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Vingt sept sénateurs exhortent Biden à annuler la décision malavisée du Sahara occidental

WASHINGTON – Le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.) Et Patrick Leahy (D-Vt.) Ont conduit 25 de leurs collègues du Sénat aujourd’hui à envoyer une lettre exhortant le président Biden à revenir sur la décision erronée précédente de reconnaître officiellement l’illégitime du Royaume du Maroc revendications de souveraineté sur le Sahara occidental et réengagent les États-Unis à poursuivre un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui du Sahara occidental.

Les sénateurs ont écrit: «La décision brusque de l’administration précédente, le 11 décembre 2020, de reconnaître officiellement les revendications illégitimes de souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental était à courte vue, a sapé des décennies de politique américaine cohérente et a aliéné un nombre important de Nations africaines. Nous vous exhortons respectueusement à revenir sur cette décision malavisée et à réengager les États-Unis à poursuivre un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui du Sahara occidental.

Ils ont poursuivi: «Les États-Unis doivent au peuple sahraoui d’honorer notre engagement, d’aider à faire en sorte que les Marocains soient à la hauteur du leur et de mener à bien ce référendum. Le peuple sahraoui mérite le droit de choisir librement son propre destin. Nous espérons pouvoir compter sur vous pour être un partenaire dans cet effort. »


Les sénateurs se sont joints à l’envoi de cette lettre


Le sénateur John Boozman (R-Ark.), Angus King, Jr. (I-Maine), Mike Rounds (RS.D.), Joe Manchin III (DW.Va.), John Hoeven (RN.D.), Deb Fischer (R-Neb.), Richard Shelby (R-Ala.), Sheldon Whitehouse (DR.I.), Maria Cantwell (D-Wash.), Susan M. Collins (R -Maine), Rob Portman (R-Ohio), Kevin Cramer (RN.D.), Shelley Moore Capito (RW.Va.), Cory Booker (DN.J.), Lisa Murkowski (R-Alaska), Jack Reed (DR.I.), Kyrsten Sinema (D-Ariz.), Roger Wicker (R-Miss.), Mazie K. Hirono (D-Hawaï), Cindy Hyde-Smith (R-Miss.), Jeanne Shaheen (DN .H.), Chris Van Hollen (D-Md.), Mark Kelly (D-Ariz.), Ben Ray Lujan (DN.M.) et Dick Durbin (D-Ill.).


Le texte intégral de cette lettre peut être consulté ici et ci-dessous.


Cher président Biden:

La décision brusque de l’administration précédente, le 11 décembre 2020, de reconnaître officiellement les revendications illégitimes de souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara occidental était à courte vue, a sapé des décennies de politique américaine cohérente et aliéné un nombre important de nations africaines. Nous vous exhortons respectueusement à revenir sur cette décision malavisée et à réengager les États-Unis à poursuivre un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui du Sahara occidental.

Le sort du peuple sahraoui est dans l’incertitude depuis que les Nations Unies ont adopté pour la première fois une résolution appelant à un référendum sur l’autodétermination en 1966. Pendant plus de cinq décennies après l’action des Nations Unies, l’objectif simple et fondamental du peuple sahraoui pour décider librement, pour eux-mêmes, leur sort a été bloqué et soumis à une promesse non tenue après une promesse non tenue.

La question des revendications de souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental n’est pas nouvelle. La Cour internationale de Justice a rejeté ces allégations en 1975, déclarant clairement que les documents et informations fournis par le Maroc «n’établissaient aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental et le Royaume du Maroc». Malgré l’arrêt sans ambiguïté de la Cour, le Maroc a maintenu sa revendication illégale du Sahara occidental et, après la décolonisation, a tenté d’annexer le territoire par la force. Le peuple du Sahara occidental, agissant à travers le Polisario, a défendu ses droits et sa terre.

Après plus d’une décennie de violence, les Nations Unies sont finalement intervenues en 1991 et les deux parties ont convenu d’un cessez-le-feu et d’une voie à suivre. Dans le cadre du soi-disant «plan de règlement», le Maroc et le Sahara occidental ont convenu de tenir un référendum et ont créé la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental – une mission qui a été prolongée à plusieurs reprises et qui se poursuit encore à ce jour.

Les efforts diplomatiques ultérieurs, y compris ceux dirigés par l’ancien secrétaire d’État James Baker, ont mené à plusieurs projets avec le Maroc et le Sahara occidental, y compris, notamment, le soi-disant «Accord de Houston», qui a réengagé le Maroc et le Sahara occidental en 1997, à un référendum sur autodétermination. 

Le Maroc, reconnaissant qu’il perdrait probablement un vote, a effectivement renoncé aux négociations l’année suivante en déclarant qu’il n’accepterait jamais un référendum qui inclurait l’indépendance comme résultat potentiel, malgré des années de promesses autrement. Malheureusement, la réticence du Maroc à négocier de bonne foi a été un thème récurrent au fil des ans. La décision de l’administration précédente de reconnaître leurs revendications n’a servi qu’à récompenser des décennies de mauvais comportement de la part du gouvernement marocain. 

La situation au Sahara occidental a été qualifiée de «conflit gelé» – où aucune résolution n’existe, mais il n’y a pas de conflit actif perçu. Cela permet au reste du monde d’oublier facilement le sort du peuple sahraoui. Appeler cela un «conflit gelé» le fait paraître inoffensif, alors que la réalité est que c’est tout sauf cela.

Des dizaines et des dizaines de milliers de Sahraouis vivent dans des camps de réfugiés, principalement à Tindoof, en Algérie. Ils ont été forcés de quitter leurs maisons en attendant une résolution. Permettre à ce processus de s’arrêter année après année leur a coûté une génération de liberté. Certains d’entre nous ont visité ces camps à plusieurs reprises – pas plus tard qu’en 2019 – où nous avons clairement vu leur persévérance et leur espoir.

Les États-Unis doivent au peuple sahraoui d’honorer notre engagement, de faire en sorte que les Marocains soient à la hauteur du leur et de mener à bien ce référendum. Le peuple sahraoui mérite le droit de choisir librement son propre destin. Nous espérons pouvoir compter sur vous pour être un partenaire dans cet effort.

Sincèrement,

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