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Un premier Mai sur le mode « Hirak »

Les travailleurs veulent se réapproprier la Centrale UGTA

Par Said Ourabah

La fête des travailleurs fera encore une fois cette année l’impasse sur les revendications socio-économiques des millions de travailleuses et de travailleurs et à l’amélioration de leurs conditions de travail.

Cette année, les travailleuses et travailleurs vont fêter l’anniversaire du 1er mai pour montrer leur soutien au mouvement populaire en cours pour revendiquer le départ du système oligarchique prédateur, corrompu et corrupteur favorisé par la gouvernance de Bouteflika et ses frères.

Ces oligarques, tellement puissants et solidaires dans un système politique ou l’impunité est maitre à bord ont usé par tous les moyens pour empêcher l’émergence de structures syndicales. Rebrab, le PDG de CEVITAL ne s’est pas empêché en 2012 de se déplacer à Bejaia pour avorter et casser la grève des ouvriers réclamants augmentation des salaires et le droit à la création d’une section syndicale en distribuant 50000 dinars pour chaque gréviste et licencier les meneurs sans aucune protestation d’une UGTA qui s’est employée à nous vendre les bien faits du pacte social.

UGTA : Sidi Said laisse la place aux contestataires

La centrale syndicale UGTA, en pleine tourmente et léthargie en attendant le congrès prévu pour le 20 et 21 Juin 2019,  fait profil bas cette année contrairement aux années précédentes ou elle nous a habitué à cheminer avec le patronat sur le dos de la classe ouvrière.

Par contre les contestataires de Sidi Said et de son secrétariat, organisés en « coordination libre », composée des UW de Bejaia,Tizi Ouzou, Tlemcen et Saida ainsi que la fédération de la mécanique et l’union local de la zone industrielle de Rouiba ont appelé à un rassemblement devant le siège de l’UGTA à la place du 1er Mai à Alger,  pour exprimer leur soutien au mouvement populaire, dénoncer les résolutions de la réunion de la commission exécutive nationale du 11 Avril  à Oran et condamner les décisions prises par le secrétariat national à l’encontre des cadres syndicaux opposés au S.G de la centrale.

La coordination fondée par les contestataires appelle les travailleurs à la réappropriation du siège du syndicat UGTA et à la tenue d’une réunion de la CEN à l’issue du rassemblement.

Les syndicats autonomes veulent occuper le terrain.

Face à l’absence de l’UGTA, la dizaine de syndicats autonomes réunis au sein de la Confédération des Syndicats Algériens non encore agréée, ont appelé à une grandiose manifestation qui aura comme point de départ la place du 1er Mai en face du siège de l’UGTA pour arriver à la place de grande poste.

Par cette manifestation, les syndicats affiliés au CSA espèrent démontrer leur force de mobilisation et affirmer leur représentativité dans tous les secteurs.

Le secrétaire générale du syndicat SATEF, Boualem Amoura et dirigeant du CSA, dans une déclaration sur le plateau de la chaine de télévision Dzair TV a estimé que « le 1er Mai ne peut être une journée de fête mais une journée de deuil vu les conditions socio-économiques de la majorité des travailleurs ». M. Amoura, a tenu à réaffirmé le refus de leur confédération de tout dialogue avec le gouvernement Bedoui.

S.O.

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