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l’Algérie entre intrigues de cours et folles rumeurs

L’ effervescence a atteint son paroxysme

Par : Said OURABAH

C’est parti d’un communiqué à la nation attribué au conseiller à la Présidence,  Mohamed Ali Boughazi, fustigeant l’immixtion anticonstitutionnelle de l’état-major de l’Armée dans la gestion des affaires publiques et mettant en danger les intérêts supérieurs de la nation.

Le ou les rédacteurs du communiqué annoncent que la Présidence, ainsi que les résidences d’Etat et les bâtiments de la télévision publique sont cernés par des éléments de la garde républicaine appuyés par d’autres forces de sécurité. Le communiqué dénonce ce coup de force qu’il assimile à un coup d’état.

Le Président de la République, selon ce dit communiqué, conformément à ses attributions et en qualité de chef suprême des Armées et ministre de la Défense, a procédé au limogeage de Gaid Salah et à sa mise sous contrôle judiciaire d’urgence et demande au peuple algérien de soutenir les institutions légales de la République et aux forces armées de ne se conformer qu’aux ordres venant des hautes instances.

Benflis appelle à la neutralisation des forces extraconstitutionnelles

Quelques heures plus tard, Mohamed Boughazi, dans une déclaration à la chaine TV Ennahar, dément avoir signé un quelconque communiqué et affirme que le communiqué qui circule sur les réseaux est faux. Ballon-sonde ou tentative de troubler des eaux devenant de plus en plus limpides. L’avenir seul nous le dira.

Benflis, ex-chef du gouvernement

L’ancien chef du Gouvernement Ali Benflis, sous Bouteflika et Président du parti Talaie Al Hourriyat,  dénonce les forces extraconstitutionnelles et doute de l’authenticité des communiqués attribués à la Présidence. Il appelle à la neutralisation du frère du Président de la République Said Bouteflika.

Benflis, accuse également le conseil constitutionnel, dirigé par un proche de Bouteflika, de s’être mis de manière claire et sans équivoque, au service de ses forces obscures.

Bouchachi soutient Gaid Salah

Maitre Bouchachi, l’un des prétendants à prendre la tête du mouvement populaire, dans une déclaration vidéo, apporte son soutien total à l’appel du chef d’état-major et Vice ministre de la Défense nationale Gaid Saleh, pour l’application des articles 7, 8 et 102 de la constitution qui prévoient la destitution de Bouteflika.

L’ancien député du FFS, fustige le gouvernement composé par Nouredine Bedoui qu’il considère comme « un nom événement » et appelle à aller à une période de transition chapeauté  soit par un président soit par une instance présidentielle et la composition d’un gouvernement fruit d’une discussion élargie.

Me Bouchachi, droits de l’homme
Le Parti des Travailleurs dit non

Le Parti des Travailleurs, dans une déclaration de son secrétariat politique, dénonce les arrestations théâtrales d’hommes d’affaires. Commentant la composition du gouvernement Bedoui, il considère que le choix des personnes sélectionnées est basé sur des critères « obscures et ubuesques ».

Le Parti de Louisa Hanoune, a tenu à réaffirmer son opposition aux propositions du Général major Gaid Salah pour l’application des articles 7, 8 et 102 de la constitution. Une position que les observateurs politiques n’ont pas compris surtout que la secrétaire générale du parti trotskyste n’a pas cessé depuis deux ans d’appeler à l’application de l’article 102 et la destitution de Bouteflika pour éviter à l’Algérie une situation de déstabilisation qui ouvrirait la porte à l’intervention étrangères et à la perte de la souveraineté nationale.

Zeroual répond à Toufik et l’état-major en conclave

Dans une déclaration, l’ancien Président Liamine Zeroual affirme avoir reçu le 30 Mars l’ancien patron de la DRS Mohamed Mediene dit Toufk porteur d’une proposition faites en accord avec Said BOUTEFLIKA pour la Présidence d’une période de transition.

Cette déclaration intervient au lendemain du communiqué du Général Toufik  qui a démenti toute implication dans le complot dénoncé par Gaid Salah.

Entre intrigues de cours et rumeurs folles, l’état-major de l’armée et les chefs des régions seraient en réunion en ce moment. C’est dire si l’opacité qui caractérise le système reste une arme redoutable et risque de désorienter tous les observateurs avertis.

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