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Algérie : grave dérive, l’éditeur du livre-enquête sur les imposteurs du Hirak agressé

 Communiqué des Éditions Apic au sujet d’une agression physique sur la personne de l’éditeur Karim Chikh

Nous portons à la connaissance de nos compatriotes que le jeudi 25 juin 2020, aux environs de midi, l’éditeur Karim Chikh a été victime d’une agression violente à l’intérieur de son domicile attenant à notre siège social. Il n’a eu la vie sauve que grâce à l’arrivée des voisins alertés par le tumulte de la lutte obligeant l’agresseur à prendre la fuite.

Notre décision, après mûre réflexion, de rendre publique cette agression, n’est pas celle de rapporter un « fait divers », usant de notre « statut d’éditeur », ni de dévoiler les détails de cette attaque organisée ou de court-circuiter les investigations des policiers en possession des indices et des dépositions de la victime et des témoins.

Seule l’enquête en cours des services compétents de la police judiciaire chargés de cette affaire déterminera le mobile exact de cette agression et dissipera ou confirmera notre crainte de la voir liée à notre travail d’édition. Nous ne pouvons pas ignorer la réalité de la concomitance de notre dernière publication avec le front de violence ouvert et nourri sur les réseaux sociaux et sur d’autres podiums qui nous prennent pour cibles avec d’autres personnes.

Dans cette atmosphère d’hystérie, de discorde et d’invective, la violence symbolique, celle qui excommunie toute opinion dissonante et qui favorise d’autres formes de violence a atteint un degré que nous jugeons très inquiétant.
Nous appelons à la vigilance de nos compatriotes.

« L’Algérie nouvelle » ne peut pas naître dans de telles formes de polémiques qui interdisent toute réflexion, tout examen des déclarations publiques des uns et des autres ; elle ne peut exister que sur la base de débats démocratiques, sincères et pluriels. N’est-ce pas cela même la règle que l’expression publique autorise ?

Un débat algérien contradictoire inclusif, vif et constructif est aujourd’hui plus que nécessaire, c’est un devoir, un espoir, une résonance aux aspirations des millions d’Algériens qui ont appelé à (re)construire et à « oser inventer l’avenir ».
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