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Mort de l’officier britannique fondateur des casques blancs en Syrie

Maghrebfacts/Agences 

Bachar el-Assad : la mort de James Le Masurier relève d’«un travail des services secrets»

«Le principal soutien des Casques blancs James Le Mesurier […] a été éliminé tout comme Abou Bakr al-Baghdadi, car il connaissait des secrets importants» : dans un entretien accordé le 14 novembre à Sputnik et à la chaîne Rossiya 24, le président syrien Bachar el-Assad a livré sans ambages sa lecture du décès récent de James Le Mesurier.

Ancien officier de l’armée britannique, ce dernier dirigeait l’ONG Mayday Rescue, qui coordonne les dons destinés aux Casques blancs en Syrie. Il a été retrouvé mort le 13 novembre au pied de l’immeuble où il habitait à Istanbul dans des circonstances encore troubles.

La piste des services secrets

James Lusurier fondateur des casques blancs

Pour le président syrien, il y a lieu de dresser un parallèle entre la mort du principal soutien des Casques blancs et l’élimination des chefs de groupes terroristes, car tous possédaient des informations qui dérangent en haut lieu.

«Je crois qu’après la liquidation de ben Laden et d’al-Baghdadi, toutes ces personnes sont à leur tour liquidées, d’abord parce qu’elles connaissaient des secrets importants. Elles sont devenues un fardeau, leur rôle est terminé. Une fois leur rôle terminé, il est désormais nécessaire de se débarrasser d’elles. […] Nous ne croyons pas que ces gens se suicident ou meurent de causes naturelles», a déclaré le dirigeant syrien au cours de l’entretien.

« Nous ne croyons pas que ces gens se suicident ou meurent de causes naturelles »

D’après le chef d’Etat syrien, la mort de James Le Mesurier relève ni plus ni moins que d’«un travail des services secrets». «Mais quels services ? Quand on parle des services occidentaux en général, des services turcs ou de certains autres dans notre région – ce ne sont pas les services d’un Etat souverain, mais des branches du principal service de renseignement, à savoir la CIA», a avancé Bachar el-Assad. «Tous opèrent sous l’ordre d’un seul maître», a-t-il ensuite allégué.

Pour le président syrien, l’hypothèse la plus probable est qu’il s’agissait d’une action des «services de renseignements turcs […] sur ordre de services de renseignement étrangers». Une hypothèse que Moscou trouve digne d’attention, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova ayant rappelé le 14 novembre que pour le président syrien «cette situation est proche et claire comme pour personne d’autre».

Peu de temps avant, le 8 novembre, Maria Zakharova avait par ailleurs affirmé sur le compte Twitter de la diplomatie russe que James Le Mesurier avait travaillé pour le renseignement britannique : «Le cofondateur des Casques blancs, James Le Mesurier, est un ancien agent du MI6, qui a été repéré dans le monde entier, notamment dans les Balkans et au Moyen-Orient. Ses relations avec des groupes terroristes ont été rapportées lors de sa mission au Kosovo.»

De leur côté, les autorités turques privilégient l’hypothèse d’un suicide; mais ont interdit à l’épouse de James Le Mesurier de quitter le pays. Selon des médias turcs cités par l’AFP, les enquêteurs ont saisi les appareils électroniques de James Le Mesurier et de son épouse et ont également demandé ses dossiers médicaux. D’après une agence de presse turque, ce dernier avait suivi des traitements pour des troubles psychologiques.

 

Qui sont les Casque Blancs?

 

 

L’image des Casques blancs, que les médias mainstream présentent comme une équipe de volontaires qui aurait sauvé des milliers de civils sous les bombes en Syrie, n’est pas si positive aux yeux des chercheurs indépendants qui travaillent sur place. Il s’agit plutôt d’«une structure de propagande» anti-Assad qui collaborerait avec des terroristes, a déclaré à Sputnik Vanessa Beeley, journaliste indépendante.

«Celui qui passe quelques heures à Alep Est peut recueillir un grand nombre de témoignages concernant des abus perpétrés ou soutenus par les Casques blancs, y compris l’utilisation de boucliers humains. Ce groupe suit toujours Al-Qaïda* et Daech* dans le pays», a indiqué Vanessa Beeley.

 

Collaboration avec les terroristes

Mme Beeley et d’autres chercheurs indépendants ont documenté de nombreux cas de coopération étroite entre les Casques blancs et des groupes extrémistes tels que le Front Al-Nosra* et Harakat Nour al-Din al-Zenki, à Alep-Est et ailleurs.

En décembre 2016, les volontaires du Croissant-rouge arabe syrien (SARC) et les civils contactés par Mme Beeley ont dit n’avait jamais vu les Casques blancs à Alep Est.

«Le seul groupe de défense civile dont ils ont entendu parler était « La Défense civile du Front al-Nosra* ». Certains ont affirmé que ce groupe avait détroussé des morts», a précisé Vanessa Beeley.

Selon elle, les Casques blancs s’installent souvent dans les même locaux que les terroristes et leurs apportent un soutien logistique en surveillant notamment les itinéraires empruntés par les avions russes et syriens.

Pas si civils

Les liens étroits des Casques blancs avec des organisations extrémistes ne sont pas surprenants si on se souvient qu’ils opèrent uniquement dans les régions syriennes occupées par les terroristes.

Sur une vidéo filmée pendant l’attaque du Front al-Nosra* contre Idlib en mars 2015, on voit un Casque blanc battre un civil avant de rejoindre des hommes armés du Front al-Nosra. Une autre vidéo montre un Casque blanc célébrant la «victoire» avec le Front al-Nosra sur la place centrale d’Idlib.

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