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Après les propositions de Gaid Salah

Par :Madjid Laribi

Quid de la période de transition

L’application de l’article 102 de la constitution, annoncé par Gaid Salah, vice-ministre de la défense et chef d’état-major de l’ANP, aujourd’hui, lors de sa visite dans la quatrième région militaire, ne semble pas, du moins pour l’instant, satisfaire le mouvement de contestation enclenché le 22 avril, d’abord contre le 5éme mandant puis contre le système en entier.

Ainsi, en se référant à la loi fondamentale, le chef des armés avait souligné à Ouargla qu’ « il devient nécessaire, voire impératif d’adopter une solution pour sortir de la crise, qui répond aux revendications légitimes du peuple algérien, et qui garantit le respect des dispositions de la Constitution et le maintien de la souveraineté de l’État. Une solution à même d’aboutir à un consensus de l’ensemble des visions, et faire l’unanimité de toutes les parties, à savoir la solution stipulée par la Constitution, dans son article 102 ».

Les premières réactions des citoyens sur les réseaux sociaux,  depuis la déclaration de Gaid Salah,  versent dans le même sens pour refuser une énième arnaque. Le départ de Bouteflika ne suffit plus, c’est le départ de tout le système qui est exigé, depuis maintenant plusieurs semaines, par la rue algérienne. « Pourquoi n’ont-ils pas appliqué le constitution depuis des années »,disent les commentaires.

En fait, très peu dans la rue croient à tout ce qui émane des responsables qui ont accompagnés le système. Plus de confiance. Pour le mouvement de contestation, il n’est pas possible de changer quoi que ce soit en reprenant les mêmes instruments qui ont mené l’Algérie à la situation actuelle. Tout ce qui vient du système, ses personnes, ses lois, ne peuvent réaliser le changement tant réclamé et crié fort chaque vendredi.

Aujourd’hui, une solution doit être recherchée pour ne pas aller vers le pire. Une solution qui doit passer forcément par une période de transition. Cette transition, selon le chef d’état-major, passe par l’application de l’article 102 qui s’étalera sur au moins quatre mois. De son côté, le mouvement populaire redoute un autre simulacre qui va permettre aux tenants du pouvoir d’organiser une élection à la Naegelen pour perdurer encore. La rue veut des hommes nouveaux, propres et honnêtes, pour gérer la transition avant l’organisation d’élections qu’elles soient présidentielles ou législatives afin de s’assurer que sa révolutionne ne serait pas vaine.

 

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