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Hongrie : Les migrants privés de nourriture

Par Ahmed Zakaria

Les vagues de migrants provoquées par les guerre au Moyen Orient et en Afrique du Nord ont en effet, porté ces partis d’extrême droite, à surfer sans complexe, sur la poussée sans précédents, de sentiment  Nationalistes et anti étrangers dans certaines sociétés européennes.

Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a assuré détenir des informations  indiquant que le gouvernement Hongrois « prive délibérément de nourriture les migrants déboutés du droit d’asile. »

« Au moins 21 migrants attendant d’être expulsés avaient été privés de nourriture par les autorités hongroises, dans certains cas jusqu’à 5 jours », depuis août 2018, pointe le haut-commissariat. Et ce n’est pas la première fois que le pays de l’Union européenne, qui doit gérer un flux de migrants notamment venus de la Serbie voisine, est décrié pour cette pratique.

En septembre 2018, la haut-commissaire Michelle Bachelet avait déjà accusé la Hongrie de ne pas distribuer de nourriture aux migrants retenus dans des zones de transit à la frontière avec la Serbie. Les autorités hongroises avaient promis de mettre fin à cette pratique à la suite d’une mise en garde de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Toutefois,  le gouvernement hongrois conduit par Viktor Orban n’est manifestement pas prêt à respecter ses engagements. Le parti d’extrême droite au pouvoir, semble être stimulé par les prévisions qui donneraient gagnants, les partis de droite des autres pays de l’Union aux prochaines élections européenne. Les vagues de migrants provoquées par les guerres au Moyen Orient et en Afrique du Nord,  ont en effet, porté ces partis d’extrême droite à surfer sur la poussée sans précédents de sentiment Nationalistes et anti étrangers dans certaines sociétés européennes.  pourtant la plupart des pays de l’union sont impliqués d’une manière directe ou indirecte dans ces conflits.  La question de migration a semé la division entre les pays de l’Europe. Ces pays sont prétendent tous être d’accord sur le respect des traités de droit d’asile, mais chacun tire les conclusions qui conviendrait à sa situation interne.  Ce qui a donné de fil à retordre aux extrémistes et jouer ainsi, sur cet échec.

« Toutefois, nous regrettons qu’en l’absence d’une modification claire du cadre légal, des rapports suggèrent que cette pratique se poursuit », a déclaré la porte-parole du Haut-commissariat, Ravina Shamdasani. Elle a indiqué qu’une fois leur demande d’asile rejetée, tous les migrants adultes, à l’exception des femmes enceintes et allaitantes, « sont délibérément privés de nourriture ».

Au début de la semaine, le gouvernement hongrois a affirmé, sur un blog officiel, que « les demandeurs d’asile dont la demande est en cours d’examen continuent de recevoir une aide alimentaire et un abri comme cela a toujours été le cas ». Mais il a reconnu que « la Hongrie n’est pas responsable de ceux qui ne demandent pas l’asile, ni de ceux dont la demande a été rejetée ».  « Ils peuvent retourner en Serbie »  a répondu, le premier ministre Hongrois.

En outre, la Hongrie a ajouté que les migrants déboutés étaient libres de quitter le pays et de retourner vers la Serbie. Le Haut-commissariat rejette cet argument en soulignant que ces départs « volontaires » pourraient conduire les migrants à « entrer illégalement en Serbie en violation de la loi serbe ».

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