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Israël met la main sur 30% d’une société d’énergie marocaine | Le Maroc continue de brader ses bijoux de famille

Le chef de la mission israélienne au Maroc, David Govrin, a révélé, mardi 8 mars 2022, que la société israélienne, Maron Energy, a acquis 30% des actions de la société marocaine, Gaia Energy, qui travaille dans le domaine de l’énergie, avec un investissement de 1,2 milliard de dollars. Avec une dette publique extérieure dépassant les 103 milliards de dollars et une crise multiforme mettant les voyants sociaux et économique au rouge. Le Makhzen semble ne trouver d’autres moyens que de brader les richesses du pays, pour sauver les meubles du palais.
MF

Par | Heeba Nawel


Cette acquisition est un autre épisode d’un long feuilleton de bradage qui semble faire le bonheur de l’oligarchie marocaine et ses nouveaux soutiens. Avec des dettes extérieures évaluées à plus de 103 milliards de dollars et d’un déficit budgétaire de 22 milliards de Dirham et une crise économique et sociale qui semble s’enliser avec la crise énergétique mondiale. Le pire ce bradage touche de plus en plus, les secteurs de souveraineté et à leur tête l’eau et l’énergie.

Puisant tous les plans possibles pour calmer la grogne sociale au bord de l’explosion, le gouvernement du milliardaire Aziz Akhenouche a brisé tous les verrous, pour atteindre un point de non retour.

L’économie marocaine dominée par quelques familles qui s’agglutinent autour de l’Etat, accaparant les richesses du pays placées dans des paradis fiscaux dans le cadre d’un « système rentier, étouffe. Il faut coûte que coûte sauver le régime de plus en plus explicitement contesté. certaines banques et compagnies internationales, notamment israélienne comptent bien en profiter, en échange de soutien via le lobbying, en faveur des questions politiques intérieures ou à l’internationales, tel celui lié au conflit avec la République Sahraoui.

Résolument pessimiste, l’économiste marocain, Fouad Abdelmoumni explique que le Maroc a atteint « les limites de ses capacités de mobilisation de fonds sur les marchés financiers internationaux » en raison da la baisse drastique de sa croissance économique en 2020 et son important endettement extérieure. cette dette ne cesse de ce creuser par la crise mondiale et la guerre d’usure contre le Polisario qui mobilise des millions de dollars par jours, que le régime veille à garder secret le coût exact.

Le Groupe de Phosphate OCP propriété Mohamed VI et principal pourvoyeur des devises pour le pays, donne à lui seul le pire des exemple sur l’Etat de la gestion et la redistribution des richesses du pays. A part servir à contenir les crises sociale et politiques, ce groupe considéré comme une institution souveraine, et une « vache à lait » pour le régime en place (selon les termes du journal Le Monde), n’a pas d’archive comptable.

En effet, la destination des bénéfices du phosphate sont inconnues, et il n’y a pas de détails précis sur la taille des fonds détournés, à l’exception de ce qui a été déclaré par l’Association marocaine pour la protection des trésors publics au cours de l’année 2011, lorsqu’elle a signalé un détournement de 10 milliards de dirhams (environ un milliard de dollars), alors que ses bénéfices étaient estimés à environ 540 millions de dollars (5,4 milliards de dirhams) ! Ce qui a poussé le magazine « Northern Miner » à considérer ces chiffres comme « douteux et inexacts ». Le magazine affirme que l’institution est entourée de mystère sur ses ressources , et elle ne liste même pas ses transactions financières en bourse , ce qui empêche un accès transparent sur les chiffres réels du commerce de phosphate dans le pays. l’OCP selon le Magazine spécialisé, n’avait pas non plus d’archives comptables, ses transactions commerciales n’étant pas soumises à des audits comptables.

Au milieu de cette gabegie, il semble que l’entité sioniste intensifie ses actions pour consolider son influence au Maroc notamment dans les secteurs stratégiques. Le 22 février, le Maroc et Israël ont signé un accord dans le domaine économique, visant à renforcer la coopération commerciale bilatérale et les investissements conjoints. Le volume des échange devrait passer de 130 millions à 500 millions de Dollars d’ici 5 ans.

Il y quelques mois et malgré les mises en garde de certains experts marocains, une société israélienne leader dans la production d’avocatiers a pu s’accaparer de vastes étendues de terres pour la culture de ce fruit extrêmement consommateur de ressources hydriques.

Ces experts se sont indignés contre de cet « irréfléchi bradage » du foncier agricole et des ressources hydriques, alors que le pays souffre d’une sécheresse jamais connue depuis des décennies. Un des économistes exilé a même expliqué que « cette opération sonnerait plus comme une délocalisation de l’activité d’Israël vers le Maroc, afin d’économiser l’eau qui devient de plus en plus rare dans les territoires occupés ». Notons qu’Israël n’irrigue ses avocatiers que par les eaux usées traitées.

Bradage et « trafic d’influence », existe-t-il une place pour le bien commun au Maroc ?  


Alors que le pays sombre dans une profonde crise énergétique suite à la rupture du contrat gazier avec l’Algérie, l’actuel chef du gouvernement Akhenouche, a encore brillé par un scandale avec la compagnie britannique Sound Energy qui a mis la pression sur le régime en le menaçant de plier bagage si ses arriérés fiscaux ne sont pas revus.

Cette « menace » est intervenue mi-2019, alors que l’entreprise commençait à se soustraire à ses obligations fiscales envers l’État marocain. La situation a stagné pendant de longs mois jusqu’à l’arrivée de l’actuel chef du gouvernement et propriétaire de la société Ifriqiya Gaz, suite à des élections jusqu’à présent, contestée par une large tranche de la société marocaines.

Une convention est signée entre Aziz Akhenouche, le patron du Rassemblement national des indépendants, via sa société Ifriqiya Gaz, et Sound Energy pour acheter des actifs de la société britannique d’une valeur de 2,8 millions de dollars.

Suite à cette annonce, les actions de la compagnie britannique ont enregistré une hausse de 11% à la Bourse de Londres. Ce qui a fait que chaque actionnaire de la société (y compris Aziz Akhenouche), gagneraient 1,84 pence pour chaque action.

Le site britannique Morningstar a publié des données selon lesquelles la direction fiscale marocaine du ministère des Finances dirigée par Mohamed Benchaaboun membre du parti d’Akhenouche, avait abandonné les créances fiscales, après plusieurs séances avec une commission de l’administration fiscale mise en place à cet effet et dont l’écrasante majorité de ses membre sont affilié au parti du chef du gouvernement et patron de Ifriqiya Gaz.

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