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Libye: les chasseurs non identifiés resurgissent nouveau revers pour Erdogan à Wattiya.

Par: Rachid Ghezali

Coup dur pour Erdoghan et ses troupes en Libye. Des chasseurs non identifiés ont encore sévit contre la base de Wattiya dont l’Armée d’Erdogan fer de lance  de l’OTAN dans ses guerres au Moyen orient et au Afrique du Nord, s’acharnent à en faire un point de départ pour leurs opérations dans la région.

La base d’Al-Wattiya, située dans l’ouest de la Libye, a été la cible de frappes aériennes d’une précision astronomique, à l’aube  de dimanche 26 juillet 2020. Des équipements fraîchement installés ont été entièrement détruits selon les témoins sur place cité par un officier Libyen. Aucune information n’a encore été jusqu’à présent infirmée ou confirmée par les parties impliquées dans le guêpier libyen.

Base aérienne stratégique d’Al wattia

Toutefois, Mahmoud al-Sharid, un officier de Gharyan Security, a déclaré dans des communiqués de presse que des avions de combat ont s à basse altitude, survolé la ville de Gharyan, puis se sont dirigé vers la base d’al-Wattiya. Trois  puissantes déflagrions ont été entendues du centre de la base.

Al-Sharid a déclaré que les raids avaient entraîné la destruction d’un stock d’armes et de munitions, et d’une salle d’opération à la base aérienne.

L’officier de Gharyan Security a confirmé que les défenses anti-aériennes turques n’avaient pas empêché les avions de bombarder par deux fois. Il a affirmé sur la base des informations reçues  d’une source sur place, le bombardement visait des magasins contenant des armes, des munitions et du nouveau matériel récemment arrivés de Turquie, en plus d’une salle d’opération qui  venait d’être installée, il y a deux jours.

La Turquie n’en est pas à son premiers revers dans son acharnement à équiper cette base stratégique qui permettra à ces forces, ainsi qu’aux forces de l’Otan, de mener de façon plus confortable, leurs opérations en Afrique du Nord.

Après plus de six ans de disparition, les avions non identifiés ont resurgit dans le ciel de la Libye provoquant à chaque fois, la confusion parmi les forces locales et régionales qui y mènent une guerre par procuration.

La base d’El Wattiya a subi pas moins de neuf bombardements qui ont provoqué une stupeur chez les responsables militaires et de renseignement de la Turquie, fer de lance de l’OTAN dans ses guerres au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Les spécialistes ont témoigné, à l’unanimité de la précision de ces frappes et surtout le travail renseignemental qui précède ce genre d’opérations.

Ces raids ont causé la destruction des systèmes de défense anti aérien et de brouillages sophistiqués de l’Otan et de la Turquie sans qu’aucun expert n’arrive à percer le mystère de son origine.

La stupéfaction est d’autant plus amplifiée, lorsque l’on sait que les meneurs de frappes attendent toujours que l’armée turque ait à peine fini de transporter et d’installer ces systèmes de DCA et les dispositifs de guerre électronique, pour sévir et disparaître aussitôt.

Les deux belligérants et les acteurs clés du conflit libyens

Au début de ce mois de juillet, ces raids mystérieux  ont entraîné la destruction du système de défense « MIM23 Hawk », de conception américaine, ainsi qu’un certain nombre de chasseurs « F-16 » et de drones de type « Bayrakdara » ainsi que d’autres équipements. Des rumeurs, non confirmées par Ankara, ont circulé concernant la blessure d’Yshar Guler, le chef d’état-major de l’armée turque. Une de ces frappes coïncidait également avec la visite d’inspection.

En mai dernier l’appui militaire de la Turquie, aux forces du Gouvernement d’Union Natioale [GNA] libyen, installé à Tripoli, a permis à Erdogane de s’emparer de la base aérienne stratégique d’al-Watiya, aux dépens de l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar. Ce qui mit un terme à l’offensive lancée par ce dernier pour prendre le contrôle de la capitale libyenne.

Depuis, la Turquie n’a pas caché son intention d’établir une présence militaire permanente sur cette base ainsi que dans le port de Misrata.

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