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La Grande Mosquée d’Alger |  un phare de la « diplomatie religieuse » et culturelle de l’Algérie

ALGER – Le recteur de Djamaa El Djazaïr, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, a affirmé, lundi à Alger, que « le projet de Djamâa El Djazaïr oeuvre à incarner la diplomatie religieuse et culturelle de l’Algérie avec ses nobles objectifs ».

Mf

Cette déclaration est intervenue lors de la clôture du Forum de la pensée culturelle islamique, organisé au Centre culturel de Djamâa El Djazaïr, en présence de la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji.

A ce propos, Cheikh Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini a rappelé que « le décret régissant le rectorat de Djamâa El Djazaïr prévoit et évoque cette diplomatie religieuse et culturelle qui a pour objectif le renforcement des liens de fraternité et de coopération entre les pays voisins et africains notamment, en concrétisation des engagements du président, Abdelmadjid Tebboune« .

Le renforcement des liens de fraternité et de coopération tend également « à réaliser les intérêts de ces peuples et à contribuer à la promotion de leur vie et de leur situation matérielle et morale », a-t-il expliqué.

La mosquée, à travers ses structures à l’image du Centre culturel, du centre de recherche en sciences religieuses et du dialogue des civilisations, l’Ecole supérieure des sciences islamiques « Dar El Quran » et la bibliothèque, « s’attèle à concrétiser ces objectifs », a-t-il relevé.

Pour sa part, Mme Mouloudji a souligné « les efforts colossaux consentis par le président de la République pour réaliser le développement en Afrique et contribuer à la stabilité de ses pays et à la lutte contre la violence et le terrorisme, d’où l’intérêt majeur porté à la composante religieuse et culturelle des Africains, notamment le soufisme« .

Et de poursuivre qu’il s’agit également de s’intéresser de près aux doctrines Kadiria, Tidjania, Senoucia et Rahmania, saluant la clairvoyance et la perspicacité de la diplomate algérienne sur les plans politique, religieux et culturel.

« On pourrait considérer le patrimoine malékite, achâarite et soufi comme une voie commune avec les Africains, à travers les routes commerciales historiques et la chefferie traditionnelle, représentée notamment par les grands chouyoukh soufis d’Algérie, aussi bien les fondateurs que leurs disciples ou leurs descendants », a-t-elle soutenu, soulignant que le dénominateur commun spirituel et symbolique constitue un élément essentiel dans le développement de la coopération.

La chefferie soufie algérienne, a poursuivi Mme Mouloudji, est à même de s’ériger en force dans la résolution des conflits, le traitement des crises économiques, des risques environnementaux, de la migration, de l’extrémisme, du terrorisme et de la pauvreté, appelant à investir dans de nouvelles méthodes diplomatiques, en recourant à la chefferie religieuse algérienne.

Lors de cette conférence de clôture, une convention-cadre de coopération a été signée entre le ministère et le rectorat de Djamaâ El Djazaïr, par la ministre de la Culture et des Arts et le recteur de Djamaâ El Djazaïr, qui a pour but d’assurer un accompagnement par les établissements du secteur de la Culture au profit de cet édifice culturel et religieux, dans plusieurs domaines liés à la pensée, au livre, au patrimoine culturel et à l’activité littéraire.

Organisée sous le thème « Les valeurs diplomatiques culturelles et religieuses« , cette conférence a été réhaussée par la participation de plusieurs chercheurs universitaires, à l’instar du directeur de l’Université d’Alger II Rahmani Saïd, qui a présenté une communication intitulée « Les valeurs religieuses et leur rôle dans la communication socioculturelle entre les peuples ».

Pour l’intervenant, « la connaissance mutuelle entre les peuples, les cultures et les religions est la seule voie à même d’éliminer les obstacles qui se dressent face à un système de valeurs commun, d’autant plus que l’Homme vit aujourd’hui une crise de valeurs et d’éthique, dans le contexte des progrès technologiques effrénés ».

De son côté, Boulaghras Abdelouahab, du Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC), a indiqué dans sa communication intitulée « Valeurs humaines dans le discours soufi, retour à l’expérience algérienne », que le discours soufi algérien « prône les valeurs humaines ». Il a évoqué le rôle de l’Emir Abdelkader dans la diffusion des valeurs humaines dans le monde, ainsi que le rôle des confréries soufies dans la diffusion de l’Islam en Afrique.

Le secrétaire général de la Ligue des Oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (LOPIS), Lekhemissi Bezzaz qui a présidé cette conférence, a mis en avant dans une allocution sur « La diplomatie religieuse », « l’importance de la dimension religieuse dans le rapprochement entre les peuples et les Etats » et aussi « dans la résolution des conflits internationaux ».

Et de relever que l’Algérie « dispose de composantes spirituelles et de legs historique et scientifique qui l’habilitent à jouer un rôle de premier plan, notamment dans l’espace africain ».

La 3e édition du Forum de la pensée culturelle islamique s’est ouverte le 12 mars, à l’occasion du mois de Ramadhan, et ce sous l’égide de Mme Mouloudji, et en coordination avec Djamaâ El Djazair.

Des questions culturelles et intellectuelles de dimension spirituelle ont été évoquées à ce Forum, en se focalisant sur « les valeurs civilisationnelles et les enjeux d’avenir ».

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