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Facebook, fait la chasse aux faux comptes à contenus politiques

Par : Heeba Nawel


« Si vous les payez, Facebook diffusera toutes les publicités +politiques+ que vous voulez, même si elles contiennent des mensonges », a déclaré le comédien et humoriste Sacha Baron, connu pour son goût prononcé pour la provocation. « Partant de cette logique tordue, si Facebook avait existé dans les années 1930, il aurait laissé Hitler poster des pubs de 30 secondes sur sa +solution+ au +problème juif+ », a lancé l’acteur britannique, qui a incarné des personnages comme Ali G, Borat ou Brüno.

Pourtant, une recherche rapide corroborerait aisément les dire du célèbre humoriste britannique.  Elle montre en  effet, que malgré les efforts de modération du réseau social aux 2,45 milliards d’utilisateurs actifs mensuels, de nombreux contenus correspondant à cette définition, parfois très anciens, figurent sur le réseau social.

Lors de la présentation des (excellents) résultats financiers de l’entreprise, Mark Zuckerberg avait dit vouloir « calmer le jeu » et « décourager les conversations clivantes ».

Selon le patron du réseau social, la plateforme diminuera d’abords, la distribution de ces contenus sur les fils d’un faible pourcentage d’utilisateurs au Canada, au Brésil et en Indonésie cette semaine, puis aux Etats-Unis dans les semaines à venir. La question qui s’impose actuellement est de savoir si cette mesure touchera les autres régions du monde plus particulièrement les régions du Moyen-Orient et le Caucase ciblées par des milliers de faux comptes diffusent à outrance des contenus politiques qui alimentent les tensions sociales destructrices.

« Pendant les tests initiaux, nous explorerons différentes façons de classer les contenus politiques sur les fils des utilisateurs, à partir de différents signaux, et nous déciderons ensuite quelles approches nous utiliserons à l’avenir« , a détaillé dans un communiqué Aastha Gupta, la directrice produit du groupe californien.

La plateforme avait  multiplié, depuis quelques temps, les mesures pour mieux dulcifier les échanges et juguler la désinformation. Plus d’un million de groupes jugés nocifs, sans parvenir à des résultats probants. Ainsi, tout porte à croire que les dirigeants de Facebook continuent à adapter cette stratégie au fil du temps.

Réseaux sociaux fakes news et Trumpries politiques


Dans toute son histoire, jamais les USA, n’ont connu de pareilles présidentielles.

L’expérience des élections présidentielles au États-Unis marquée par une guerre sans merci aux fake newset qui s’est achevée par l’occupation du Capitole, en était la pricipale raison qui a justifié la décision de Facebook. Ce ce dernier a d’annoncé mercredi 10 février, « le lancement de tests pour réduire la visibilité des contenus politiques, après une année 2020 marquée par de sérieuses tensions avec les élus et la société civile autour de la campagne présidentielle américaine, la pandémie et la vague de manifestations contre le racisme».

En effet, Depuis l’élection de Donald Trump et le Brexit en 2016, le géant des réseaux sociaux vit au rythme des controverses et scandales politiques. De larges pans de la société civile lui reprochent de servir de base à des personnes et organisations qui incitentà la violence. Au Moyen-Orient, et en Afrique, les réseaux sociaux demeurent une véritable arme pour alimenter les guerres civiles. 

Facebook est dans les pas de Twitter et la plateforme chinoise TIK-TOK. Cette dernière a affirmé le 3 février, avoir a noué des partenariats avec des entreprises de vérification de faits, afin de signaler les contenus faux ou sans fondement. Le but revendiqué : «limiter la diffusion d’informations potentiellement trompeuses».

TikTok affirme avoir testé cette approche et avoir constaté une chute de 24% du taux de vidéos partagées par certaines personnes. Le taux de «likes» («j’aime») sur les vidéos à contenu sans fondement a chuté de 7%. Les réseaux sociaux durcissent depuis quelques semaines leur politique et leur traitement de certaines informations. Au lendemain des violences survenues au Capitole à Washington, le 7 janvier, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg a annoncé que les comptes Facebook et Instagram de l’ancien président américain Donald Trump avaient été bloqués avant que les réseaux ne les suspendent définitivement.

l’Algérie et le Sahel cibles d’une cyber-guerre structurée


Au mois de décembre dernier, Facebook affirme avoir  mis à nu et supprimé, en fin de l’année 2020, des centaines de faux comptes ciblant l’Afrique du Nord et le Sahel en particulier par des compagnes de désinformation, visant à tromper et à influencer les internautes. Ces faux comptes étaient basés essentiellement en France et en Russie, selon Facebook, affirment les responsables de la plate-forme.

Pour sa part le porte parole du gouvernement Algérien  déclaré que  le pays « est la cible d’une cyber-guerre structurée qui se prolonge entre des parties étrangères qui ont parié sur l’échec du processus démocratique porté par le Hirak populaire. M. belhimer a, lors d’une journée parlementaire organisée au Cercle national de l’Armée à Alger, mis en garde contre « l’accentuation de la cybercriminalité à chaque étape « cruciale » dans le processus de l’Algérie nouvelle, à travers la manipulation, le lavage de cerveaux et l’incitation des jeunes à la violence et à la division des Algériens ».

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