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Cargo iranien « attaqué » par Israël: Chronique d’une « guerre navale » non déclarée

L’incident survient alors que des informations faisaient état d’une « guerre navale » non déclarée entre Israël et l’Iran. Les medias israéliens ainsi que ceux de ses alliés des monarchies du Golfe se sont vantés mainte fois des menaces de Tel Aviv de frapper à tout moment des pétroliers iraniens dans tout le Moyen-Orient. La région renouera-t-elle avec la « guerre des pétroliers » où en de 10 ans 543 ans pétroliers et navires ont été heurtés dans les eaux du Golfe et plus de 250 supertankers ont été coulés.


Par AHMED ZAKARIA


L’agence « Tasnim », proche du gouvernement iranien, a confirmé ce soir, mardi, qu’un navire iranien avait été attaqué en mer Rouge. Le cargo « Iran Saweez » a été pris pour cible dans les eaux de la mer Rouge par des mines marines attachées à sa coque. L’agence a déclaré que « Saweez » était actif dans la région depuis plusieurs années pour soutenir les forces de « commando » iraniennes dans leurs missions d’escorte de navires commerciaux.

Par ailleurs, les medias et les sites proches des cercles de l’armée de l’occupation israélienne se sont précipités dès l’annonce de l’incident, à sous-entendre que le cargo commercial selon Téhéran, est utilisé par les gardiens de la révolution à des fins d’espionnage.

Cette énième attaque intervient alors Israël est accusé d’être à l’origine de dizaines d’autres attaques contre des navires iraniens dans la région, sous pretext qu’ils transportaient du pétrole ou des armes à la Syrie ou à Hezbollah au Liban.

Le 25 mars dernier un navire apparentant à l’homme d’affaire israélien,  Udi Angel, propriétaire de XT Management, alors qu’il naviguait en mer d’Arabie. Sans préciser la nature du missile, les sources sécuritaire israélienne ont pointé du doigt l’Iran qui a nier tout implication dans cette « affabulation » qui justifierait des actes futures.

Les eaux du Golfe,

cimetière des pétroliers



Les passages maritimes dans la région du Golfe persique , Bab el Madab et le golfe d’Oman sont connus pour être les plus dangereux dans le monde à cause de la tension permanente qui domine la région. l’attaque d’aujourd’hui n’en est qu’un épisode parmi tant d’autres.


Entre les attaques par missiles et drones kamikazes, de plus en plus précis, des Houthis, et les actes de sabotage non élucidés, contre des navires et pétroliers battant différents pavillons, les craintes quant a un déclenchement d’une confrontation plus large dans la région, ne cessent de s’emplifier trouvant ces justifications dans les sanglants épisodes ayant suivi le cauchemar de « la guerre des pétroliers » durant la guerre entre l’Iran et l’Irak.

Pendant cette guerre qui a duré entre 1981 et 1988 pas moins de 543 pétroliers et navires ont été heurtés dans les eaux du Golfe et plus de 250 supertankers ont été coulés.


En 1988, lorsqu’un navire de guerre américain s’y était fait attaquer les représailles des États-Unis ont été sans équivoques, ou presque!. Deux plateformes pétrolières ainsi qu’un avion de ligne iranien provoquant la mort de 290 victimes civiles dont 66 enfants. La version officielle à fait passer cela, pour un accident.

  • Le 31 mars 2010, un pétrolier sud-coréen a été détourné dans le golfe d’Aden par des pirates somaliens.
  • Le 02 mai 2010 attaque et détournement d’un pétrolier russe dans le golfe d’Aden
  • Le 23 décembre 2011 Un pétrolier italien a été détourné en mer d’Oman par des pirates somaliens.

Les récents actes de sabotages contre des tankers battant divers pavillons dans le Golfe cache-t-ils une « guerre navale non déclarée », mais qui prend un aspect de plus en plus frontale?

Car depuis la guerre contre le Yemen, conduite par la coalition des monarchies du petrodollar sous le commandment de l’Arabie Saoudite et les Emirats,-armées par par Israël les Etats-Unis et ses vassaux européens-, des dizaines de navires ont été pris pour cibles dans la région. Les attaques survenus en 2019 étaient parmi les plus marquants.

En effet, le 12 mai 2019, quatre navires commerciaux ont été ciblés sur le port de Fujairah aux Émirats arabes unis. L’accident n’a fait aucune victime. Auparavant Le 13 juin de la même année, deux pétroliers ont été attaqués en mer d’Oman. Entre les deux incidents vient le tour du pétrolier « Stena Line » pris d’assaut le 19 juillet 2019. Ces trois attaques continuent jusqu’à présent, à faire des vague dans les eaux troubles du détroit d’Humuz, un petit tronçon de mer de 40 km à peine, par lequel transite 30% du commerce mondial de pétrole, soit 20,7 millions de barils/jour en 2018), en provenance d’Arabie saoudite, d’Iran, des Émirats arabes unis, du Koweït et l’Irak.


L’ncident contre l’« Iran Saweez » est-il survenu en guise de représailles? les jours à venir le diront peut-être en tout cas les points de tensions dans l’océan indien dont le Golfe, ne donnent pas des signes rassurant et risque de s’étendre sur une zone plus large jusqu’à la mer de Chine en passant par le Golf du Mannar au Sri Lanka, prochaine zone de convoitise, par laquelle transite 50% du transport du containers.

La fébrilité de cette région du monde suscite une préoccupations internationale généralisée, non seulement sur les marchés pétroliers mondiaux, mais aussi sur la question de la sécurisation des voies de navigation mondiales et leurs répercussions sur le commerce international.

Les attaques répétitives qui entravent les cinq fondement moraux de la GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) criminalisant l’entrée du facteur géopolitique dans le blocage de l’énergie, auront naturellement un impact direct sur le coût de l’assurance du transport maritime

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