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Algérie: 10 ans de prison requis à l’encontre du richissime « El Boucher »

Par Ahmed Zakaria

ALGER – Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, mercredi, une peine de 10 ans de prison et d’une amende d’un million de DA  à l’encontre de Kamel Chikhi, dit « El Boucher », pour sa première affaire liée aux Conservateurs fonciers. Pendant le procès l’accusé qui  attend d’être jugé pour l’autre affaire « Cocaïne gate », a affirmé avoir arrosé un beau monde dans la sphère politique en ayant tout filmé.

Après une audience qui a duré toute une journée, le procureur de la République a requis  cette peine pour « incitation à l’abus de pouvoir et octroi de pots-de-vin à des fonctionnaires des services d’urbanisme d’Alger en contrepartie d’indus services ».

En outre, le ministère public a requis la saisie de tous les avoirs issus du crime avec des peines allant de  02 à dix 10 ans de prison et des amendes de 50.000 DA à 1.000.000 DA à l’encontre des 12 autres détenus poursuivis pour abus de pouvoir et de fonction et acceptation de pots-de-vin et de cadeaux de l’accusé principal « El Boucher » en contrepartie de  » facilitations administratives pour la réalisation de ses projets immobiliers ».

El Boucher a semble-t-il prévu des jours sombre  en se montrant plus prévoyant, à l’inverse des véreux corrompus. Il a tout filmé pour pouvoir les tenir par la suite en laisse ou alors les entraîner avec lui dans l’abîme.  Kamel Chikhi a en effet, tout filmé. Les vidéos projetées pendant l’audience ont eu l’utilité d’écourter les tracasseries et les longueurs que pourrait prendre un procès pareil.

Interrogé par le juge sur les raisons  d’avoir filmé au siège de sa société,  des scènes montrant l’octroi  d’argent liquide en dinar et en devise  et de passeports de Hadj. Le principal accusé  a soutenu que  « les sommes offertes à des responsables de services de la construction et de l’urbanisme dans plusieurs communes d’Alger n’étaient que des aides financières, des aumônes ou des emprunts ».  Pour les maintenir sous son emprise  Chikhi  a fait chanter ces personnalités en leur envoyant les vidéos via WhatsApp.

Kamel Chikhi est poursuivi dans 4 affaires, dont celle de la saisie de cocaïne au port d’Oran en mai 2018. Il avait promis quelques jours après être frappé par l’interdiction de quitter le territoire que sa chute entrainerait celles de beaucoup de tête du système.  Cette affaire est appelée à traîner des grosse figures dans le monde politique et sécuritaire.

Pour le moment les enquêtes préliminaires instruites dans l’affaire de saisie de cocaïne avaient révélé l’implication, aux côtés de Kamel Chikhi, de plusieurs personnes dans des faits liés à la corruption et à la perception d’avantages en contrepartie de facilitations dans le cadre d’une autre activité telle que la promotion immobilière.

L’interrogatoire des accusés, en l’occurrence des fonctionnaires ou chefs de services de l’urbanisme au niveau de plusieurs communes à Alger, a montré que ces derniers se rendaient régulièrement au siège de la société de Kamel « El Boucher » pour recevoir des sommes d’argent en contrepartie et d’autres gratifications.

 

Son hobby  est de filmer tous ceux qu’il corrompt, “ le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables politiques.  5 disques durs  seraient entre les mains des enquêteurs.

Les enquêteurs des services de sécurité et ceux désignés par le ministère de la justice ont travaillé  d’arrache-pied sur les  pièces à conviction que sont les vidéos que faisaient   d’une extrême importance.

Lors des différentes perquisitions opérées au niveau des locaux et domiciles appartenant à Kamel Chikhi, le richissime homme d’affaires et principal suspect dans l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran, les enquêteurs ont récupéré pas moins de 5 disques dures contenant toutes les vidéos qui retracent les entrevues de cet homme d’affaires controversé avec des hauts responsables politiques ainsi que des magistrats.

Des indiscrétions ont révélé qu’ au cours de ses investigations,  les juges d’instruction du pôle pénal spécialisé du Tribunal d’Alger ainsi que l’inspecteur général du ministère de la Justice s’appuient sur le décryptage de toutes ces vidéos pour convoquer les personnalités influentes qui ont entretenu, par le passé, des relations d’affaires avec le principal suspect du scandale de la cocaïne du port d’Oran.

C’est grâce à ces vidéos que de nombreux hauts responsables dont l’ex patron de la sûreté national le général Hamel, auraient  été identifiés pour être entendus au cours de l’enquête déclenchée à propos de cette affaire aux allures de scandale d’Etat

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