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Adhésion d' »Israël » à l’UA: le Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique Australe s’y oppose à l’unanimité

LILONGWE (Malawi) – Les participants au 41ème Sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) ont exprimé mercredi leur objection à la décision de la Commission de l’Union africaine d’accorder à l’entité sioniste le statut d’observateur au sein de l’organisation panafricaine.

Le sommet a réuni les chefs d’État et de gouvernement : Afrique du Sud, Botswana, République démocratique du Congo, Madagascar, Malawi, Mozambique, Tanzanie, Zimbabwe, Namibie, Eswatini, Lesotho, Angola, Comores et Zambie.

« Le sommet exprime son inquiétude et son objection à la décision unilatérale prise par la Commission de l’Union africaine d’accorder à « Israël » le statut d’observateur au sein de l’Union africaine« , indique un communiqué ayant sanctionné ce sommet de deux jours tenu au Malawi.

Les 15 chefs d’Etats membres de la SADC, viennent par leur décision renforcer le front conduit par l’Algérie, visant à contrecarrer la présence d' »Israël » au sein de l’organisation Africaine.

En effet, au lendemain de l’annonce de cette décision « unilatérale est sans consultation préalable », l’Algérie est parvenue, par voie diplomatique, à inscrire la question de l’admission de l’entité sioniste à l’UA, à l’ordre du jour du prochain Conseil Exécutif de l’UA, pour statuer sur les réserves exprimées par des Etats membres ayant rejeté la décision de Moussa Faki, le président de la Commission de l’Union Africaine. « les modes de fonctionnement de l’UA ne permettent aucune possibilité pour les quatre-vingt-sept Etats observateurs extra-africains d’influencer les positions de l’Organisation continentale, dont la détermination est la compétence exclusive de ses Etats membres ».

Plusieurs pays membres de l’UA, se sont mobilisés derrière la diplomatie algérienne dont la Tunisie, la Mauritanie, la RASD, l’Egypte, la Libye les Iles Maurice, et Djibouti, le Niger, le Sénégal . Le front a été renforcé ensuite, par d’autres membres de l’UA, dont l’Afrique du Sud qui a joué un rôle décisif dans le sommet de la SADC, qui compte 15 pays membres, afin de décrocher l’adhésion unanime à la décision de rejet. Les ambassades de Jordanie, du Koweït, du Qatar, du Yémen ainsi que la délégation de la Ligue arabe ont exprimé leur solidarité de leurs pays respectifs, sur cette question.

Pour rappel, le 22 juillet et suite à une réunion entre le Président de la Commission de l’union Européenne, le Tchadien Moussa Fakki, l’Ambassadeur de l »Israël » à Addis Ababa et l’ambssadeur du royaume du Maroc, Moussa Fakki a annoncé sa décision d’integrer Tel-Aviv en tant que membre d’observateur au sein de UA. Depuis, plusieurs réactions de la part des pays africains pour lesquels, accorder le statut d’observateur à une puissance occupante d’apparthied, est « contraire aux principes et objectifs de l’Acte constitutif de l’Union africaine », en particulier « au moment où « Israël » multiplie ses actes d’oppression en violation totale du droit international et au mépris des droits de l’Homme du peuple palestinien ».

Dès ses débuts, l’adhésion massive des Etats membres de l’organisation continentale à la position algérienne qui vraisemblablement, va réussir au prochain Conseil exécutif de l’UA,n’a pas été du goût de Tel-Aviv.


Yaïr Lapid ministre « israélien des affaires étrangères, a choisi Rabat Pour répondre à l’initiative algérienne

La semaine dernière, le ministre « israélien » des affaires étrangères, Yaïr Lapid a profité de sa présence au Maroc (pays membres de l’UA), pour lancer des provocations explicites envers l’Algérie, en déclarant que « Israël » et la royaume Marocain « partagent les mêmes inquiétudes au sujet du rôle joué par l’Algérie dans la région, son rapprochement avec l’Iran et la campagne qu’elle a menée contre l’admission d’Israël en tant que membre observateur de l’Union africaine”. Considérant qu’il s’agit que d’une simple provocation, Alger semble avoir opté plutôt pour les actes. avec la décision de la SADC, l’initiative de l’Algérie portée au Conseil exécutif de l’UA jouit dores et déjà de l’adhésion de la majorité des membres.

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