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Le Bamako et Nouakchott brisent l’embargo imposé par la France et ces alliés de la CEADEO | l’or blanc malien en direction l’Asie

Après les résultats convaincants sur le terrain de la guerre contre le terrorisme, en dépit les coups que subissent de temps à autre les forces maliennes, les autorités de la transition à Bamako viennent de réussir un significatif sur le terrain économique en prouvant que la logique de l’embargo non seulement atteint ses limites, mais elle révèlent également ses effets, inverses.
MF

Par | Amira.B


Défiant le diktat de l’embargo imposé par les occidentaux et les pays voisins de l’Afrique de l’Ouest membre de la CEADEO, le Mali l’un des plus grands producteur mondiaux a pu ouvrir un chemin à sa production de coton vers les marchés internationaux, grâce à la complicité de la Mauritanie.  

En effet, La Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) a procédé sans trop de bruit, les dernières semaines, au lancement des premières exportation de coton via la Mauritanie, a affirmé l’Agence malienne de presse (AMAP).

Plus de 53 camions ont pris le départ de la commune de Kati située à 15 km de Bamako en direction du Port autonome de Nouakchott pour embarquement vers les marchés internationaux.

D’après Modibo Keita, ministre du Développement rural, l’utilisation du corridor Bamako-Nouakchott pour l’évacuation de l’or blanc malien permettra de faire face aux sanctions de la CEDEAO qui empêchent le pays d’utiliser les canaux traditionnels que sont les ports de Dakar, d’Abidjan et de Lomé.

Cette première étape permettra à la CMDT à désengorger ses usines et à tenir ses engagements contractuels de livraison avec ses partenaires, plus particulièrement l’Inde, la Chine et la Thaïlande.

« C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens. Dorénavant, on ne va plus mettre tous nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations », a confié à l’AMAP, Youssouf Traoré, président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR).

Le pays, a réalisé une récolte de 810 000 tonnes de coton en 2021/2022 contre seulement 147 000 tonnes en 2020/2021. Le prix du kilogramme a été revalorisé à 280 Fcfa durant ladite année contre 200 Fcfa un an plus tôt.


Le Mali, « en tête des producteurs de l’or blanc » et n’en transforme que 2%. Mais le cotton contribue à hauteur de 15% dans le PIB du pays, en faisant donc un secteur économique vital qui représente des revenus pour 40 % de la population rurale malienne. La filière contribue également à 22 % des recettes d’exportations. Des chiffres qui font de la culture du coton un levier économique majeur, derrière celle de l’or.

Cette décision pourrait être un début pour la mise en cause du FCFA, le Mali semble avoir réussi à monter un systèmes d’échange basé sur le troc. Ces banques étant soumises un un strict embargo les transactions devront s’effectuer sans recours au FCFA, estiment-on

« C’est un échec à double sens pour la France a indiqué M. Traoré, expliquant que cette importante avancée a été opérée 24h après l’appel de Paris à l’adresse de ses ressortissants coopérants présents dans différents ministères maliens, de quitter le pays sans délais.

Ce qui demeure remarquable, c’est que l’opération accomplie avec la collaboration de Nouakchott, matérialise une fois de plus, l’échec de la politique de l’embargo, devenu l’arme quasi systématique et des plus habituelles, en cas de désaccord avec les pays occidentaux. Force est de constater que cette logique punitive, commence à montrer non seulement ses limites mais également des effets totalement contraires aux buts recherchés.

A l’instar de la Russie, le Mali, un des plus grands producteurs mondiaux de Cotton s’est jeté dans les bras de la Zone asiatique dominé par la Chine et l’Inde. Cette zone pèse plus de 25% de l’économie mondiale.

Les autorités provisoires à Bamako, ont manifestement, franchi une autre étape dans le processus de détachement de l’influence française qui domine la région depuis plus d’un siècle.

cette défiance à l’égard des ses détracteurs, présage que ce genre d’actions concernera d’autres produits, notamment les divers minerais dont le pays regorge. Plus particulièrement l’or.

Pour le moment, il semble que le pays pratique le troc pour parer à la situation d’urgence, mais le blocus imposé à l’encontre de ses banques a d’ores et déjà, inspiré les dirigeants du pays pour une proche sortie de la Zone Franc CFA, cela en battant sa propre monnaie, tout comme les russes et les Chinois qui dédollarisent pour échapper à la domination des Etats-Unis.

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