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Des marées humaines partout en Algérie

« Non à une transition par le système et pour le système »

La mobilisation ne faiblit pas au septième vendredi de suite en Algérie. A Alger des marées humaines ont pris d’assaut les rues de la capitale et, en particulier,  la place Maurice Audin, où énorme banderole a été déployée avec le slogan : « Le peuple veut une République civile avec les principes de novembre ».

Comme toutes les autres fois passées, les manifestants portent des images, des figures de la guerre d’Indépendance, ainsi que des tee-shirts avec les portraits des martyrs de la Révolution de novembre 1954. Le message est sans ambigüité : les Algériens veulent parachever  ce qui a été entamé par la guerre de libération nationale, à savoir une indépendance entière vis-à-vis du néo-colonialisme, de l’impérialisme et de ses outils.

L’Armée une ligne rouge

La démission du président Bouteflika, validé par le Conseil constitutionnel, n’a pas entamé la détermination du peuple algérien qui réclame le départ de toutes les figures du système prébendier et de ses cliques oligarchiques. C’est du moins ce qu’indique un slogan réclamant le départ des « 3B », en  référence à trois hommes : Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui. Ou encore plus radica« On a dit tout le monde, c’est tout le monde ». En somme, les Algériens refusent que la transition soit dirigée par les hommes qui étaient au service  du régime de Bouteflika.

Dans le reste du pays, les manifestations sont toujours aussi massives que les vendredis passés. Toujours de façon festive, dans la joie et la fraternité. Les manifestants n’ont pas oublié de répondre aux velleités d’ingérence dans les affaires du pays, en leur rappelant que l’Algérie et ses enfants n’accepteront aucune tentative du genre.

Contre toute ingérence

Après cette nouvelle démonstration de force, la balle est maintenant dans les « pieds » de l’armée à qui il appartient de donner un coup dans la fourmilière et redonner la parole au peuple comme il le réclame depuis des semaines. En manifestant une fois de plus leur confiance dans l’institution militaires, les manifestants pour leur majorité semblent apporter leur caution à l’armée pour mener à bien cette tâche exaltante.

A signaler, l’on a appris que le général Tartag Atman, le patron des services secrets algériens (DSS) a quitté ses fonctions, pour raisons de santé selon toute vraisemblance.

Mourad Bentahar

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