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La Maison Blanche appelle Twitter, Facebook et Instagram à suspendre les comptes du gouvernement iranien

 

Le département d’Etat américain a exhorté Facebook, Instagram et Twitter à les leaders du gouvernement iranien de leurs services, jusqu’à ce que ces dernier rétablissent internet dans le pays, en proie à des tensions.

Pour rappelle depuis le début des manifestations  violentes, les Iraniens sont coupés du monde depuis plus d’une semaine après la coupure quasi-totale du réseau imposée par Téhéran qui accusent les pays occidentaux de manipuler les foules à travers une 5ème colonne qui interagit avec l’étranger via les réseaux sociaux.

Pas plus tard que la semaine dernière, la télévision iranienne a diffusé « les aveux d’un journaliste Abdella Zam, sur des liens présumés avec des forces occidentales qui tentent de semer le Chaos à travers des cyberctivistes qui agissent tout au long de l’axe dit de résistance qui s’étend de Beyrouth jusqu’à Téhéran en passant par Baghdad »

Abdellah Zam  réfugié depuis quelques années en France et très actif était à travers kidnappé par les gardiens de la révolution en Irak. Il a joué un rôle clé dans les manifestations en Iran de l’hiver 2018 par le biais de Radio Amd News, ce qui en a fait de lui une des principales cible des services de renseignement iraniens.

Les Iraniens sont coupés du monde, car le régime a coupé internet  

« C’est un régime profondément hypocrite. Il coupe internet, tandis que son gouvernement continue d’utiliser tous ces comptes sur les réseaux sociaux », a dénoncé l’émissaire américain pour l’Iran, Brian Hook, dans une interview à Bloomberg relayée samedi sur Twitter.

Des troubles ont éclaté le 15 novembre, quelques heures après l’annonce d’une réforme du mode de subvention de l’essence, censée bénéficier aux ménages les moins favorisés mais s’accompagnant d’une très forte hausse du prix à la pompe, dans un contexte de profonde crise économique.

Le lendemain, les Iraniens ont été coupés du monde après une restriction drastique de l’accès à internet, vue comme un moyen d’empêcher le partage des vidéos des troubles, qui ont fait cinq morts selon un bilan officiel.

« Le régime a coupé internet parce qu’il tente de cacher toutes les morts et les tragédies qu’il a infligées à des milliers de manifestants dans tout le pays », a assuré M. Hook.

Interrogés par l’AFP, Facebook et Instagram ont souhaité ne pas dans l’immédiat les responsables de Twitter pour leur part,  ont indiqué qu’ils n’ont aucun commentaire à faire sur la question.

Vendredi, les Etats-Unis ont imposé des sanctions contre le ministre iranien des Télécommunications Mohammad Javad Azari Jahromi pour « son rôle dans la vaste censure d’internet » en Iran.

Via un tweet en persan et en anglais, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait invité la veille les manifestants iraniens à transmettre aux Etats-Unis toute preuve de « répression » de la part du régime de Téhéran, assurant qu’ils « sanctionneraient ces abus ».

 

L »Iran Accuse

L’Iran a accusé, via , Javad Javednya, procureur général adjoint aux affaires de l’espace virtuel,  l’Arabie Saoudite de diriger et de financer une partie importante des troubles et des manifestations dans les villes iraniennes la semaine dernière.

« Au cours des récents troubles en Iran, trois groupes actifs appartenant à l’opposition Moudjahidine Khalq, opérant depuis l’Albanie, l’Arabie saoudite et les États », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Arabie saoudite avait financé une part importante de la campagne contre l’Iran.

Il a souligné que l’espace virtuel est aujourd’hui la « première ligne de défense du pays », indiquant que « l’ennemi organisait ses rangs pour faire la guerre à l’Iran via Internet, et que si l’Iran coupait le service Internet, l’ennemi serait un coup dur et si l’espace anti-virtuel continuait à se dérouler. »

 

 

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