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Le documentaire « Enrico Mattei et la Révolution algérienne » projeté à Alger

Fondateur et premier Président de l’entreprise italienne des hydrocarbures, (Ente Nazionale Idrocarburi (ENI)), en 1953, Enrico Mattei, mort dans un accident d’avion suspect, le 27 octobre 1962, soit trois mois après l’indépendance de l’Algérie, était tout au long de la la Révolution algérienne contre le colonialisme français. Parmi beaucoup d’européens Enrico Mattei qui ont apporté leur aide à l’Algérie, l’apport de cet homme était atypique et il constitue un pivot par lequel se sont fondés les futures relations entre l’Algérie et l’Italie. Sa vision et son apport à l’Algérie en guerre sont restés longtemps méconnus de la grande majorité des Algériens de la génération postindépendance.
MF

Par | Rasheed Ghezali


Le long métrage documentaire « Enrico Mattei et la Révolution algérienne », dédié au parcours du militant anticolonialiste et ami de la Révolution algérienne, en hommage à son combat, défendant la cause du peuple algérien, a été projeté jeudi à Alger.

Ecrit et réalisé par Ali Fateh Ayadi, ce documentaire biographique de 53 minutes, a été présenté à la salle de cinéma El Kahyam dans le cadre de la Semaine du film documentaire (12-17 mars).

Présenté pour la première fois en 2018 à l’occasion du Festival du cinéma d’Alger (Fica), dédié au film engagé, le documentaire retrace le parcours d’Enrico Mattei, industriel et fondateur de l’industrie pétrolière italienne, qui avait initié des contrat pétroliers plus avantageux pour les pays producteurs, à la fin des années 1950.


Appuyé de témoignages, le réalisateur consacre une partie de son documentaire à la vie politique de Mattei qui a su rallier la classe politique italienne à la cause algérienne. Engagé en faveur de la cause algérienne, il a rencontré notamment des responsables du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).

Les témoignages d’anciens membres du ministère de l’Armement et des Liaison générales (MALG) dont Mohamed Khelladi et Brahim Bendriss attestent que « Mattei avait également mobilisé la classe politique italienne pour l’indépendance de l’Algérie » et aidé à « introduire plusieurs représentants du GPRA et du MALG notamment auprès de politiciens et médias de son pays ».

L’universitaire italienne Burna Bagnato, auteure de « L’Italie et la Guerre d’Algérie » (2012), relève que Matteï a contribué activement à bouleverser le monopole des compagnies pétrolières majeures.

Le film évoque aussi la mort « tragique et mystérieuse » de Mattei, dans un crash d’avion en Lombardie, dans le nord de l’Italie.  A ce jour, cet accident, survenu en octobre 1962, au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, est demeuré « suspect ».

Sorti en 2018, ce film a été produit par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc), le Centre national du cinéma et de l’audiovisuel (Cnca) et celui du développement du cinéma (Cadc).

Douze autres documentaires consacrées notamment à l’architecture, l’histoire, l’anthropologie et le patrimoine, ont été présentés au public dans le cadre de la Semaine du film documentaire qui s’est clôturé ce jeudi.

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