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Marches du mouvement populaire: Unité nationale et détermination

Pour le 18ème vendredi consécutif, des citoyens de plusieurs régions du pays ont participé à des marches pacifiques pour revendiquer notamment « la poursuite de la lutte contre la corruption » et la « préservation de l’unité du peuple »

En ce premier jour de l’été et malgré une chaleur torride, la mobilisation des manifestants est restée intacte, les premiers groupes ayant commencé à affluer vers la Grande poste et la Place Maurice-Audin dès la matinée, avant d’être rejoints par d’autres en début d’après-midi, juste après la prière hebdomadaire du vendredi pour se diriger aussi vers la Place des martyrs.

Les manifestants ont par la suite sillonné les différentes artères de la capitale dans un climat serein, marqué par une grande solidarité dans la mesure où des bouteilles d’eau ont été remises aux marcheurs pour se désaltérer et se rafraichir. Et toujours avec comme maîtres-mots: « transition démocratique sereine », « dialogue chapeauté par des personnalités crédibles » et « récupération de l’argent du peuple ».

L’accès au parvis de la Grande-Poste, lieu symbolique du Hirak, est toujours fermé, de même que le tunnel de la Faculté et les voies menant vers le Palais du gouvernement pour parer à tout dérapage.

Aux slogans habituels réclamant le changement radical du système et le départ des trois B, en référence au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, au Premier ministre Noureddine Bedoui et au président de l’Assemblée populaire nationale, Moad Bouchareb, la lutte contre la corruption et ceux qui ont dilapidé l’argent et les richesses du pays, les manifestants ont scandé des slogans à travers lesquels ils ont crié que « les Algériens sont des frères », bannissant aussi toute forme de régionalisme ou de racisme.

Par ailleurs, il est à signaler qu’une cinquantaine de personnes ont été interpellées par les forces de sécurité puis relâchées à la fin des marches, a-t-on appris de source sécuritaire, précisant qu’il s’agit d’individus ayant brandi des emblèmes autres que le drapeau national et ceux déjà connus par les services de sécurité et qui perturbaient auparavant la quiétude des marches.

« Pas de dialogue avant le départ des 3 B

Avec la même détermination depuis le début du « Hirak », des milliers de citoyens des wilayas de l’Est sont sortis dans les rues pour renouveler leurs revendications à leur tête le « départ des figures de l’ancien système ».

Des jeunes et moins jeunes ont investi les artères principales du centre ville de Constantine, brandissant l’emblème national et scandant: « Pas de dialogue avant le départ des 3 B (Bensalah, Bedoui, Bouchareb ndlr) », alors que depuis Mila, la foule a appelé à un « dialogue national consensuel ».

Depuis Oum El Bouaghi, Skikda et El Tarf, des milliers de citoyens ont battu le pavé dans le calme pour réaffirmer leur détermination à continuer leur lutte pacifique, jusqu’à la satisfaction de leur revendication principale: « changement radical du système politique actuel ».

Sous les cris « Djazaïr Horra, démocratiya » (Algérie libre et démocratique) et « Silmiya, silmiya » (pacifique, pacifique), les manifestants depuis les villes de Batna, Khenchela et Tébessa, entonnant des chants patriotiques ont réitéré leur appel à l’unité et la préservation du pays, « Chaoui, Kabyle, M’zabi ou tergui, tous des Algériens » scandait la foule.

A Guelma, les marcheurs, étaient en force, affluant des différents quartiers de la ville et des agglomérations limitrophes ont scandé « Djeich chaab Khawa Khawa » (peuple et armée sont frères) et appelé à l’application des articles 7 et 8 de la Constitution stipulant que « le peuple est la source de tout pouvoir ».

Dans la ville d’Annaba, les manifestants qui ont investi la cours de la Révolution ont salué le « travail de la justice » et appelé à une « lutte sans relâche contre la corruption ».

A Sétif et Souk Ahras, des citoyens ont sillonné les principales artères de ces deux villes, scandant « Oui à des élections chapeautées par des compétences nationales ».

La mobilisation des citoyens ne faiblit pas à l’Ouest du pays où des centaines de personnes ont participé aux marches pour exiger notamment « le départ des trois B » et « la poursuite de la lutte contre la corruption ».

Dans la wilaya d’Oran, les citoyens sont sortis réclamer une « transition démocratique sans les résidus du système », soulignant également l’impératif de préserver « l’unité du peuple algérien ».

Les marcheurs, ont emprunté les principales artères du centre-ville jusqu’au siège de la wilaya scandant principalement « Arabes, Kabyles, Chaouis, Terguis, M’zabis, khawa, khawa ». Ils ont également insisté sur la « poursuite de la lutte contre la corruption » et la « récupération de l’argent détourné ».

Les manifestants insistent sur la consolidation de l’unité nationale

Les anciens slogans ont été également arborés par les manifestants, qui ont réaffirmé leur volonté de passer à un « véritable Etat républicain ».

A Mostaganem, des citoyens ont renouvelé leur appel à un « départ rapide des symboles restants du système », « lutte implacable contre la corruption « et « consolidation de l’unité nationale ».

Les marcheurs ont également exigé la mise en place d’un organe indépendant chargé de superviser l’organisation des prochaines élections présidentielles.

A El Bayadh, des centaines de personnes ont pris part à une marche pour réitérer leurs revendications de « poursuite des corrompus et des auteurs de détournements des deniers publics ».

A Aïn Temouchent, les centaines de marcheurs ont scandé des slogans appelant à l’unité nationale et au « rejet de tous les germes de la Fitna et de discorde entre les enfants d’un même pays ». Les mêmes revendications ont été levées à Tlemcen, Sidi Bel-Abbès, Tiaret, Relizane, Tissemsilt, Saïda.

Pour les wilayas du centre, des milliers de manifestants ont également marché pour demander un changement radical du système et le départ de tous ses symboles, réaffirmant leur attachement à une « Algérie unie et plurielle ».

Dans les wilayas de Blida, Djelfa, Chlef, Medéa, Ain Defla et Tipaza, des centaines de manifestants ont battu le pavé pour demander la poursuite de la lutte contre la corruption et exprimer leur attachement à l’unité nationale et la diversité culturel du pays en scandant « Imazighen », « Djeich Chaab Khawa Khawa »et « le sang des algérien s’est mêlé et rien ne pourra les diviser ».

Marche à M’sila

A Tizi-Ouzou, Bouira, et Béjaïa, les marches étaient marquées, par un déploiement sans précédent du drapeau de l’identité amazigh.

Le Général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), avait mis en garde contre la « tentative d’infiltration » des marches populaires par des manifestants qui brandissent des drapeaux autres que l’emblème national.

L’emblème national a été aussi fièrement déployé par les marcheurs de ces wilayas pour rappeler le patriotisme et l’engagement de la région de Kabylie qui a donné des cortèges de martyrs durant la guerre de libération nationale contre le colonialisme français. A Boumerdès les marcheurs ont scandés « un seul peuple, un seul destin, le Hirak continue ».

Dans les régions du Sud, un petit groupe de manifestants s’est regroupé à la place de la rose de sable à Ouargla, après la prière du vendredi, pour appeler au « changement politique profond ».

Drapés du drapeau national, ils ont scandé des slogans réclamant notamment le départ des figures de l’ancien système, l’édification d’un Etat civil, la poursuite de la lutte contre la corruption et la préservation de l’unité nationale.

Dans les autres wilayas du Sud et vu les fortes chaleurs enregistrées actuellement dans la région, les manifestants ont préféré la période d’après la prière de l’Asr, en fin d’après-midi, pour sortir manifester, à l’instar des populations des wilayas d’Adrar, El-Oued, Laghouat, Tindouf, Ouargla et Ghardaïa.

Maghrebfacts/APS

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