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Hamrouche appelle à un accord sur l’organisation de l’Etat avec le concours de l’armée

Par: M.T. At Said

Dans une longue lettre publiée ce lundi par le quotidien El Watan, l’ancien chef de gouvernement, Mouloud Hamrouche, a jugé « primordial » pour les Algériens d’obtenir un accord sur « le schéma final de l’organisation de l’Etat et ses pouvoirs régaliens ». De même qu’il a appelé l’armée qui s’est mise du côté du peuple à « contribuer au parachèvement de l’édification de l’Etat national ».

Mouloud Hamrouche estime, dans cette contribution intitulée « Impasses, menaces et issues »,que  « la question n’est pas de savoir qui détient aujourd’hui plus de capacité, suffisamment d’intelligibilité et de ressort pour sauver le pays et son armée », mais « comment contribuer à canaliser cette vitalité et ce génie d’un peuple puissant par sa jeunesse et par son émigration, en Europe et par le monde, qui tient à faire aboutir son projet ‘Algérie ».

Selon lui ce serait « exagéré de croire que la démission de Bouteflika, la désignation du chef de l’Etat intérimaire, l’organisation d’une présidentielle vont colmater toutes les failles, faire disparaître tous les griefs, soigner tous les stigmates et concrétiser toutes les espérances ».

Pour celui qu’on appelle l’homme des réformes, « cela risque de nous faire perdre de vue des leçons précieuses de l’histoire de notre jeune gouvernance à l’algérienne qui nous a conduit là où nous sommes aujourd’hui et nous faire oublier de ruineux gaspillages en temps et en ressources humaines et financières ».

D’après Mouloud Hamrouche, les semaines à venir seront « critiques et décisives pour démontrer si les élites politiques seront capables d’aller de l’avant en mettant à l’abri l’Etat et l’armée par le développement de vrais instruments et mécanismes d’une démocratie gouvernante et d’un vrai contrôle par de vraies institutions et de vrais élus ».

L’ex-chef du gouvernement a également souligné la nécessité de « mettre l’armée définitivement à l’abri des conflits politiques partisans, permettra de servir de base politique au gouvernement ou d’être un outil entre les mains d’un omnipotent ».

Pour Mouloud Hamrouche, le hirak,  a évité à l’armée « d’intervenir et de garder sa cohésion intacte  et de « ne pas être une cible fragile à détruire par d’autres puissances étatiques étrangères, particulièrement méditerranéennes ou de l’OTAN, à l’instar de celles de l’Irak, de la Libye et de la Syrie ».

 

 

 

 

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