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Bolivie: Evo morales en route pour l’exil, les concessionnaires du fascisme ont eu de lui

PaR Ahmed Zakaria

Un coup d’Etat à caractère fasciste. C’est ainsi qu’ont été décrits les événements qui ont secoué la Bolivie et qui ont poussé le Président Evo Morales à s’exiler au pays voisin le Mexique. Les révolutions de la doctrine Monroe reposent toujours sur les mêmes ingrédients embargo, révoltes, 5ème colonnes, et l’extrême droite racistes. Elles continuent de ravager les pays de l’Amérique Latine, sans que les différentes gauches qui tentent de résister, ne tirent les conclusions du passé.

La doctrine Monroe, une stratégie de déstabilisation et d’usure

Une longue et interminable guerre d’usure à travers des vagues de déstabilisation. Si on fait tomber Morales un président autochtone, de gauche et anti-impérialiste, c’est en fait, mettre à terre, un des alliés de ce que John Bolton appelait la «troïka de la tyrannie » ; Le Venezuela, Cuba et le Nicaragua.

La chute de morales intervient juste au moment où une lueur d’espoir se profilait à l’horizon avec la victoire des péronistes en Argentine et la libération de Lula au brésil. Tout porte à croire que le tour sera maintenant, au Venezuela ou au Nicaragua.

Ce coup d’État n’est pas totalement inopiné. Il est l’énième coup d’État ou tentative de putsch en Amérique latine depuis le début de ce siècle : Venezuela en 2002, Haïti en 2004, la Bolivie en 2008, le Honduras en 2009, l’Equateur en 2012, à nouveau le Venezuela depuis 2013, le Brésil en 2016 et le Nicaragua en 2018.

Jusqu’au moment où l’armée le lâche, Evo Morales n’avait comme seuls adversaires sérieux, qu’une classe devenue « moyenne » grâce à son programme, puis repêchée par l’extrême droite, et les réseaux sociaux.

Le 1er réservoir du lithium, ce pétrole du futur, ne peut pas passer entre les mains des grandes puissances  sans que l’on fasse quelque chose.

 

Sous l’administration d’Evo Morales les salaires réels ont augmenté de 60 % et la pauvreté extrême a été réduite de 60 % également. Cette gouvernance sociale n’a été possible qu’en nationalisant un certain nombre de secteurs clés de l’économie. Pour l’élite c’était impardonnable. A cet égard il n’est pas inintéressant de rappeler le plan d’Evo Morales pour le lithium : non seulement l’extraire mais aussi le transformer en batteries. Le lithium est une matière première très importante pour la nouvelle économie et il sert dans la production de véhicules électriques, d’avions, de batteries, de téléphones mobiles ainsi que de médicaments. La Bolivie possède les plus grandes réserves mondiales de lithium. Les élites mondiales n’acceptent pas que cette matière première stratégique soit aux mains de la gauche.

[blockquote align= »left » author= »Evo Morales, Président de la Bolivie »]C’est Parce que je suis autochtone, de gauche et anti impérialiste qu’on veut me descendre [/blockquote]

Parce que les protagonistes de ce coup d’Etat, notamment le chef de l’opposition en particulier, Louis Fernando Camatcho, de comité civique de Santa Cruz, appartient à l’extrême droite raciste de cette ville.

L’autre élément et les perturbations via les réseaux sociaux et les cris à la fraude ont commencé dès l’annonce de la date des élections. Or même après le premier tour où la flamme de la contestation a pu finalement prendre dans les rues, le rapport de l’IOA ne contestait que les résultats du premier tour et non pas la victoire du président Morales.

L’aliénation européenne

Ce rapport émanant d’une organisation pourtant totalement sous contrôle des officines du Pentagone, explique en réalité,  qu’il devrait y avoir un deuxième tour.

C’est sans nul doute cela qui a poussé les grandes l’Alliance fascite et néolibérale de passer à la vitesse supérieur en concluant des compromis avec le chef de l’armée qui a donné le coup de grâce au président élu. Alors que le dépouillement des résultats du 1er tour n’était même pas encore terminé, l’Union européenne  appelait déjà à passer au second tour. Cela n’étonne pas les observateurs. Une majeure partie de ces derniers se sont accordés à critiquer cette aliénation aveugle du vieux continent à la politique de Pentagone, sans tirer les leçons de la guerre en Syrie où ils sont les grands perdants.

L’Exile

sputnik

Tenant des deux mains un drapeau mexicain, Evo Morales a été immortalisé dans un avion à destination du Mexique, pays où il a obtenu l’asile. L’ex-Président bolivien a cependant promis de revenir «bientôt avec plus de force et d’énergie».

L’ex-Président bolivien Evo Morales se trouvait à bord d’un avion militaire mexicain dans la nuit du 11 au 12 novembre à destination du Mexique, pays qui lui a accordé l’asile politique.

«Evo Morales est déjà dans l’avion du gouvernement mexicain chargé d’assurer son transfert en toute sécurité vers notre pays», a ensuite confirmé le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.

Ce dernier a également publié sur Twitter une photo sur laquelle M.Morales, dans l’avion, tient un drapeau mexicain.

​«Frères et sœurs, je pars pour le Mexique», a twitté M.Morales lundi 11 novembre, à environ 21h30 heure locale (01h30 mardi). «Ça me fait mal d’abandonner le pays pour des raisons politiques, mais je serai toujours attentif. Je reviendrai bientôt avec plus de force et d’énergie».

​Comme l’a annoncé plus tard une source officielle paraguayenne, l’avion transportant l’ex-Président bolivien a fait escale mardi 12 novembre à l’aéroport d’Asuncion, avant de reprendre sa route vers Mexico. Le Gulfstream G-550 des forces aériennes mexicaines a atterri dans la capitale paraguayenne pour reprendre du combustible et préparer sa feuille de route pour la suite du voyage, a précisé le ministre de l’Intérieur paraguayen, Euclides Acevedo.

Départ de Morales

Les protestations en Bolivie ont débuté le 20 octobre et ce, après la publication des résultats de la présidentielle. Selon les données du Tribunal électoral suprême, c’est M.Morales qui a remporté le scrutin dès le premier tour. Toutefois, son principal rival Carlos Mesa a refusé d’en reconnaître les résultats.

Après que l’OEA a publié un rapport constatant que des fraudes avaient été commises lors de la dernière présidentielle en Bolivie, le Président de ce pays latino-américain a annoncé la convocation des électeurs pour un nouveau scrutin.

Mais après que l’armée et la police ont sommé Morales de quitter le pouvoir, lui et son vice-Président, Alvaro Garcia Linera, ont annoncé le 10 novembre leur démission.

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