenter et de tripler le prix du pain. Les manifestations se sont radicalisées jusqu’à exiger la démission du Président El Béchir et d’enclencher des réformes politiques et économiques.

Le Soudan fait face à une crise économique aigue, avec la baisse des prix de pétrole et la perte de trois quart de ses réserves en pétrole depuis la séparation du Soudan du Sud en 2011. L’inflation a atteint les 70%. Par ailleurs, le président En Béchir avait fait interdire tous les partis politiques depuis et instauré la charia.

En dépit des violences qui ont et les morts qui ont émaillé la révolte de la population soudanaise, l’armée n’a pas été impliquée dans les opérations de rétablissement de l’ordre. Les observateurs politiques se demandent si  cette armée qui, jusqu’à présent toujours impliquée dans la vie politique du Soudan, restera sourde à l’appel des contestataires. Selon des rapports de presse, l’armée protègerait les manifestants devant le palais présidentiel et des affrontements auraient éclaté entre cette dernière et la police anti-émeute. Un soldat aurait et un manifestant ont été tués selon Sudan Tribune.

Aujourd’hui, selon les dernières informations diffusées par des activistes, la foule encercle l’immeuble de la radio et télévision d’Etat. Depuis le début de ce mouvement de contestation, quinze civils et 42 membres des forces de sécurité ont été blessés et 2 496 manifestants ont été arrêtés à Khartoum, selon, le ministre de l’Intérieur Bishara Jumaa dans un communiqué.

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