- Publicité -spot_img

Toute l'Actualité  Nord-Africaine

Impressionnantes marches à travers toute l’Algérie

La mobilisation se poursuit contre le pouvoir en place

 

De notre correspondante à Alger/ Sahra Achour

Impressionnantes et imposantes marches en ce cinquième vendredi à travers toute l’Algérie. Ni la pluie, ni le froid ni encore la neige dans de nombreuses wilayas de l’Est n’ont eu raison de cette mobilisation citoyenne pacifique. Bien au contraire, ce climat peu clément semble redonner de la vigueur aux marcheurs dans leur détermination à faire venir à bout du pouvoir en place et construire la deuxième une Algérie nouvelle, tant rêvée par les Algériens.

 

les manifestants exigent maintenant des comptes

Comme à chaque fois,  à 10H30 du matin, des jeunes et moins jeunes, des vieux, des femmes et même des enfants ont afflué de partout vers le centre de la capitale, à la grande poste, à la place Audin, ou à la place du 1er Mai, lieux habituels des rassemblements avant que la marche ne s’ébranle après la prière du vendredi. Drapés de l’emblème national, ou brandissant les drapeaux algériens, et  sous une pluie fine parfois et torrentielles à certains moments, les manifestants n’ont guère décolérés et ont continué à scander les mêmes slogans hostiles au système réclamant son départ au plus vite.

les intempéries n’ont pas dissuadé la foule!

«Dégagez», « Terehlou yaani Terahlou » (vous partirez c’est que vous partirez), « On ne veut pas d’un cinquième mandat ». Et surtout le slogan fétiche : «Djibou le BRI et SAAIKA, pas de cinquième mandat », «Malgré la pluie et la neige rien ne nous découragera», « Manay3ache koul Djemaa rani Hna » (Je ne me lasserais jamais, chaque vendredi je serais là), ou encore « Novembre, youwahidouna, Benmhidi, Benbadiss, la roussia la baris » (Novembre nous réunit, Ben Mhidi, Ibn Badis, ni la Russie ni Paris), « Ni Washington ni Paris nahnou nouaayinou Erraiis »  (Ni Washington ni Paris, c’est nous qui désignerons le Président), sont autant de slogans brandis lors de cette nouvelle marche

D’autres pancartes comme « FLN dégage », et des photos de personnalités politiques honnies des Algériens sont également de la partie à l’exemple d’Amara Benyounes, Amar Ghoul et Ramtane Lamamra. Sur la photo de ce dernier ou une croix rouge est apposée sur le visage, nous pouvons lire : «Anta Toumathil nafssaka, la tatahadeth bism 40 melioune djazairi» (Tu représentes ta personne, ne parle pas au nom de 40 millions d’Algériens). (Les chansons « Mawtini » (mon pays) ou encore « la liberté » qui donnent la chair de poule ont été entonnées en chœur, sous les youyous stridents des femmes déchirant le ciel de la capitale, en cette énième journée de solidarité. Véritables marées humaines à Alger, comme partout ailleurs en Algérie, à Blida, à Sétif, à Khenchla, à Oran, à Tlemcen, à Constantine, à Bejaia, Jijel, Mostaganem, Oum El Bouagui, Djelfa, Ouargla, Ghardaïa, et à travers tout le pays les mêmes scènes, la même communion et surtout le même objectif : le départ du système.

le drapeau tricolore était partout!

Détail relevé par nombre d’observateurs, en ce vendredi, il y’ avait beaucoup plus de monde que les fois précédentes surtout à Alger où se sont retrouvés bon nombre de citoyens venus des autres wilayas du pays.

Une fois de plus, les Algériens ont montré au monde entier leur civisme à travers ces marches pacifiques. Pour beaucoup c’en est là une belle leçon de respect de la démocratie et des droits de l’homme. De luttes pacifiques, massives et déterminées réclamant d’une seule voix le changement radical d’un système de gouvernement en déphasage totale avec l’esprit du temps et qui dure depuis 1962

S.A

- Publicité -spot_img

Articles Populaires

- Publicité -spot_img