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A parti d’Alger, l’Administration Biden met fin à la diplomatie des Tweets

Non ce n’est pas un tweet, mais c’est à partir d’Alger que les USA ont réitéré la  sur le nécessité d’un retour à la légalité internationale, et au règlement de ce conflit opposant le Maroc au Polisario, sous l’égide de l’ONU. C’est ce qu’a a indiqué le secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires du Proche-Orient, Joey Hood, à partir d’Alger. Le diplomate américain a affirmé l’Administration de Biden souhait travailler avec l’Algérie sur des objectifs communs dans la région,


SYNTHESE Heeba Nawel / APS


« Notre position claire :  Nous voulons voir un processus dirigé par l’ONU qui aboutit à un accord acceptable par toutes les parties et qui mène à la paix et à la stabilité, c’est ce qu’il y a de mieux pour la région et c’est (l’approche) à laquelle nous allons consacrer notre temps, notre énergie et nos efforts », a déclaré le diplomate américain.

« Nous voulons voir le nom de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies dès que possible » et aider (l’émissaire) à se mettre au travail le plus rapidement possible avec notre soutien ainsi que celui de nos partenaires et alliés, dont l’Algérie ». a fait savoir M. Hood, en visite de travail en Algérie, où il a été reçu par les dirigeants algériens, dont le chef du gouvernement M Aymen Abderrahmane, M. Ramatane Lamamra ministre des affaires étrangères, le ministre du commerce M.Rezig et la ministre de la culture, Madame Wafa Chaal avec qui il a annoncé Un projet de coopération algéro-américain pour la restauration des mosaïques romaines du Musée national des antiquités et des arts islamiques qui remonte au cinquième siècle après J.C, en associant des conservateurs algériens pour formation.

En mars, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, avait également exhorté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à accélérer la nomination d’un envoyé personnel au Sahara occidental, soulignant le soutien des Etats-Unis au processus des négociations politiques entre les deux parties (Maroc et Front Polisario), parrainé par l’ONU.          



En juin dernier, le département d’Etat américain avait évoqué un changement d’approche de la part de l’administration Biden concernant la question sahraouie.

« Je n’ai rien à annoncer pour le moment, mais je pense que si vous regardez le Sahara occidental dans le cadre de l’approche plus large de la région adoptée par l’administration précédente dans le contexte des accords d’Abraham, c’est là que l’on constate une certaine » différence d’approche », avait alors déclaré le porte-parole du département d’Etat, Ned Price en référence à la reconnaissance par l’ancien président Trump de la prétendue souveraineté du Maroc sur ce territoire occupé.

En visite en Algérie depuis dimanche 25 juillet, le diplomate américain accompagné par une importante délégation ont passé en revue les perspectives de coopération économiques entre les deux pays et les dossiers régionaux qui touchent les intérêts commun. notamment le conflit au en Libye, le Sahara Occidental et la région du Sahel.


« Nous voulons renforcer le dialogue stratégique » avec l’Algérie


Avant ces dernières déclarations sur le Sahara où Washington plaide pour une solution au conflit sous l’égid de l’Onu, Joe Biden a dès son premier grand discours de politique étrangère, jeudi 4 février, avait annoncé un changement de cap à la Maison amorçant ainsi , un processus de rupture la politique de son prédécesseur, Donald Trump. Il a notamment annoncé la fin du soutien américain dans la guerre au Yémen et son soutien à la coalition des monarchies arabes conduite par l’Arabie Saoudite contre ce pays et la reprise des négociations sur le nucléaire iranien.


Le mois de juillet a été particulièrement marqué par plusieurs décisions de la Maison Blanche, qui incarnent un changement de cap par rapport à la politique de du prédécesseur de Joe Biden, Donald Trump. Reprise des négociations avec l’Iran, retrait des troupes américaines de l’Afghanistan et de l’Irak, compromis avec l’Allemagne et la Russie sur le gazoduc Meanstream 2. l’Administration Biden cherche plutôt à se concentrer sur sa compétition avec son principal rival la Chine. vraisemblablement cela passe par une reconfiguration des compromis avec les acteurs influents dans chaque régions où elle tien à préserver ses intérêts. Parmi les acteurs dans la région Mena, l‘Algérie occupe une place incontournable.

« Le Président Biden est très sérieux au sujet de travailler avec l’Algérie sur nos objectifs communs en ce qui concerne la Libye, par exemple, où les deux pays cherchent le départ des forces étrangères et le retour de la souveraineté au peuple libyen afin que (les libyens) puissent déterminer leur propre avenir », a déclaré Joey Hood dans un entretien accordé à l’agence de presse gouvernementale algérienne, l‘APS.

C’est aussi eu égard au  » rôle de l’Algérie au Sahel et dans d’autres régions » que Washington souhaite approfondir sa coopération avec Alger en plus de « travailler ensemble pour préserver le riche patrimoine culturel » algérien, a-t-il souligné.

Pour sa part, le département du M. Ramatane Lamamra, s’est déclaré très satisfait des résultats de cette visite.

Le ministère des Affaires Etrangères et de la Communauté nationale à l’Etranger a indiqué, dans un communiqué, que la rencontre de M. Lamamra avec le responsable américain « a été l’une occasion d’examiner les moyens de renforcer le dialogue stratégique entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique et les perspectives de la promotion de solutions politiques et pacifiques aux diverses crises minant la paix et la sécurité dans les régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ».

Par ailleurs, l’évaluation de la coopération bilatérale et l’examen des perspectives de sa consolidation et de son développement, à la faveur des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, ont fait l’objet d’une séance de travail entre M. Joey Hood et M. Rachid Chakib Kaid, Secrétaire général du ministère.

« Les perspectives de promotion de solutions politiques et pacifiques aux différentes crises minant la paix et la sécurité dans les régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont été  au centre de l’entretien du chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra avec le Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires du Proche-Orient », a-t-il indiqué dans un communiqué.

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